Les Jeunes MR veulent la suppression de la discrimination imposée aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) pour le don de sang.

A l’heure actuelle, rien ne remplace le sang. En Belgique, il faut plus de 500.000 poches de sang par an pour faire face aux besoins.

Dans les années 80, il était interdit pour les HSH de donner du sang afin de limiter la propagation de la maladie VIH et réduire le risque de contamination par transfusion sanguine.

Depuis 2017, les HSH doivent attendre douze mois après toute relation sexuelle pour pouvoir donner leur sang[1]. Les non-HSH peuvent donner leur sang sans délai s’ils ou elles ont des rapports avec un partenaire régulier. En cas de nouveau(lle) partenaire, ils/elles doivent attendre quatre mois.

Prochainement, la CEDH va se prononcer sur la collecte de données sur l’orientation sexuelle ainsi que l’abstinence sexuelle imposée aux seuls HSH comme condition d’accès au don de sang[2].

En Belgique, entre 2003 et 2014, seulement 7 dons de sang ont révélé une infection récente au VIH, sur un total d’environ 7,8 millions dons[3].

Bien qu’il n’y ait eu aucun cas de transmission du VIH chez un receveur depuis au moins 15 ans, le risque qu’un tel évènement survienne est évalué à une contamination d’un receveur par 2.325.000 dons, c’est-à-dire une fois tous les 3,5 à 4 ans.

A l’heure actuelle, toutes les maladies transmissibles par le sang sont détectables quatre mois après une prise de risque[4]. La période d’exclusion de don qui est imposée à la grande majorité de la population belge est de 4 mois (voyage dans la partie subsaharienne de l’Afrique, nouveau partenaire, accouchement (6 mois), opération, endoscopie, piercing et tatouage).

La Belgique utilise les tests génomiques et chaque don est systématiquement analysé.

Une étude réalisée par Santé publique France démontre que sur la période 2015-2017, il a été estimé à un don VIH positif non détecté sur 5,2 millions de dons[5].

Nos voisins français, danois, autrichiens et néerlandais ont réduit de 12 à 4 mois la période d’abstinence imposée aux HSH sur base d’éléments objectifs, scientifiques et indépendants.

Le gouvernement britannique a annoncé qu’à partir de l’été 2021, le délai sera réduit à 3 mois[6]

Il faut supprimer entièrement la période d’abstinence pour les HSH et se concentrer sur les comportements à risques plutôt que sur des « groupes à risques », ces derniers étant stigmatisés.

En Europe, certains pays orientent leur politique de don de sang en imposant des délais aux personnes ayant des rapports sexuels à risque (Albanie, Bulgarie, Hongrie, Israël, Italie, Lettonie, Pologne, Portugal, Russie, Saint-Marin, Espagne) mais sans exclure a priori les HSH. Les Jeunes MR proposent la suppression de toute discrimination envers les HSH qui donnent leur sang par la suppression de la période d’abstinence de 12 mois actuellement imposée et demandent au Ministre fédéral de la Santé de faire approuver urgemment un Arrêté royal afin que les règles actuelles soient proportionnelles et conformes aux données scientifiques les plus récentes.

Les Jeunes MR souhaitent une modernisation de l’apprentissage des langues en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il ressort d’une étude Eurostat[1] que seulement 27,3 % des élèves belges de 1er cycle apprennent deux ou plusieurs langues étrangères.

Notre pays est largement dépassé par des pays comme le Luxembourg (100%), la Finlande (98,4%), le Portugal (86,8%), le Danemark (82,8%), la Suède (77,9%). Il est même inquiétant de voir que la Belgique est aussi dépassée, certes dans une moindre mesure, par des pays n’ayant qu’une langue officielle comme la France (56,7%) et l’Allemagne (34,5%).

Cette même étude (élèves du premier cycle du secondaire) nous indique qu’en 2015, 52,3 % des élèves francophones étudient le néerlandais alors que 99,0 % des élèves néerlandophones étudient le français.

Dans son eurobaromètre « les Européens et les langues » publié en 2005[2], la Commission européenne nous apprend que les 3 langues les plus parlées en dehors de la langue maternelle en Belgique sont l’anglais (52%), le français (44%) et l’allemand (25%).

Dans leur article, « La connaissance des langues en Belgique » publié en 2007[3], Victor Ginsburgh (ULB, UCLouvain) et Schlomo Weber (UCLouvain et Southern Methodist Unveristy, Texas) nous révèlent que 59 % des flamands connaissent le français alors que seulement 19% des Wallons connaissent le néerlandais.

Dans ce même article, on apprend que l’anglais est parlé par 52% de Flamands contre 17% de Wallons.

Au niveau CITE 2[4], plus de 99% des élèves de la FWB suivent un et un seul cours de langue, alors qu’en moyenne sur l’ensemble des états membres, 2% des élèves du niveau CITE 2 ne suivent pas de cours de langue, 37% en suivent un, mais 61% en suivent déjà deux[5]. En fonction de la filière d’enseignement, le nombre de périodes consacrés aux langues modernes diffère. En effet, dans l’enseignement général, un minimum de 6 périodes par semaine sont consacré aux langues modernes. Dans l’enseignement technique, ce minimum passe à 2 périodes en fonction du choix d’option. Dans l’enseignement professionnel, aucune norme généralisée n’existe pouvant mener à l’inexistence de cours de langue dans ce type d’enseignement[6].

52,7% des offres d’emploi Actiris en 2016 contenaient des exigences linguistiques. Parmi celles-ci, 56,8% exigent la connaissance du néerlandais et du français alors que seulement 14,4 % exigent la connaissance de l’anglais uniquement[7].

En mars 2002, le Conseil européen de Barcelone a fixé comme objectif pour tous les citoyens européens l’apprentissage d’au moins deux langues étrangères dès le plus jeune âge.

La connaissance d’une ou plusieurs langues en plus de sa langue maternelle est un atout non-négligeable sur le marché du travail.

L’étude d’Actiris sur les offres d’emploi nous montre d’ailleurs que la connaissance d’une langue étrangère (comprenez « autre que sa langue maternelle ») devient de plus en plus une condition à l’employabilité.

L’apprentissage des langues ne permet pas seulement de communiquer avec autrui, il permet aussi d’ouvrir les horizons vers d’autres cultures. Apprendre une langue, c’est se donner la possibilité de comprendre une culture et de s’ouvrir vers les autres communautés de notre pays.

L’apprentissage d’une langue étrangère, c’est aussi s’ouvrir le champ des possibles à l’époque d’une société mondialisée.

La connaissance de langues étrangères permet aux individus une liberté de choix de vie, qu’il soit personnel ou professionnel, bien plus large. C’est un véritable moyen d’émancipation de l’individu.

La Belgique est la capitale de l’Europe et l’impact du multilinguisme sur la cohésion sociale est positif. Le potentiel multilinguisme de notre pays, issus de la multiculturalité déjà présente, pourra être réalisé au travers d’une réforme en profondeur de l’apprentissage des langues ;

L’Education formelle ne doit plus être le seul lieu d’apprentissage des langues. Il est temps de valoriser l’éducation non formelle dans le cadre de l’apprentissage des langues. Le terreau fertile que représente le tissu associatif francophone existe déjà. Le réel objectif est de permettre à ce dernier d’atteindre son plein potentiel dans le développement de stratégies d’apprentissage mixte mêlant éducation formelle et non-formelle.

Les Jeunes MR souhaitent l’apprentissage des langues dès la maternelle et a minima dès la 1ère primaire est un moyen de tirer vers le haut le niveau de langue de notre pays. Les chiffres en matière d’apprentissage précoce des langues dans des pays comme la Suède, la Finlande ou même le Luxembourg en sont la preuve. Ceci doit passer par une réforme des référentiels (maternel et primaire) et une réforme des socles de compétences (secondaire). A l’instar du Pacte pour un enseignement d’excellence, ces derniers devront être revus graduellement en commençant par le maternel.

L’obligation scolaire étant actuellement fixée à l’âge de cinq ans et afin de permettre un apprentissage des langues dès le plus jeune âge, les Jeunes MR appellent à ce que ce dernier puisse commencer dès la troisième maternelle. Cela permettra en outre à chaque enfant d’avoir accès à un apprentissage des langues de qualité sans pour autant creuser le déficit en termes de niveau de langue.

De plus, les disparités en termes d’apprentissage des langues en fonction du type d’enseignement (général, technique, professionnel) pourraient être atténuées au travers d’un apprentissage précoce des langues.

L’apprentissage des langues au fil de l’enseignement obligatoire devra tenir compte des différentes avancées en termes de pédagogie, mais également des recherches propres à l’apprentissage des langues.

  • En maternelle, les parents seront amenés à choisir une première langue étrangère qui devra impérativement être une des langues officielles de notre pays. En Fédération Wallonie-Bruxelles les parents auront donc le choix entre le néerlandais ou l’allemand comme première langue. L’apprentissage de cette dernière se basera sur un objectif d’éveil à la langue au travers de divers moyens (jeux, histoires, chansons, apprentissage passif, …). Les méthodes d’enseignement holophrastique (se dit des langues dont la principale caractéristique est que toute une phrase s’exprime en un seul)[8] ou de la méthode TPR[9] (Total Physical Response – apprentissage basé sur l’écoute, l’observation et l’imitation) ont fait leurs preuves dans d’autres pays européens et devraient être une source d’inspiration en la matière. Additionnellement, l’inclusion d’acteurs de l’éducation non formelle dans le temps scolaire pourrait être un atout afin de permettre un apprentissage passif des langues.
  • En primaire, l’apprentissage de la langue étrangère choisie en maternelle serait poursuivi. Un test de niveau serait mis en place en 1ère primaire afin de concrétiser la mise en place de cours de langues par niveau d’apprentissage.
  • En secondaire, l’apprentissage des langues sera intensifié en fonction des cycles. En début de premier cycle, il sera demandé à l’élève et à ses parents de choisir une deuxième langue étrangère. Le choix se fera entre la deuxième étrangère officielle (comprenez « langue officielle hors langue maternelle et qui n’a pas été choisie en maternelle) et l’anglais.
  • A l’entrée dans le deuxième cycle, le choix en termes de langue pourra être de choisir l’anglais pour les élèves qui n’ont pas encore commencé à l’apprendre. Pour les autres une 3ème langue étrangère pourra être proposée à la discrétion de l’école et en fonction des possibilités.
  • Pour le troisième et dernier cycle du secondaire, Il sera possible d’envisager l’apprentissage d’une 4ème langue étrangère pour les élèves en section « langues fortes ».

Dans le cadre d’un parcours d’apprentissage au fil de l’enseignement obligatoire, Les Jeunes MR sont convaincus de la nécessité de moderniser les méthodes d’enseignement (Enseignement holophrastique, méthode TPR,…). Un travail devra être mené en la matière pour permettre aux professeurs plus de flexibilité dans l’organisation de leurs cours dans une optique de modernisation de l’apprentissage des langues.

Afin d’améliorer l’apprentissage des langues, des accords de coopération doivent être conclus entre les communautés afin de faciliter la mobilité des professeurs. Dans ce cadre, une attention particulière devra être portée aux freins à cette mobilité comme l’écart salarial, la distance du lieu de travail etc.

Des programmes européens comme Erasmus+ ou le corps européen de solidarité ont acquis une certaine notoriété au travers des possibilités de mobilité internationale qu’ils permettent. Cependant, la mobilité intra nationale de jeunes est trop peu souvent mise en avant. Les Jeunes MR appellent à une valorisation de la mobilité entre communautés linguistiques permettant une meilleure connaissance des langues officielles tout en permettant aux jeunes de différentes communautés de se rencontrer et de collaborer dans le cadre de projets associatifs.

Étant convaincus que l’apprentissage des langues se fait aussi par l’immersion, les Jeunes MR appellent à la mise en place d’une plateforme intercommunautaire visant à faciliter les échanges linguistiques dans le cadre scolaire et extrascolaire. Cette plateforme pourrait également aider les jeunes désireux de trouver un job étudiant dans une autre communauté afin de parfaire leur apprentissage.

Sources :

http://languageknowledge.eu/fr/countries/belgium
https://ec.europa.eu/commfrontoffice/publicopinion/archives/ebs/ebs_237.fr.pdf
https://www.researchgate.net/publication/24110029_La_connaissance_des_langues_en_Belgique
https://www.actiris.brussels/media/cmvjlkqx/exigences-et-connaissances-linguistiques-_-octobre-2017-h-C0B7B599.pdf
http://www.dri.cfwb.be/index.php?eID=tx_nawsecuredl&u=0&g=0&hash=72f8d5b47339434358de4694ca7ef97b42045d65&-file=fileadmin/sites/dri/upload/dri_super_editor/dri_editor/documents/Education/L_apprentissage_des_langues.pdf


[4] Classification internationale type de l’éducation (CITE). CITE 2 correspond au premier cycle de l’enseignement secondaire.

[5] Mise en perspective européenne de la situation en Fédération Wallonie-Bruxelles sur l’apprentissage des langues, p. 10, ULg et FWB

[6] Mise en perspective européenne de la situation en Fédération Wallonie-Bruxelles sur l’apprentissage des langues, p. 9, ULg et FWB

[8] Holophrase : phrase qui, ne se décomposant pas, se rapporte à une situation prise dans son ensemble. (https://www.cnrtl.fr/definition/holophrase//1) . Le Cambridge Dictionary le définit comme un mot qui exprime une idée complexe, utilisés principalement par les jeunes enfants lorsqu’ils apprennent à parler. (https://dictionary. cambridge.org/fr/dictionnaire/anglais/holophrase)

[9] Total Physical Response, est une méthode mise au point par James Asher à la fin des années 1960 en Californie. Le principe de cette méthode est l’apprentissage en écoutant, en observant et en faisant (en imitant). La technique du TPR permet d’associer le langage et le mouvement physique. L’instructeur donne des ‘commandes’ en langue cible tout en faisant ce qu’il dit. L’apprenant réagit en exécutant ces commandes. Cet apprentissage par imitation permet aux apprenants d’associer le sens d’une action avec des mots / avec une phrase. Un tel apprentissage passif ne fait évidemment pas appel à un cours explicite des règles de grammaire. Tout se déroule sous forme de jeu, de la façon la plus naturelle possible. (https://lefrancaisillustre.com/tpr-pour-un-apprentissage-natu-rel-deslangues/#:~:text=Le%20TPR%2C%20ou%20Total%20Physical)

Les Jeunes MR souhaitent la promotion de la tolérance et de la non-discrimination lors des débats apprentis-citoyens.

En 2021, la tolérance et la non-discrimination doivent être le socle du comportement de chacun envers autrui. Ainsi, chaque être humain doit être libre d’aimer et d’être la personne qu’il souhaite. Chaque être humain doit être libre dans ses choix professionnels et éducatifs sans aucune discrimination quant à son sexe ou son orientation sexuelle.

Que cela soit au niveau européen par l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ou au niveau belge par l’article 11 de la Constitution, le principe de non-discrimination est défendu. Outre ce principe général, des lois plus spécifiques sont établies visant à défendre les droits des personnes LGBTQ+, que cela soit relatif au mariage, à l’adoption ou au respect de l’auto-détermination. Chaque année, l’International Lesbian and Gay Assocation publie un classement des pays quant à l’état des droits des personnes LGBTQ+.

En 2020, la Belgique est le second pays qui selon ces critères, est le plus égalitaire d’Europe quant à ces droits. Cela étant, des lacunes législatives restent présentes. Au-delà de la partie législative, la perception et le respect des droits de la communauté LGBTQ+ doivent encore être améliorés au sein de notre société.

En effet, malgré certaines avancées législatives favorables au respect des droits des personnes LGBTQ+, la réalité nous rappelle parfois que du chemin reste à faire avant que toute discrimination soit abolie. Le triste et révoltant assassinat de David P. à Beveren en mars

2021 reflète la situation de cette communauté dont les droits sont parfois loin d’être respectés. Pour que des événements tragiques de ce type n’arrivent plus, les jeunes libéraux doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour interpeller et conscientiser les jeunes quant à la tolérance et la non-discrimination, notamment envers la communauté LGBTQ+. Conscients que la tolérance doit être inculquée au plus tôt dans le parcours de vie des citoyens, sensibiliser et ouvrir les esprits d’un public jeune et toujours aux études semble le plus cohérent. Concrètement, cette motion vise à instaurer une mise en lumière systématique de la notion de tolérance, notamment vis-à-vis de la communauté LGBTQ+, lors des débats apprentis-citoyens auxquels les Jeunes MR participent. En amont, le sujet serait à aborder en sous-commission citoyenneté, avec l’ensemble des autres jeunesses de partis. La création d’un groupe de travail serait à minima envisagée et pourquoi pas une sous-commission permanente à ce sujet. Cela permettrait aux Jeunes MR de défendre cette notion de tolérance qui nous est chère en en discutant de manière encadrée avec les autres jeunesses politiques. Ensuite, cela pourrait aboutir à une systématisation de la question de tolérance lors de l’organisation de chaque débat en école.

Les Jeunes MR sont pour le développement du e-sport en Belgique

L’engouement pour le E-sport n’est plus à prouver. Le secteur du gaming en Belgique c’est au moins 1,1 million de joueurs et un revenu total avoisinant les 270 millions d’euros.

Au niveau mondial, la structuration de l’E-Sport atteint une certaine maturité, 2008 a vu naître la Fédération internationale d’E-Sport avec 7 fédérations nationales fondatrices dont la Belgian Electronic Sport Federation.

Depuis 2017, L’IeSF compte plus de 46 nations membres et le selon Newzoo (cabinet d’analyse) les revenus du secteur ne cessent de faire des bonds incroyables chaque année.

Nous ne voulons pas manquer le coche, c’est pourquoi il nous semble impératif de définir un cadre législatif et réglementaire favorisant le développement des compétitions d’E-Sport en Belgique.

Étant donné que depuis une dizaine d’années, le marché économique et l’engouement pour le E-sport ne cesse de se développer, que le Conseil Olympique d’Asie a reconnu officiellement l’E-sport comme un sport à part entière et que contrairement au reste du monde, la Belgique engrange un certain retard en matière d’encadrement du E-Sport. Nous proposons de mettre fin au vide juridique qui entoure l’E-Sport, la définition et la reconnaissance du E-Sport, la reconnaissance du statut d’e-sportif, la reconnaissance et la régulation des e-tournois ainsi que la mise en place d’un cadre spécifique pour les mineurs d’âge.

Les Jeunes MR souhaitent la promotion et l’accessibilité des centres de plannings familiaux.

Nous vivons une époque troublée, et la place de la femme est révélatrice des discriminations qui sévissent encore et toujours dans notre société. Dans tous les systèmes de pensée, la femme représente l’Altérité, avec un grand A, la figure de l’Autre. Il est souvent difficile de faire de la place à l’Autre, surtout quand on ne vit pas les mêmes difficultés. Ces difficultés sont d’autant plus importantes dans une société en proie aux replis identitaires, au racisme et aux discriminations en tous genres.

Une discrimination en particulier nous occupe au travers de la présente proposition, à savoir la discrimination que subissent les femmes faisant face à la précarité menstruelle.

Pour faire face à cette dernière, le Parlement écossais a approuvé le 25 février 2020 une proposition de loi portée par la Députée travailliste Monica Lennon, visant la gratuité des protections hygiéniques. La précarité menstruelle nous rappelle que nous ne pourrons jamais nous élever au-dessus de toute différence, de toute discrimination, mais nous avons l’obligation morale de tout faire pour qu’elles ne se ressentent pas ou que personne n’en soit victime.

Nous ne prendrons jamais acte du fait que les différences dont les femmes sont victimes parce qu’elles sont des femmes sont rédhibitoires.

Notre lutte contre cette discrimination ne s’inscrit cependant pas dans une gratuité, déresponsabilisant totalement la cellule familiale dans le confort personnel de ses composantes féminines. Nous préférons dès lors mettre en avant la responsabilité individuelle de chacun, car nous estimons que la sphère publique ne doit s’occuper que de ce que la sphère privée n’a su s’occuper elle-même.

En effet, “il y a toutes les différences du monde à traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première, c’est la démocratie ; la deuxième, c’est la dictature”. Cette phrase de Friedrich Von Hayek résume à elle-seule notre conception de la démocratie.

Promouvoir l’égalité des chances, ce n’est pas seulement s’assurer que tout le monde puisse avoir la possibilité d’être le principal acteur de sa propre destinée, c’est également prendre en considération le corollaire de toute conception de liberté, à savoir la responsabilité de chacun de ses membres. Nous considérons donc que l’assurance que les femmes puissent disposer de protections hygiéniques appartient à la sphère privée.

Cependant, nous ferions une cruelle erreur en laissant de côté celles qui doivent faire un choix entre responsabilité et confort. A cet égard, l’on estimait à 1,7 million de femmes faisant face à la précarité menstruelle en France en 2019 et plus de 500 millions dans le monde.

Il est difficile d’atteindre l’égalité des chances dans une société en proie aux replis identitaires, au racisme et aux discriminations en tous genres.

Les discriminations subies par les femmes faisant face à la précarité menstruelle sont à prendre en considération.

Les menstruations sont un vecteur potentiel de discrimination face à la fréquentation scolaire en général. Un potentiel choix des femmes entre la fréquentation scolaire et le confort personnel est intolérable.

Considérant la prévalence de la responsabilité individuelle en vue de la réalisation de l’égalité des chances, les Autorités publiques ne devraient agir que dans les cas où la cellule familiale ne permet pas à ses membres de bénéficier de l’égalité des chances.

Les statistiques concernant les femmes faisant face à la précarité menstruelle dans le monde sont grandissantes.

Nous nous opposons à une gratuité pure et simple des protections hygiéniques.

La promotion de l’action des plannings familiaux sur le terrain est nécessaire ainsi que l’élargissement de leurs missions à la lutte contre la précarité menstruelle.

La présence de plannings familiaux au plus près des concentrations d’étudiants est nécessaire.

En conclusion, nous sommes en opposition avec l’hypothèse d’une gratuité des protections hygiéniques, une telle imposition de l’égalité pure et simple éclipserait la responsabilité individuelle face à une problématique particulière.

Nous proposons donc deux mesures concrètes :

– En lieu et place d’une gratuité, nous proposons la promotion et la disponibilité maximale de l’action des centres de plannings familiaux au plus près des femmes qui en ont le besoin. A titre d’exemple, il existe des centres PMS dans chaque école secondaire, mais il n’existe pas de planning familial dans chaque campus universitaire. Or il est intolérable qu’une femme doive choisir entre aller en cours et son confort personnel. Il est donc crucial qu’un planning familial mettant à disposition des protections hygiéniques soit actif au plus près des concentrations d’étudiants et d’étudiantes.

– L’amendement de l’article 5 du Décret wallon du 18 juillet 1997 relatif aux centres de planning et de consultation familiale et conjugale : en l’état actuel, ce décret, base législative de l’action des plannings familiaux, ne contient pas de référence directe à la lutte contre la précarité menstruelle. Une simple référence à cette lutte dans le décret précité, couplée à la promotion de leurs activités, permettra aux plannings familiaux d’être actifs sur le terrain au plus près des femmes qui en ont besoin.

Non, c’est non !

À ce jour le nombre de victimes d’agressions sexuelles ne cesse d’augmenter en Belgique. En effet, plus de 100 viols sont commis par jour, ce chiffre reste une estimation car il existe le “chiffre noir” incluant les victimes n’ayant pas porté plainte.

– 48% des victimes ont moins de 19 ans.
– 1 personne sur 4 pense que la victime “l’a cherché” car sa tenue vestimentaire ou son comportement n’était pas approprié.
– 1 plainte sur 2 est classées sans suite.
– La majorité des victimes ont peur de porter plainte car elles ont peur d’être jugées et que leur dénonciation ne soit pas prise en considération.
– Le manque de formation dans les secteurs policier et judiciaire reste trop élevé.

L’impunité reste énorme et inconcevable. Il y a 1 814 condamnations sur 20 735 plaintes déposées. Les accusés ne sont pas punis à la juste valeur de leurs actes.

Nul n’a le droit sur la liberté d’autrui. Le premier droit de l’Homme c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété et la liberté de penser le tout en respectant chacun.

L’éducation est la base de la construction de la société de demain. Les mentalités doivent évoluer et non pas régresser, il est inacceptable de justifier le viol par la tenue vestimentaire de la victime.

Les Jeunes MR proposent un plus grand budget afin de former les policiers au mieux pour recevoir et comprendre les victimes.

Nous voulons également que les démarches administratives des victimes soient facilitées ; créer des centres où des policiers, des juristes médecins et psychologue soient en mesure de répondre à toutes les questions éventuelles de la victime et d’accompagner celle-ci au mieux dans ses démarches, sa reconstruction et son émancipation. Il est impératif de mettre fin à l’impunité d’actes d’une telle cruauté.

Les valeurs d’égalité et de liberté de chacun doivent être inculquées aux enfants dès le plus jeune âge, leur apprendre qu’une femme est au même pied d’égalité que l’homme et vice versa.  Aucun être humain n’a le droit sur un autre.

Nous voulons également qu’il y ait une amélioration de l’efficacité et de la qualité des poursuites afin de réduire le taux de classement sans suite et de lutter contre l’impunité.

Objectif : bilinguisme généralisé !

Partons de plusieurs constats :

Les deux communautés linguistiques s’éloignent progressivement.

L’accord de majorité du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale favorise la promotion du multilinguisme au-delà de la frontière de l’enseignement qu’il serait possible d’obtenir en FWB également.

La plupart des Bruxellois et des Wallons ont conscience de la plus-value du bilinguisme.

Le niveau de connaissance des langues telles que le néerlandais et l’anglais chez les Belges francophone est faible.

La plus-value non négligeable qu’apporte la connaissance de deux langues ou plus (en l’occurrence français et néerlandais) sur le marché de l’emploi.

Le bilinguisme généralisé entraînerait un rapprochement significatif des deux communautés linguistiques.

La Belgique est la capitale de l’Europe et l’impact du bilinguisme généralisé sur la cohésion sociale est positif.

L’enseignement ne peut pas être le seul vecteur de propagation du bilinguisme par lequel l’Etat intervient.

Les Jeunes MR proposent :

  • La mise en place d’une cartographie des initiatives déjà en place favorisant la promotion du bilinguisme pour permettre de les renforcer.
  • La mise sur pied d’un “Conseil du multilinguisme” qui pourra regrouper des universitaires, des experts mais également des écoles et bien d’autres partenaires. Il pourra également proposer des mesures pour l’anglais et sa promotion.
  • Le renforcement des concepts tels que l’enseignement d’immersion, CVO, STIMOB, Content and Language Integrated Learning (CLIL), Actiris.
  • De développer la formation bilingue d’enseignants et stimuler les échanges d’enseignants des deux communautés.
  • La création d’un site internet pour faciliter les accords entre les différents partenaires.
  • Prévoir un label “multilinguisme” pour les entreprises ou organisations qui soutiennent activement la connaissance linguistique de leur personnel.
  • D’inciter les réseaux de loisirs et culturels à s’ouvrir davantage aux jeunes issus d’autres groupes linguistiques.
  • D’inciter à l’accord de coopération entre le gouvernement fédéral et les communautés en ce qui concerne l’enseignement.
  • De stimuler les entreprises à investir dans la connaissance linguistique de leur personnel.
  • De mettre en place un suivi qui rendra visible l’impact du bilinguisme généralisé sur la vie économique du pays.

Les jeunes MR proposent un renforcement de l’apprentissage des langues dans l’enseignement secondaire francophone

L’offre d’apprentissage du néerlandais dans les écoles secondaires francophones n’est pas adaptée à la réalité communautaire et sociale de notre pays. Les autorités politiques de plusieurs partis flamands soulignent le fait que l’importance du bilinguisme n’est pas considérée de la même manière au Nord et au Sud du pays.

Suite au Brexit, l’Europe doit se donner les moyens de développer d’autres pôles d’apprentissage des langues, et particulièrement de l’anglais (Exemple des échanges Erasmus).

La Belgique a besoin de développer sa mobilité linguistique d’un point de vue culturel, scolaire, économique et doit pouvoir promouvoir l’utilisation et l’apprentissage des langues nationales au sein de l’enseignement de toutes les communautés.

Il est maintenant nécessaire pour de très nombreux emplois de maîtriser les langues nationales.

Nous souhaitons rendre la formation en néerlandais (via un cours de langue) obligatoire dès la première secondaire dans l’enseignement francophone. Dans l’optique de favoriser le bilinguisme (français/néerlandais), les Jeunes MR souhaitent également rendre obligatoire l’apprentissage du néerlandais dès l’école primaire. L’apprentissage d’une langue est beaucoup plus optimal s’il démarre dès le plus jeune âge. Mais aussi créer une offre d’écoles d’immersion complète dans les langues nationales et en anglais dans le réseau d’enseignement francophone, proposer que les cours de langues soient dispensés par des natifs néerlandophones ou germanophones dans l’enseignement francophone et inversement. Rendre l’enseignement des langues plus accessible pour les étudiants en difficulté via la mise en place de classes de soutien ou de renforcement et rendre l’offre d’écoles d’immersion complémentaire à l’offre d’écoles de formation qualifiante ou professionnalisante.

Les Jeunes MR souhaitent l’augmentation du plafond d’exonération des revenus des pompiers volontaires belges

Selon la modification de l’article 38 du code des impôts sur les revenus, les pompiers volontaires peuvent bénéficier d’une exonération fiscale sur leur revenu jusqu’à 6000 €/an.

En Belgique, il y a 12.000 pompiers volontaires qui assurent la sécurité de nos citoyens.

Ce plafond d’exonération et l’imposition n’encouragent pas les personnes à devenir pompier volontaire alors que le manque de ceux-ci se situe entre 20 et 25% d’effectif.

Il y a lieu d’assurer la sécurité de nos citoyens, en cas d’urgence, dans des délais rapides.

Une rémunération plus importante encouragerait les pompiers volontaires actuels à se rendre plus disponibles.

Les Jeunes MR proposent d’augmenter le plafond d’exonération actuel (6000€) des revenus des pompiers volontaires belges.

Les jeunes MR s’opposent à toute mesure de réduction collective du temps de travail

Les partis de gauche, et même Défi, recommencent à proposer la réduction collective du temps de travail comme une solution efficace de lutte contre le chômage.

Plusieurs constats ont été faits :

Le chômage des jeunes reste élevé à Bruxelles et en Wallonie (environ 30%).

Le chômage est en baisse depuis plusieurs années en Belgique et le nombre d’emplois vacants a doublé en trois ans.

Un départ à la retraite ou un partage du temps de travail d’un travailleur expérimenté ne peut jamais être comblé par l’arrivée d’un nouveau travailleur.

Le Conseil supérieur de l’emploi belge s’oppose à la réduction collective du temps de travail car la réduction de travail sans adaptation des salaires a un effet nul sur l’emploi, tout en amplifiant les coûts de l’entreprise qui voit le nombre d’employés augmenter pour une même masse de travail.

Le chômage baisse depuis plusieurs années en Belgique sous l’impulsion d’une conjoncture économique favorable et d’une politique en faveur de l’emploi et pas d’une réduction collective du temps de travail.

Les expériences à l’étranger n’ont pas été couronnées de succès. Les 35 heures en France n’ont pas créé plus d’emplois et ont grevé de manière durable les finances publiques.

Le numérique permet plus de flexibilité dans les horaires prestés afin de s’adapter à la réalité de chaque entreprise, il faut poursuivre les efforts vers une harmonisation du statut des travailleurs.

À la vision unique du travail comme un fardeau, les Jeunes MR considèrent qu’il peut être un vrai moyen d’émancipation. La formation reste le chemin le plus court vers l’emploi.

Les Jeunes MR s’opposent à la réduction collective du temps de travail comme une solution au chômage et la considère comme un sophisme. Nous considérons que cette mesure du siècle passé n’a pas sa place dans l’ère du numérique où la flexibilité, les qualifications et la formation seront les clefs de demain.