Les Jeunes MR plaident pour des droits d’enregistrement à l’achat d’une habitation de 3%.

Lorsque vous achetez une maison ou un terrain, vous payez un droit d’enregistrement de 12,5 % pour les immeubles situés en Région wallonne.

Toujours en Région wallonne, Il est possible de bénéficier de droits d’enregistrement de 6% dans le cas de l’achat d’une habitation « modeste », dont le revenu cadastral n’excède pas 745 euros et pour un premier achat.

Les droits d’enregistrement en Région wallonne passent à 5%, si l’acquéreur contracte un prêt hypothécaire social.

En Région bruxelloise, acquérir un logement nécessite de payer 12,5% de droits d’enregistrement. Dans certains cas, l’acquéreur peut bénéficier d’une diminution de sa base imposable (un abattement de 175 000€).

Le taux est de 3% en Région flamande en cas d’achat d’une habitation unique servant de logement familial.

Les jeunes acquéreurs bruxellois auront plus d’intérêt à habiter en Flandre, surtout s’ils prévoyaient d’habiter dans les communes plus éloignées du centre de Bruxelles, et déserteraient la capitale.

Nous sommes pour une conformité en Belgique au niveau de l’acquisition d’un premier logement et nous voulons aider les jeunes à acquérir un logement à un prix plus abordable.

Les Jeunes MR proposent :

Des droits d’enregistrement à l’achat d’une habitation en Région wallonne et Région bruxelloise de 3% pour une habitation servant de logement familial.

Les Jeunes MR proposent la dépénalisation de l’avortement.

La Belgique a, par le passé, dépénalisé partiellement l’avortement via la loi du 3 avril 1990. Cette loi a vu le jour grâce à une alliance des libéraux et des socialistes, contre les conservateurs catholiques. Cette loi est ainsi teintée d’une profonde valeur libérale.

Légalement, l’avortement n’est cependant pas entièrement dépénalisé. En d’autres termes, la loi n’autorise pas l’avortement, mais suspend les poursuites judiciaires dans les cas où l’avortement a lieu selon les conditions prescrites par ladite loi. Elle autorise également au personnel médical et infirmier le droit de refuser de pratiquer un avortement.

L’avortement est toléré jusqu’à 12 semaines de grossesse (sauf exception).

Un délai de six jours de réflexion doit être respecté entre la première consultation prévue et la date où est pratiquée l’IVG.

Jusqu’à la loi du 15 octobre 2018, en Belgique, l’IVG était toujours considérée comme un délit repris dans le Code pénal parmi « les crimes et délits contre l’ordre des familles et contre la moralité publique », au même titre, par exemple, que le viol et la bigamie.

En Europe, plusieurs pays interdisent encore l’IVG et ne sont pas prêts d’infléchir leur législation. Par ailleurs, certains pays, comme l’Espagne, la Hongrie, ou encore la Pologne, ont déjà tenté de faire un bond en arrière et de durcir leur législation.

Aux Pays-Bas, l’IVG est complètement dépénalisée depuis 1981 et la législation assure le droit à l’avortement aux femmes enceintes de moins de 24 semaines. L’ONU, l’OMS et le Conseil de l’Europe ont reconnu l’IVG comme un “droit des femmes à disposer de leur corps» ainsi que comme une question de santé publique.

Les Jeunes MR défendent des valeurs de liberté et le droit des femmes à disposer de leur corps comme elles le souhaitent, ainsi qu’en témoignent les différentes sorties (carton bleu, carte blanche dans le vif, etc.)

En 2018, le MR a été signataire de la loi de dépénalisation totale de l’IVG et de l’extension du délai à 14 semaines à l’inverse de la NV-A, du CD&V, du Vlaams- Belang et du cdH.

En 2020, le MR, bien que laissant libre choix à ses élus sur les questions éthiques, s’est montré favorable à une extension jusqu’à 18 semaines.

L’âge moyen d’une IVG est de 28 ans, un âge mature et loin des clichés, durant lequel la femme aspire, peut-être, à se développer au niveau de ses études, de son travail ou socialement .

Faire un enfant ne doit pas être une fin en soi pour les femmes dans nos sociétés libérales et démocratiques . La décision de faire un enfant leur incombe à elles seules et ne doit pas être le fruit d’une décision prise par quelqu’un d’autre et à leur place.

Depuis 2012, une moyenne de 18.000 IVG est réalisée par an en Belgique . Depuis 2012, une moyenne de 500 femmes se rend chaque année, aux Pays-Bas, pour pratiquer une IVG.

Les Jeunes MR proposent :

  1. Une dépénalisation complète de l’IVG.
  2. Un allongement du délai à, au moins, 18 semaines comme en Suède .
  3. Une réduction du délai de réflexion de 6 jours à 3 jours.
  4. Une abolition du droit du corps médical de refuser un avortement pour toutes autres raisons que celles liées à la santé de la femme enceinte.
  5. Un accompagnement systématique de 2 heures minimum après l’intervention, si la personne le souhaite.

Les Jeunes MR plaident pour une meilleure prise en considération lors du dépôt de plaintes des partenaires battus

En Belgique, ce sont des dizaines de femmes qui meurent sous les coups de leur conjoint. Une situation alarmante puisque la plupart d’entre elles ont déjà porté plainte. C’est le cas d’une dame à Gesves, décédée le 10 février 2022.

Elle avait déjà porté plainte pour violences conjugales, le suspect avait obtenu la suspension probatoire du prononcé de la condamnation pour une tentative de meurtre à l’arme blanche commise sur sa compagne.

Suite à cela, aucune mesure d’éloignement ni de formation à la gestion de la violence n’a été prononcée. Le crime aurait pu être évité s’il y avait eu une meilleure sanction et une prise en charge du suspect. Ce meurtre n’est pas un cas isolé,

il existe des centaines de femmes qui ont porté plainte sans qu’il y ait de réelles sanctions pour leur bourreau.

Ceci est dans le « meilleur cas » où les femmes réussissent à porter plainte, car malheureusement, les plaintes ne sont pas souvent reçues et certains agents minimisent la situation. Ces femmes font alors face à une frustration et un sentiment d’injustice, elles sont donc contraintes de retourner sous le même toit que celui qui les violente, les menace, les frappe et les tue !

Les enfants représentent un aspect non négligeable de ces crimes. En effet, les enfants sont également victimes des violences subies à domicile et doivent également faire face aux cris et aux coups portés. Une prise en charge doit être également pensée.

Il existe des centres qui accueillent les femmes et leurs enfants victimes. Cependant, de plus en plus, les places se font manquantes. Notamment depuis la crise sanitaire, les violences se sont multipliées de manière exponentielle. Les associations déplorent le manque de place. Le fait de refuser des personnes dans le besoin, c’est les renvoyer vers la violence et un risque de mort.

Les violences physiques s’accompagnent toujours de violences psychologiques, de menaces de mort, d’humiliations et d’emprises. Certaines femmes n’ont plus accès à leur argent et elles ne peuvent plus voir ni leurs amies ni leurs familles. S’il est nécessaire et impératif de prendre en charge les femmes et leurs enfants lorsqu’il y en a, il est tout aussi impératif de prendre en charge les auteurs afin de ne pas les laisser seuls dans leurs violences. Ainsi, il faut traiter le problème des auteurs. En Wallonie, il existe une association nommée Praxis qui accompagne les auteurs de violences conjugales à une prise de conscience et de responsabilisation. Praxis possède seulement deux établissements : un à Liège et un autre à la Louvière.

Pour les femmes, seulement 5 adresses secrètes existent en Belgique francophone.

Plusieurs constats sont à faire : les violences à long terme, les circonstances et conditions de violences dans lesquelles vivent les femmes et leurs enfants, les plaintes mal reçues, les sanctions trop légères, voire inexistantes, et le caractère d’impunité qu’elles engendrent, le manque de place dans les centres d’accueil, les séquelles psychologiques et physiques, le manque de prise en charge des auteurs, le manque de formation des agents de la force publique et les dangers de mort.

Les Jeunes MR proposent :

  • D’augmenter le nombre d’antennes disponibles à l’adresse des femmes victimes afin de leur rendre possible immédiatement un espace de sécurité et de gestion de la situation de crise dans laquelle elles se trouvent.
  • Des contrôles aléatoires et non annoncés des forces de l’ordre censées réceptionner TOUTES les plaintes des femmes violentées et leurs prises en considération.
  • Une action en vue d’une prise de conscience par la magistrature des effets des peines non appliquées. La justice doit retrouver le sens premier de sa définition.
  • Une campagne de sensibilisation active et de prévention dans les écoles afin que les éventuels enfants/adolescents victimes puissent prendre conscience qu’ils peuvent s’exprimer et faire part de leur situation sans crainte dans un service adapté et facilement accessible.
  • Une campagne de sensibilisation dans certaines antennes médicales (médecins généralistes, gynécologues …).
  • Un contrôle psychologique et ponctuel des auteurs.
  • Une formation des policiers afin de les responsabiliser quant à la prise en charge des victimes et de leur degré de vulnérabilité.
  • Le développement de sanctions à l’encontre des agents des forces de l’ordre n’ayant pas reçu correctement et selon leurs obligations les victimes dans leurs démarches de dépôt de plaintes.

Les Jeunes MR plaident pour le respect de la neutralité de l’Etat

Que ce soit au niveau communal à Molenbeek et à Schaerbeek, ou bien au niveau régional au sein de l’organisme d’intérêt public, la STIB, ou encore récemment au niveau fédéral avec l’affaire Ihsane Haouach, l’ex-commissaire au gouvernement, le principe général de droit, que constitue la neutralité de l’État, est depuis plusieurs années piétiné par certains partis politiques, et ce souvent dans un but purement électoraliste.

Comme tout État démocratique, la Belgique se revendique neutre.

La neutralité de l’État se traduit par une obligation pour l’État de s’abstenir de prendre parti pour une appartenance convictionnelle, qu’elle soit politique, philosophique ou religieuse. Cette abstention relevant de la neutralité est étendue à ses agents, à savoir les fonctionnaires publics.

La neutralité vise la suppression de toute discrimination négative ou de partialité à l’égard des usagers du service public et est un outil visant à garantir l’égalité de traitement de tous les citoyens devant le service public.

La neutralité a pour objectif d’empêcher l’État de favoriser quelconque conviction afin de permettre aux citoyens de bénéficier pleinement de leur liberté de conscience et permet de renforcer la cohésion sociale et l’esprit de citoyenneté.

Les Jeunes MR proposent :

En vertu du principe de neutralité de l’État :

Que la neutralité d’apparence des agents de l’État soit respectée à travers l’interdiction du port de tout signe convictionnel ostentatoire, qu’il soit d’ordre politique, philosophique ou religieux et que l’État consacre le principe de neutralité dans sa Constitution.

Les Jeunes MR souhaitent un plan d’investissement dans les SMR.

En Belgique, nous comptons 7 réacteurs situés sur les territoires de Doel (Flandre- Orientale) et de Tihange (Province de Liège). La centrale de Doel se compose de quatre réacteurs (REP) qui ont une capacité de production d’une puissance totale d’approximativement 2900 MWe. Quant à la centrale de Tihange, elle se compose de trois réacteurs (REP) pouvant atteindre une puissance d’environ 3000 MWe.

En 2021, la plus grande source de production d’électricité était issue du nucléaire à hauteur de 52,4% (47% en 2020). Le gaz quant à lui a représenté 24,8% du mix énergétique contre 34,7% en 2020. D’après Elia, une légère augmentation de la production d’énergie éolienne et solaire est à constater pour atteindre 15,2TWh en 2021 (une augmentation de 0,2TWh) par rapport à l’année précédente.

Par secteur, cela représente une augmentation de 9% de production d’énergie d’origine solaire et de 0,4% pour le parc éolien offshore (il n’y a eu aucune nouvelle installation en 2021). La production générée par l’éolien terrestre a quant à elle diminué de 0,1TWh malgré une augmentation de 11% des capacités de production.

Concrètement, les filières éolienne et solaire ont marqué une diminution de la production totale d’électricité dans notre pays, puisqu’elles représentaient 18,5% de cette production en 2020 contre 16,7% en 2021. Ces deux filières n’ont représenté la majorité de la production que 2% du temps en 2021.

Suite à la Cop24 de Paris et l’accord historique conclu entre 195 pays, L’Union européenne a fixé comme objectif la neutralité carbone d’ici 2050. La Belgique devant également faire sa part dans cet objectif, il a été décidé en février 2020 de réduire d’au moins 80 à 90% ses émissions de gaz à effet de serres d’ici à 2050 et en comparaison à l’année 1990.

En Belgique, bon nombre de partis politiques se placent pour la sortie du nucléaire, très largement propulsée par le groupe Ecolo/Groen et sa ministre fédérale de l’énergie Tinne Van der Straeten. Celle-ci plaide en effet auprès de la majorité gouvernementale pour une fermeture de toutes les installations nucléaires à l’horizon 2025 au profit de centrales au gaz et doit se prononcer d’ici à mars 2022 sur un prolongement de certains réacteurs.

Notons également que la flambée du prix des énergies fossiles ne peut nous mener vers une solution centrée sur celles-ci. Aujourd’hui, la flambée des prix du gaz représente déjà une augmentation de plus de 650€ par an pour un ménage moyen. Au même rythme, l’augmentation atteindra 1000€ avant la fin de l’année.

On sait désormais que des centrales nouvelle génération peuvent être construites, et que c’est la solution la plus adaptée aux défis de demain. Parmi elles, les SMR pour Small Modular Reactor ou Mini Réacteurs Modulaires en français qui permettent une production de 10 à 300MWh par unité. Ces centrales permettent également de réutiliser une partie des déchets produits par nos centrales ancienne génération.

C’est en effet ce qu’indique Orano lorsqu’ils affirment que 96% du combustible nucléaire pourrait être réutilisé.

Ces réacteurs ont un autre avantage de taille : ils sont bien plus sûrs. Leur sécurité est dite passive. Cela signifie qu’ils ont la capacité de s’autorefroidir durant plusieurs jours (jusqu’à sept) en cas d’incident.

Ces centrales ne coûtent pas bien cher. Elles peuvent être standardisées, afin d’être fabriquées en série dans des usines, ce qui permet également une durée de construction bien réduite. De plus, le prix de l’électricité produite par le nucléaire est bien inférieur à celle produite par le gaz. La crise de l’énergie que nous traversons actuellement en est une preuve.

Les SMR sont également modulables à souhait, c’est l’argument principal contre le nucléaire et pour le gaz. Modulables, cela signifie qu’elles peuvent être arrêtées et démarrées à souhait, quand les énergies renouvelables ne suffisent plus à couvrir la totalité de la production du pays.

Étant donné les objectifs de neutralité carbone dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, le besoin de renforcer la sécurité des installations nucléaires, l’importance de minimiser notre dépendance énergétique face à des puissances étrangères.

Mais aussi le classement de l’énergie nucléaire comme énergie verte par la commission de l’Union européenne, l’importance d’offrir une énergie bon marché aux citoyens et aux entreprises belges, compte tenu des perspectives d’augmentation des énergies fossiles et en particulier du gaz, l’importance de maintenir les emplois du secteur nucléaire et de maintenir et de développer le know-how du secteur nucléaire belge reconnu à l’étranger.

Les Jeunes MR veulent donc établir un plan d’investissement dans les SMR.

Les Jeunes MR se positionnent en faveur d’un développement de l’offre de transports en commun la nuit.

La Région wallonne et la Région de Bruxelles-Capitale font face à un manque d’offres de transports en commun la nuit (entre 00h00 et 05h00) tant au niveau du transport ferroviaire que du transport de personnes par bus, tram et métro.

Dans certaines zones rurales, le constat est encore plus marquant puisque certaines localités ne sont pas desservies entre 20h30 et 06h30.

Malgré l’initiative Noctis mise en place sur le réseau STIB et permettant une desserte en bus de plusieurs lignes toutes les 30 minutes entre minuit et 3 heures du matin les nuits du vendredi au samedi et du samedi au dimanche, les régions wallonnes et de Bruxelles-Capitale sont globalement à la traine par rapport à la Région flamande.

Plusieurs villes néerlandophones (Gand, Ostende, Louvain, Bruges, Hasselt…) ont fait le choix de la mise en place de bus de nuit avec arrêts à la demande afin de pallier tant le manque d’offres que le sentiment d’insécurité.

En outre, l’accès à la vie nocturne, associative, et professionnelle se voit fortement restreint pour certaines catégories de notre population. À titre d’exemple, il est à ce jour presque impossible pour un jeune provenant de la Province du Luxembourg de regagner son domicile depuis Bruxelles après 21h00. La transition vers la mobilité de

demain doit aller de pair avec une optimalisation du réseau de transports en commun. Plusieurs raisons nous poussent à ce raisonnement.

Étant donné :

  • Que l’assurance d’une mobilité totale 24h/24 aura des répercussions positives sur la vie nocturne et le tourisme festif afin que nos villes gagnent en attractivité ;
  • L’aspect sécuritaire d’un retour en transports en commun après une consommation d’alcool ;
  • La transition modale en cours vers un transport plus collectif ;
  • La difficulté de regagner les zones rurales le soir en transports en commun ;
  • Les retombées économiques générées par cette mesure sur les secteurs du tourisme, de l’horeca, et du monde de la nuit, une injection financière est justifiée pour rencontrer les objectifs de cette proposition ;
  • L’accroissement du travail à horaire décalé dans certains secteurs, ce qui requiert un ajustement de l’offre de mobilité.

Les Jeunes MR souhaitent :

L’accroissement de l’offre de transports en commun de la STIB via un développement du réseau Noctis tant la semaine, que le weekend.

Nous voulons également la mise en place d’une offre de nuit sur le réseau TEC avec des fréquences de rotation d’un bus/tram/métro par heure en zone urbaine et d’un à deux bus par nuit en zone périurbaine et rurale.

Pour terminer, nous désirons un développement de l’offre ferroviaire durant la nuit afin de faciliter les déplacements des travailleurs et étudiants en horaire décalé, ainsi que des noctambules.

Les Jeunes MR plaident pour un renforcement des douanes en matière de lutte contre les trafics de drogues et les flux d’argents

Le rôle de la douane est de garantir la sécurité des citoyens, protéger les intérêts financiers de la Belgique, protéger la Communauté contre le commerce déloyal et illicite et promouvoir l’activité économique légitime.

Le démantèlement du réseau de communication cryptée SKY ECC fin de l’année 2021 a mis en évidence une fois de plus que la Belgique est une plaque tournante importante du trafic de stupéfiants, mais également que les groupes criminels sont implantés sur l’ensemble du territoire belge.

L’organisation de la Belgique du point de vue aéroportuaire et portuaire ainsi que sa situation géographique au cœur de l’Europe de l’Ouest, en fait une zone très prisée pour les organisations criminelles. La Belgique compte 6 ports dont les deux plus importants sont Anvers et Zeebrugge ainsi que 5 aéroports dont les plus fréquentés sont Zaventem et Charleroi.

En 2020, grâce à une augmentation du nombre de chiens, la brigade canine a détecté

86.072 kg contre 1.248 kg en 2019. Plus de 90 tonnes de cocaïne ont été saisies en 2021 au port d’Anvers, soit 34% d’augmentation par rapport à 2020. Le Directeur général du SPF Finances affirme que : « la douane saisit 10% du tonnage envoyé. Chez nous, ce pourcentage est sans doute plus élevé, mais il n’atteint certainement pas la moitié de la drogue qui transite par le port d’Anvers ».

Les saisies de drogues sont toujours plus nombreuses et les quantités toujours plus importantes. Cette situation provoque bon nombre de problématiques ayant une multitude conséquences comme un risque pour la santé publique, des règlements de comptes à coups de grenades dans la région d’Anvers, une corruption des services policiers et douaniers, etc…

Il est connu que ces réseaux mafieux blanchissent l’argent sale généré par le trafic de drogues afin de continuer de faire prospérer leurs activités (payer les fournisseurs), mais aussi de tirer profit de l’argent, en investissant cet argent de différentes manières (biens immobiliers, voitures de luxes, bijoux,…).

Les flux monétaires liés à ces trafics sont nombreux et passent par différents canaux, dont les aéroports.

Les contrôles de la brigade cynophile ont permis de détecter aux douanes 180.456€ en 2018, 324.615€ en 2019 et 4.213.598€ en 2020. Seuls les chiens douaniers sont capables de détecter les sommes d’argent en transit.

Nous voulons protéger les citoyens contre les marchandises interdites et dangereuses telles que les armes et les drogues. La fraude liée aux droits de douane ainsi que la contrebande de marchandises illicites ou dangereuses sont devenues des problèmes majeurs.

Le SPF Finances s’apprête à investir près de 70 millions d’euros pour renforcer les moyens en personnel et en technologie.

Considérant le blanchiment de capitaux et transferts illicites de devises vers l’étranger et suivant le Plan des douanes de la Commission européenne de 2020, les Jeunes MR plaident pour :

  • Renforcer et favoriser la coopération, le partage et l’échange d’informations entre les autorités douanières belges et les agents des douanes des pays membres de l’Union européenne.
  • Renforcer et favoriser la coopération internationale avec les pays exportateurs de drogues (Pérou, Bolivie, Colombie et Panama).
  • Introduire un système électronique destiné à mettre en place un environnement douanier sans papier d’ici à 2025 au plus tard.
  • Renforcer la brigade canine afin de détecter les sommes d’argent en liquide.
  • Scanner un maximum les containers déchargés dans les ports.

Les Jeunes MR plaident pour la création d’établissements pénitentiaires ouverts afin de lutter contre la surpopulation carcérale.

La Belgique compte 35 prisons : 17 en Flandre, 16 en Wallonie et 2 à Bruxelles Hoogstraten, Ruiselede et la future prison d’Haren sont des établissements semi- ouverts. La Wallonie ne compte aucun établissement ouvert ou semi-ouvert.

Par un jugement du 9 janvier 2019, la Belgique a été condamnée par le tribunal de 1re instance de Bruxelles pour les conséquences inhumaines de la surpopulation dans les pénitenciers de Saint-Gilles et Forest.

Au 31 janvier 2020, il y avait 117 détenus pour 100 places.

Sur une période de 20 ans (1995-2015), les personnes condamnées une première fois ont récidivé dans 57% des cas.

La moitié de ces récidivistes sont condamnés dans les deux ans après la première condamnation. La répression accrue est totalement contre-productive lorsqu’il s’agit de réduire les taux de récidive – et donc le nombre de détenus. 99 % des personnes incarcérées finissent par sortir.

Le coût moyen d’une année de prison, pour une personne détenue, est estimé à 32 000 euros. Par habitant, la Belgique dépense plus d’un tiers en plus pour son système carcéral que la France ou l’Allemagne.

Au Danemark 34 % des détenus sont en établissement ouvert, en Suède 24 %, et en Finlande 32 %.

En Finlande le taux de récidive est de 17% inferieur pour les détenus sortis d’établissements ouverts. Un détenu en établissement ouvert coute à l’État finlandais 116 euros par jour contre 200 pour un détenu en prison fermée.

Le taux d’emploi est, également, nettement supérieur en sortie d’établissement ouvert. La responsabilité de l’État belge est pleine et entière. Dans un rôle exclusivement punitif, le système actuel ne fonctionne pas.

Des formations et des soutiens scolaires vont créer de nouveaux emplois en matières psychosociales et éducation et vont permettre une meilleure réinsertion des détenus dans la société.

Certains types de détenu ne peuvent avoir accès aux établissements ouverts. Chaque détenu potentiel doit passer devant un jury avant d’intégrer l’établissement. Les détenus ne sont pas uniquement privés de leur liberté, mais aussi de nombre de leurs droits fondamentaux : sécurité, enseignement, association, …

Nous regrettons que la peine ne soit plus envisagée comme une punition, mais purement et simplement comme une mesure de prévention afin de protéger la société d’un individu nuisible.

Étant donné la surpopulation carcérale et que la trop grande promiscuité entre les détenus facilite la création de réseau qui nuit au traitement de l’encadrement des détenus (circulation de drogues, discours radicaux, etc.), constatant que la future prison de Mons est un projet à 85 millions d’euros, débutera en 2024 et que le Secrétaire d’État à la Régie de Bâtiment est Louis Michel.

Les Jeunes MR :

  • Insistent pour que toutes les peines d’emprisonnement, même de courte durée, soient appliquées.
  • Proposent que la prison de Mons devienne le premier établissement ouvert de Wallonie. Ce projet, qui commencera en 2024, sous la responsabilité d’un ministre membre du Mouvement Réformateur, est une occasion unique de plaider pour l’ouverture d’un établissement ouvert en Wallonie. Plaider pour ce projet évitera de demander un nouveau subside à la Justice pour transformer une prison déjà existante.
  • Souhaitent que 10% des prisons fermées soient transformées établissements ouverts.
  • Proposent que dans ces modèles carcéraux, les moyens passifs de sécurité soient limités et la vie des détenus soit organisée autour du travail et de l’activité.
  • Insistent sur le fait que la dangerosité du détenu soit le principal critère d’évaluation quant à l’incarcération en établissement ouvert.
  • Souhaitent que les détenus fassent preuve d’un comportement exemplaire dans le système carcéral classique, où ils purgent généralement le début de leur peine.
  • Souhaitent vivement que les travaux pour le village pénitencier ouvert d’Haren ayant une capacité de 1190 places soient terminés pour automne 2022.

Les Jeunes MR souhaitent promouvoir le monde culturel en Belgique et soutenir durablement ses acteurs.

Ces deux dernières années n’ont pas été simples pour le monde de la Culture et des Arts. Intermittents du spectacle, propriétaires de salles, techniciens, indépendants de l’événementiel, etc. Ces hommes et ces femmes qui nous font habituellement rire, pleurer et rêver ont souffert de la pire chose qui puisse être : la perte de leur droit

à l’expression d’eux-mêmes, de leur droit à effectuer le travail qu’ils aiment et pour lequel il est nécessaire de se battre aujourd’hui.

Au sein de la délégation à la Culture, nous souhaitons proposer aux Jeunes MR de prendre part au processus de revalorisation et de soutien au monde culturel en Belgique.

En plus de faire la promotion de ce secteur, et de soutenir ses acteurs de terrain, les jeunes MR doivent veiller à favoriser l’accessibilité à toutes les formes d’art auprès du jeune public, car c’est à travers la Culture que les jeunes générations peuvent se construire et s’épanouir pleinement l’esprit.

Les Jeunes MR proposent une série de mesures sur la thématique du soutien au monde culturel, ainsi que sur la thématique de l’accessibilité à la Culture pour les jeunes.

Soutien au monde de la Culture :

  • Financement des institutions

Nous proposons de favoriser un mécénat via des compléments de financements publics : il s’agirait de favoriser la philanthropie culturelle et d’encourager les opérateurs culturels dans leurs démarches de recherche de mécénat par l’octroi d’un complément financier.

Nous proposons de soutenir et d’encourager le financement participatif. Grâce à ce système de financement complémentaire, de plus petites productions pourraient ainsi gagner en importance. Il faudrait soutenir et développer

la création de telles plateformes monitorées par des institutions publiques qui garantiraient une transparence dans les fonds apportés et dans leur utilisation.

Nous proposons de demander l’élargissement du taxshelter à d’autres secteurs culturels, de même qu’en permettant à des structures plus petites de bénéficier de ce système. Ainsi, en dessous d’un certain seuil, les procédures devraient être allégées.

Nous proposons d’accélérer le passage au numérique dans le traitement des dossiers de subvention : il faut mettre en place des procédures simplifiées de demande par internet. Favoriser également les partenariats public/privé dans le domaine du numérique et de la numérisation de la création artistique et du patrimoine.

  • Aide à l’emploi des acteurs du monde culturel

Nous proposons la réalisation d’un cadastre de l’emploi culturel, afin de favoriser l’emploi artistique au sein des institutions culturelles subventionnées.

Nous proposons la création d’un guichet d’informations pour artistes et entrepreneurs culturels au sein de la FWB, il serait bon de créer des structures d’accompagnement qui puissent exercer de manière neutre des missions d’information et de conseil auprès des artistes et des entrepreneurs culturels.

Nous proposons de faciliter l’accès à la protection de l’intermittence : déterminer un nombre raisonnable de prestations annuelles obligatoires pour l’accès au statut d’intermittent. En concertation avec les partenaires sociaux et professionnels. De même que de faciliter l’accès aux allocations de chômage en trouvant des règles de calculs adaptées.

Favoriser l’accessibilité au monde de la Culture pour les jeunes :

Nous souhaitons la création d’un Pass-Culture, via l’élargissement de l’actuel «museumPASSmusées» à l’ensemble du secteur culturel en commençant par les arts du spectacle. Nous souhaitons créer un Pass- Culture à destination spécifique de chaque jeune âgé de 18 ans. En prenant exemple sur des expériences similaires menées notamment en France. Notamment en développant des applications pour smartphone afin d’en faciliter l’accès pour les jeunes.

Nous souhaitons assurer, via des subventions, la gratuité des musées pour les étudiants durant les périodes creuses de l’année académique, dite des « jours blancs », de manière à permettre aux professeurs ou aux autres personnes concernées d’emmener des élèves visiter ces derniers. Nous souhaitons soutenir la place de la Culture au cœur des établissements d’enseignement supérieur (activités artistiques, cours à option, etc.) de même que de mettre en œuvre des incitants pour le développement de programmes culturels ambitieux et structurés au sein de notre enseignement supérieur.

Les Jeunes MR sont pour un cours de citoyenneté politique dans le secondaire.

En Belgique, beaucoup de personnes ne semblent pas connaître les différentes institutions politiques et leurs fonctionnements. Cela se voit dans la vie de tous les jours quand les citoyens s’interrogent, par exemple, sur le rôle d’un conseiller communal, la différence entre le conseil et le collège communal, qui décide de quoi… Il est cependant primordial pour tout un chacun de comprendre comment leur commune, province, région, communauté, état fonctionnent afin de permettre de s’y intéresser et de s’y engager. Et ceci en tout temps et pas seulement 2 mois avant une élection parce qu’il « faut » aller voter.

En parallèle, depuis septembre 2017, les élèves ont la possibilité de suivre un cours de philosophie et citoyenneté à raison d’une période par semaine. Comme repris dans la carte blanche du 23 novembre dernier de Nathan Eynatten, ce cours a pour objectifs : « 1° promouvoir le « vivre ensemble » ; 2° permettre aux élèves de connaître leurs droits et leurs devoirs de citoyens ; 3° développer une approche éthique et philosophique sur des sujets de la vie quotidienne ». Promouvoir le « vivre ensemble » est, selon nous, indissociable d’un engagement citoyen éclairé dans les institutions. Ce cours est donc censé apporter les

connaissances nécessaires à chacun afin de comprendre les différentes institutions et donc, de leur permettre de s’engager.

Actuellement, les programmes pour les 1er, 2e et 3e degrés de l’enseignement secondaire mentionnent de manière répétitive un chapitre lié à l’insertion et la participation au processus démocratique. Les différentes notions et concepts vus dans ces chapitres sont les suivants :

Ensuite, durant l’heure commune du troisième degré, les notions politiques suivantes sont abordées dans une compétence nommée : “L’État, pourquoi ? Jusqu’où ?”

Enfin, durant l’heure optionnel du troisième degré, les notions suivantes sont abordées dans la compétence nommée : “L’État, pouvoir(s) et contre-pouvoirs”

Nous voyons donc clairement avec cette dernière notion (qui est celle qui nous intéresse dans ce cas) que le fonctionnement institutionnel belge est relégué au second plan de ce cours.

Selon nous, il faut accorder une place plus importante à cette dernière notion (“Acteurs institutionnalisés et non institutionnalisés en Belgique et au niveau international”, que nous proposons de détailler ci-dessous), notamment en l’incluant dans l’heure de cours commune à tous, mais aussi en l’étalant sur les trois degrés.

Par exemple, voici ce qui pourrait être proposé :

En informant les jeunes sur le fonctionnement de la politique belge à tous les niveaux, nous en faisons des citoyens-acteurs de demain, plus proactifs et plus sensibles à la cause politique. En effet, le rejet politique ambiant peut-être expliqué (pas uniquement, mais au moins en partie) par l’incompréhension du système politique belge.

Les Jeunes MR demandent qu’un réel cours de citoyenneté politique soit développé afin d’expliquer le système politique belge aux jeunes, avec travaux pratiques afin de rendre cela concret (par exemple : aller visiter une administration communale, faire le compte-rendu d’un conseil communal, interviewer un acteur politique local…).

Mais aussi que ce cours fasse partie de l’heure obligatoire et non optionnelle, qu’il y soit développé et expliqué l’importance de l’implication des gens en politique et du vote et qu’un programme détaillé soit adapté selon le niveau d’apprentissage (1er, 2e ou 3e degré, voir exemple ci-dessus) afin de brosser tout le système pendant les 6 années d’étude.