Les Jeunes MR souhaitent refédéraliser la compétence Sport en Belgique et soutiennent le projet de création d’un Centre national pour le sport de haut niveau.

C’est à la fin du XXe siècle que les premières fédérations sportives se sont organisées afin de structurer la pratique du sport mais également l’organisation de compétitions entre les différents clubs affiliés à ces dernières. Ces fédérations se sont vues subsidiées à partir de 1948 par l’État belge à la condition, pour le moins cocasse au vu du contexte actuel, que ces dernières soient nationales.

Le sport, comme beaucoup d’autres matières, a suivi un développement similaire à celui de l’État belge. D’abord très centré et national, pour ensuite subir les forces régionalistes centrifuges et voir les pôles de décisions se déplacer vers les communautés. En effet, lors de la première réforme de l’État, le sport fut considéré comme une matière relevant du domaine culturel et a été, à ce titre, communautarisé. Cependant, ce n’est qu’à partir de 1978 que les fédérations autrefois nationales ont eu la possibilité de se diviser en fédérations communautaires. Cette scission était optionnelle mais les fédérations qui choisissaient de rester nationales renonçaient aux subsides de leur communauté respective.

Certaines fédérations ont mis plusieurs dizaines d’années à se scinder. Dernier exemple en date, avec l’Association Royale Belge de Hockey (ARBH) qui n’a sauté le pas qu’en 2014.

Cette communautarisation n’a pas été complète et cette scission ne fait pas des Communautés les dépositaires de toutes les compétences sur les politiques sportives. En effet, d’autre niveaux de pouvoirs entreprennent des politiques en lien avec la pratique sportive : le Fédéral, les Régions, les Provinces mais aussi les Communes.

Le Fédéral continue, par exemple, à encadrer et assurer la sécurité des matchs de football professionnels dit « risqués », la gestion des infrastructures sportives est confiée à la Région wallonne, les communes,via l’intermédiaire d’un échevin qui possède des compétences en matière de sport, exercent des compétences propres à leur territoire et à leurs infrastructures.

S’ajoute à cela le fait que les Fédérations communautaires remplissent des missions habituellement dévolues à des Fédérations nationales dans d’autres pays. Mais ce n’est pas tout, la plupart des Fédérations communautaires ont dû créer des entités nationales. En effet, les Fédérations internationales ne reconnaissent qu’une seule Fédération par pays. Ces Fédérations nationales sont bien souvent composées de représentants des Fédérations communautaires et s’occupent de l’organisation des compétitions nationales et de la coordination des équipes nationales à l’échelon mondial. Elles sont financées par les Communautés. La Belgique n’est décidemment jamais à un surréalisme prêt.

Aux Jeunes MR, nous avons déjà évoqué par le passé l’imbroglio que peut parfois engendrer notre lasagne institutionnelle au détriment de la bonne gouvernance et de l’efficacité. Ce constat est valable dans des matières diverses comme l’Énergie, le Climat ou encore le commerce extérieur. Ce bilan semble également d’application pour le sport dont les compétences sont complétement éclatées à différents niveaux de pouvoir.

Les Jeunes MR suggèrent d’instaurer un droit aux allocations pour les salariés qui démissionnent pour autant qu’ils aient un projet de reconversion professionnelle ou l’intention de créer leur propre entreprise.

Nous militons depuis plusieurs années maintenant pour un changement de paradigme sur le marché du travail, notamment en faveur de plus d’initiative personnelle. Malheureusement, à l’heure actuelle, lors d’une démission sans motif légitime, un travailleur peut se voir refuser ses allocations de chômage pendant 4 à 52 semaines ou recevoir un avertissement.

Or, on ne peut plus baser une carrière complète sur un cursus de quelques années seulement et cela, peu importe le diplôme obtenu. Les connaissances acquises deviennent de plus en plus rapidement obsolètes. Dans une conversation entre Jean-Pierre Hansen et Bruno Colmant, rapportée dans L’Écho, ce dernier estimait que : « (…) dans les années cinquante, on pouvait mener une carrière de quarante ans sur base des acquis de cinq années d’études, soit un «ratio» de 8, ce ratio était sans doute passé à 4 dans les années septante pour, au maximum, atteindre 2 aujourd’hui…». Un résumé en quelques mots de l’importance de se former tout au long de sa carrière.

De plus, un changement culturel est nécessaire en matière d’entreprenariat en Europe, d’autant que les PME en Belgique créent plus d’emplois que les grandes entreprises. Il est nécessaire d’augmenter la mobilité des travailleurs qui souhaitent changer d’orientation professionnelle. Mais il est loin d’être aisé de partir d’un emploi de salarié à entrepreneur ou de se reformer du jour au lendemain. C’est pour encourager cette idée que les Jeunes MR suggèrent, sur le modèle de réforme proposé par le Président Macron, d’instaurer un droit aux allocations pour les salariés qui démissionnent pour autant qu’ils aient un projet de reconversion professionnelle ou l’intention de créer leur propre entreprise.

Les Jeunes MR proposent d’élargir le système des titres-services aux garderies, crèches et également au babysitting.

Le taux d’emploi est encore insuffisant en Belgique (69%) comparé au reste de l’Europe et de l’objectif fixé dans le cadre de la stratégie Europe 2020, à savoir 73.2%. Certains « pièges à l’emploi » peuvent en partie expliquer ce taux encore trop bas. En Belgique, les crèches, les garderies et le baby-sitting représentent un coût élevé pour un ménage.

En effet, la différence entre la rémunération d’un travail et le coût engendré par les frais de garde d’un ou de plusieurs enfants, est parfois infime voire négative. Dès lors, les Jeunes MR proposent d’ouvrir le système des titres-services aux garderies, crèches et également au babysitting afin de diminuer l’impact de ce « piège à l’emploi » qui touche par ailleurs une majorité de femmes.

Les Jeunes MR souhaitent faciliter la mise en place du télétravail dans un maximum d’entreprises par une réduction des cotisations patronales sur les heures effectivement prestées en télétravail à hauteur de maximum 8 heures de télétravail par semaine.

Le numérique et les bouleversements qu’il engendre n’a pas évidemment que des désavantages sur le travail. Un exemple parmi tant d’autre ? Avec ces disruptions sont apparus de nouveaux modes de travail. Le télétravail est peut-être l’un des plus connus aujourd’hui.

Cette nouvelle façon de travailler pour beaucoup d’entreprises et même d’administrations est entré dans les mœurs. Les avantages sont en effet nombreux. Tout d’abord, et on l’évoque rarement, cela représente une véritable solution au problème de mobilité et des coûts environnementaux engendrés par ceux-ci. Ensuite, les avantages pour les travailleurs sont nombreux : un meilleur équilibre travail/vie privée, un meilleur sentiment d’autonomie, une meilleure efficacité aussi. Pour les employeurs également, le télétravail n’est clairement pas dénué d’intérêt. Une meilleure attractivité pour l’entreprise, une meilleure responsabilisation et autonomie des employés ne sont que quelques-uns des bénéfices liés à celui-ci.

Pour toutes ces raisons, les Jeunes MR souhaitent faciliter la mise en place du télétravail dans un maximum d’entreprises par une réduction des cotisations patronales sur les heures effectivement prestées en télétravail à hauteur de maximum 8 heures de télétravail par semaine.

Les Jeunes MR sont en faveur de la création d’un droit effectif à la déconnexion.

Le bien-être au travail est aujourd’hui au centre des préoccupations des travailleurs. En effet, ces dernières années ont vu se multiplier les maladies liées au travail (burn-out, épuisement, dépression). Une partie de cette augmentation est liée à l’«hyper-connectivité » qui signifie la multiplication des moyens de communication et peut désigner une incapacité à s’en défaire.

Un premier projet de loi en la matière a été proposé par Kris Peeters au Parlement en mai 2018. Celui-ci reconnait la nécessité de se positionner sur le sujet mais ne prend pas suffisamment, selon nous, la problématique à bras le corps. En effet, l’objectif de la loi est clair : que l’utilisation des outils numériques ne porte pas atteinte au respect des temps de repos et de congés et à l’équilibre entre le travail et la vie privée. Là où le bât blesse, c’est comment arriver à cet objectif : via la négociation. On est encore donc loin de se rapprocher de la notion de nouveau droit. Aux Jeunes MR, nous sommes bien conscients qu’une entreprise n’est pas l’autre et qu’il est difficile de dégager des mesures générales. Néanmoins, il faudra que ce droit devienne effectif dans les années à venir tant l’équilibre entre travail et vie privée est nécessaire, aussi bien pour le bien-être au travail que pour la productivité.

Les Jeunes MR proposent une collaboration européenne afin de répondre au problème des filières porteuses de moins d’emploi.

Les disparités en Europe en matière d’emploi sont encore très fortes. En effet, si certains pays ou régions sont presque au plein emploi (Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Autriche), d’autres souffrent encore des effets collatéraux de la crise de 2008 et ont des taux de chômage importants (Italie, Espagne et Grèce). Dans ces derniers pays, ce sont souvent les jeunes qui sont les premières victimes du manque d’emploi. À titre d’exemple, le chômage des jeunes en Espagne tourne autour des 35%. Mais au-delà des taux de chômage, ce sont finalement les besoins et la demande en terme d’emplois qui varient d’un pays à l’autre. Dès lors, nous devrions avoir l’ambition dans l’Union européenne d’intégrer plus encore le marché de l’emploi et de permettre de combler les demandes et besoins des différents pays de l’Union sans pour autant brader les droits sociaux des travailleurs européens.

Les Jeunes MR sont pour le développement d’une identité européenne plus forte, avec la valorisation d’Erasmus sportifs ou culturels.

Notre société est aujourd’hui soumise à plusieurs changements de paradigmes. Nous vivons dans une ère toujours plus connectée où les technologies entrainent des bouleversements sociétaux majeurs. Sur le marché du travail notamment où, plus vite qu’à n’importe quelle époque, des métiers deviennent obsolètes et sont remplacés par d’autres.

Les repères s’en trouvent perturbés. Si la recherche de sens a animé l’humanité depuis toujours, cette quête semble de plus en plus importante aux yeux des jeunes générations. La perte de points d’ancrage traditionnels a tendance à renforcer ce besoin. Cette poursuite est simple pour certains et le combat de toute une vie pour d’autres. D’autres encore tombent dans le bras d’idéologies extrêmes qui se rapprochent du nihilisme et souvent brassent leurs lots de réponses toutes faites aux interrogations séculaires de l’homme.

Sans tomber dans le pessimisme ni prétendre détenir la réponse à ces questionnements, il nous apparaissait important de nous intéresser à ce qui peut donner du sens à notre existence.

Les dernières élections européennes ont été l’occasion d’observer un nouveau paradigme. En effet, si le clivage gauche-droite représentait autrefois l’alpha et l’oméga de la politique, on voit aujourd’hui s’affronter ceux qui croient en l’Union européenne et ceux pour qui elle serait responsable de tous leurs maux.

Nous sommes en faveur d’une réforme profonde de l’Union européenne afin qu’elle soit moins bureaucratique et plus démocratique ; mais nous sommes également convaincus que, dans un monde mondialisé dont les défis sont de plus en plus nombreux, l’Union représente la seule solution pour tous les pays européens d’exister et de peser sur le cours du monde.

Par conséquent, il est nécessaire de renforcer encore le sentiment d’appartenance et de fierté européenne. Le programme Erasmus est un succès auprès de la jeunesse. Nous proposons également de l’étendre aux domaines du sport et de la culture.

Les Jeunes MR souhaitent que l’organisation des différents cursus permette plus de libertés quant au passage d’une filière à l’autre, voire d’un type d’enseignement à un autre, en cours de formation, notamment entre le BAC et le MASTER.

Outre le fait que le secteur souffre d’un manque de financement, il est également important de se pencher sur la gouvernance de nos institutions comme le suggère également l’ARES. En effet, l’organisme estime que quantité d’économies d’échelles pourraient être réalisées à partir d’un modèle plus intégré, qui pourrait découler notamment de la fusion de plusieurs établissements. De plus, un plus haut niveau d’intégration augmenterait considérablement la capacité de négociation du secteur aussi bien auprès du pouvoir politique que des acteurs privés.

Et pourquoi pas aller un cran plus loin, en rationalisant une partie de l’offre de formations, en proposant, par exemple, des filières d’excellence propres à chaque établissement. Enfin, dans un monde de plus en plus globalisé y compris du point de vue académique, il apparait primordial que les voix et les efforts ne soient plus dispersés si l’on souhaite avoir une chance d’exister. Il est peut-être l’heure de faire fi des conflits historiques et des oppositions philosophiques, de dépasser la pilarisation historique des institutions belges et de démontrer un certain degré de pragmatisme afin de peser sur la scène internationale.

À cela s’ajoute le fait que certaines filières de notre enseignement supérieur ne sont plus en adéquation avec le marché du travail, alors qu’elles sont prises d’assaut par les étudiants bien que les débouchés soient peu nombreux.

Une des missions de l’enseignement supérieur à l’avenir doit être de former à la polyvalence. Aujourd’hui, on ne construit plus une carrière sur quelques années d’études et les carrières ne ressemblent plus à des trajectoires rectilignes. Le but de cette proposition est d’offrir la liberté à des jeunes de se réorienter au cours de leurs études et de donner du sens aux choix qu’ils posent.

Les Jeunes MR sont pour une coopération européenne, ou du moins entre des états membres transfrontaliers, pour garantir un mix énergétique sécurisé et pour atteindre les objectifs fixés.

Une politique énergétique ambitieuse ne peut s’envisager dans un périmètre aussi réduit que celui de la Belgique, même si les opportunités dans notre pays, comme l’éolien offshore, sont nombreuses. Les opportunités varient d’une région de l’Europe à l’autre et les besoins en énergie aussi. Un mix énergétique débarrassé du carbone et sécurisé doit s’envisager au niveau européen.

Les Jeunes MR souhaitent que toutes les formations dispensées par l’Enseignement en alternance possèdent une reconnaissance identique au niveau belge.

Le fossé entre formation et marché de l’emploi est encore trop grand. Malgré un taux de chômage en baisse mais encore élevé en 2019 en Belgique d’environ 15%, le taux de vacance reste trop élevé (3 ,5%). Il existe une différence trop importante entre les compétences acquises au cours de sa formation et les besoins du marché de l’emploi.

La formation en alternance, qui combine des périodes de formations à l’école avec des stages en entreprises, est sans doute une des meilleures réponses à ce problème. Ce sont les besoins des entreprises qui régulent au plus près la formation des travailleurs. Il est dès lors urgent de pouvoir encadrer de telles formations afin de faire preuve d’ambitions. Aujourd’hui, le paysage de la formation en alternance est complétement éclaté en Communauté française (CEFA, IFAPME, efp) aves des organismes différents qui mènent chacun leurs barques mais qui seraient sans doute plus efficace si leurs actions étaient coordonnées. De plus, une reconnaissance identique de l’ensemble des formations en alternance dispensées devrait pouvoir jouir d’une reconnaissance identique. Une telle reconnaissance permettrait aux apprenants de pouvoir valoriser leurs formations dans n’importe quelle entreprise.