Les Jeunes MR souhaitent que l’organisation des différents cursus permette plus de libertés quant au passage d’une filière à l’autre, voire d’un type d’enseignement à un autre, en cours de formation, notamment entre le BAC et le MASTER.

Outre le fait que le secteur souffre d’un manque de financement, il est également important de se pencher sur la gouvernance de nos institutions comme le suggère également l’ARES. En effet, l’organisme estime que quantité d’économies d’échelles pourraient être réalisées à partir d’un modèle plus intégré, qui pourrait découler notamment de la fusion de plusieurs établissements. De plus, un plus haut niveau d’intégration augmenterait considérablement la capacité de négociation du secteur aussi bien auprès du pouvoir politique que des acteurs privés.

Et pourquoi pas aller un cran plus loin, en rationalisant une partie de l’offre de formations, en proposant, par exemple, des filières d’excellence propres à chaque établissement. Enfin, dans un monde de plus en plus globalisé y compris du point de vue académique, il apparait primordial que les voix et les efforts ne soient plus dispersés si l’on souhaite avoir une chance d’exister. Il est peut-être l’heure de faire fi des conflits historiques et des oppositions philosophiques, de dépasser la pilarisation historique des institutions belges et de démontrer un certain degré de pragmatisme afin de peser sur la scène internationale.

À cela s’ajoute le fait que certaines filières de notre enseignement supérieur ne sont plus en adéquation avec le marché du travail, alors qu’elles sont prises d’assaut par les étudiants bien que les débouchés soient peu nombreux.

Une des missions de l’enseignement supérieur à l’avenir doit être de former à la polyvalence. Aujourd’hui, on ne construit plus une carrière sur quelques années d’études et les carrières ne ressemblent plus à des trajectoires rectilignes. Le but de cette proposition est d’offrir la liberté à des jeunes de se réorienter au cours de leurs études et de donner du sens aux choix qu’ils posent.