Les jeunes MR s’opposent à toute mesure de réduction collective du temps de travail

Les partis de gauche, et même Défi, recommencent à proposer la réduction collective du temps de travail comme une solution efficace de lutte contre le chômage.

Plusieurs constats ont été faits :

Le chômage des jeunes reste élevé à Bruxelles et en Wallonie (environ 30%).

Le chômage est en baisse depuis plusieurs années en Belgique et le nombre d’emplois vacants a doublé en trois ans.

Un départ à la retraite ou un partage du temps de travail d’un travailleur expérimenté ne peut jamais être comblé par l’arrivée d’un nouveau travailleur.

Le Conseil supérieur de l’emploi belge s’oppose à la réduction collective du temps de travail car la réduction de travail sans adaptation des salaires a un effet nul sur l’emploi, tout en amplifiant les coûts de l’entreprise qui voit le nombre d’employés augmenter pour une même masse de travail.

Le chômage baisse depuis plusieurs années en Belgique sous l’impulsion d’une conjoncture économique favorable et d’une politique en faveur de l’emploi et pas d’une réduction collective du temps de travail.

Les expériences à l’étranger n’ont pas été couronnées de succès. Les 35 heures en France n’ont pas créé plus d’emplois et ont grevé de manière durable les finances publiques.

Le numérique permet plus de flexibilité dans les horaires prestés afin de s’adapter à la réalité de chaque entreprise, il faut poursuivre les efforts vers une harmonisation du statut des travailleurs.

À la vision unique du travail comme un fardeau, les Jeunes MR considèrent qu’il peut être un vrai moyen d’émancipation. La formation reste le chemin le plus court vers l’emploi.

Les Jeunes MR s’opposent à la réduction collective du temps de travail comme une solution au chômage et la considère comme un sophisme. Nous considérons que cette mesure du siècle passé n’a pas sa place dans l’ère du numérique où la flexibilité, les qualifications et la formation seront les clefs de demain.

Les Jeunes MR aimeraient instaurer, pour les PME dont le chiffre d’affaires n’excède pas le 1 million d’euro HTVA, la possibilité d’inscrire la TVA due dans le trimestre d’échéance de la facture et non plus à la date d’émission.

Actuellement, ces PME rentrent des déclarations trimestrielles. Ces déclarations doivent être introduites pour chaque trimestre civil, au plus tard le 20e jour du mois qui suit le trimestre civil auquel elle se rapporte. Le paiement du solde de la TVA doit s’effectuer dans les mêmes délais. Or,  de plus en plus de clients paient leurs factures à 90 voire à 120 jours, ce qui peut sérieusement mettre les PME concernées en difficultés : elles devront payer la TVA avant même d’avoir reçu la somme qui leur est due. Dès lors, il serait justifié que ces PME puissent inscrire la TVA due dans le trimestre d’échéance de la facture et non plus à la date d’émission.

Les Jeunes MR recommandent la création d’un guichet d’entreprise européen.

En 2006, une directive européenne oblige les Etats membres à créer des guichets d’entreprise. L’objectif principal est la création pour chaque pays d’un portail d’accès à l’usage des entreprises en vue de remplir l’ensemble des formalités administratives. Nous sommes donc dans une optique de rationalisation et d’efficience.

En Belgique, un guichet d’entreprise est un interlocuteur unique pour les entrepreneurs et les personnes désireuses de créer leur « boîte ». Il est chargé d’un nombre de tâches pour lesquelles les entreprises devaient précédemmentfaire appel à plusieurs instances. La première mission est l’information étendue à l’égard de l’entrepreneur potentiel portant sur l’ensemble des obligations, autorisations et formalités nécessaires à cette activité. Les guichets d’entreprises peuvent – en accord avec leurs clients – fournir des services supplémentaires tels que conseil et accompagnement, ainsi que remplir certaines formalités comme la demande d’inscription à la TVA, le paiement de cotisations sociales etc.

Les Jeunes MR souhaiteraient aller plus loin dans ce raisonnement et créer un guichet d’entreprise européen. En effet, l’Europe met à disposition des entrepreneurs de nombreux financements, mais ceux-ci ne sont pas bien mis en évidence par les différents pays de l’Union. Les conditions de ces financements sont parfois complexes et de nouvelles sources s’ajoutent régulièrement alors que d’autres disparaissent ou évoluent. Ce qui explique les difficultés rencontrées par les guichets d’entreprise nationaux quand il s’agit de mettre en avant les sources de financement disponibles au niveau européen.

Afin de permettre aux entrepreneurs d’avoir facilement accès à l’information et de pouvoir facilement solliciter un financement européen, les Jeunes MR plaident pour que tous ses services soient regroupés en un seul endroit.

De plus, un guichet européen unique serait beaucoup plus adapté à l’internationalisation des entreprises au niveau européen. De nos jours, un Belge souhaitant ouvrir une entreprise en France pour vendre ses produits en Allemagne ne devrait pas avoir à effectuer des démarches auprès de chacun des guichets d’entreprise dans chacun de ces pays. Un guichet européen unique permettrait de rationaliser les démarches et d’augmenter l’efficience d’un point de vue administratif.