Les Jeunes MR plaident pour le respect de la neutralité de l’Etat

Que ce soit au niveau communal à Molenbeek et à Schaerbeek, ou bien au niveau régional au sein de l’organisme d’intérêt public, la STIB, ou encore récemment au niveau fédéral avec l’affaire Ihsane Haouach, l’ex-commissaire au gouvernement, le principe général de droit, que constitue la neutralité de l’État, est depuis plusieurs années piétiné par certains partis politiques, et ce souvent dans un but purement électoraliste.

Comme tout État démocratique, la Belgique se revendique neutre.

La neutralité de l’État se traduit par une obligation pour l’État de s’abstenir de prendre parti pour une appartenance convictionnelle, qu’elle soit politique, philosophique ou religieuse. Cette abstention relevant de la neutralité est étendue à ses agents, à savoir les fonctionnaires publics.

La neutralité vise la suppression de toute discrimination négative ou de partialité à l’égard des usagers du service public et est un outil visant à garantir l’égalité de traitement de tous les citoyens devant le service public.

La neutralité a pour objectif d’empêcher l’État de favoriser quelconque conviction afin de permettre aux citoyens de bénéficier pleinement de leur liberté de conscience et permet de renforcer la cohésion sociale et l’esprit de citoyenneté.

Les Jeunes MR proposent :

En vertu du principe de neutralité de l’État :

Que la neutralité d’apparence des agents de l’État soit respectée à travers l’interdiction du port de tout signe convictionnel ostentatoire, qu’il soit d’ordre politique, philosophique ou religieux et que l’État consacre le principe de neutralité dans sa Constitution.

Les Jeunes MR souhaitent promouvoir le monde culturel en Belgique et soutenir durablement ses acteurs.

Ces deux dernières années n’ont pas été simples pour le monde de la Culture et des Arts. Intermittents du spectacle, propriétaires de salles, techniciens, indépendants de l’événementiel, etc. Ces hommes et ces femmes qui nous font habituellement rire, pleurer et rêver ont souffert de la pire chose qui puisse être : la perte de leur droit

à l’expression d’eux-mêmes, de leur droit à effectuer le travail qu’ils aiment et pour lequel il est nécessaire de se battre aujourd’hui.

Au sein de la délégation à la Culture, nous souhaitons proposer aux Jeunes MR de prendre part au processus de revalorisation et de soutien au monde culturel en Belgique.

En plus de faire la promotion de ce secteur, et de soutenir ses acteurs de terrain, les jeunes MR doivent veiller à favoriser l’accessibilité à toutes les formes d’art auprès du jeune public, car c’est à travers la Culture que les jeunes générations peuvent se construire et s’épanouir pleinement l’esprit.

Les Jeunes MR proposent une série de mesures sur la thématique du soutien au monde culturel, ainsi que sur la thématique de l’accessibilité à la Culture pour les jeunes.

Soutien au monde de la Culture :

  • Financement des institutions

Nous proposons de favoriser un mécénat via des compléments de financements publics : il s’agirait de favoriser la philanthropie culturelle et d’encourager les opérateurs culturels dans leurs démarches de recherche de mécénat par l’octroi d’un complément financier.

Nous proposons de soutenir et d’encourager le financement participatif. Grâce à ce système de financement complémentaire, de plus petites productions pourraient ainsi gagner en importance. Il faudrait soutenir et développer

la création de telles plateformes monitorées par des institutions publiques qui garantiraient une transparence dans les fonds apportés et dans leur utilisation.

Nous proposons de demander l’élargissement du taxshelter à d’autres secteurs culturels, de même qu’en permettant à des structures plus petites de bénéficier de ce système. Ainsi, en dessous d’un certain seuil, les procédures devraient être allégées.

Nous proposons d’accélérer le passage au numérique dans le traitement des dossiers de subvention : il faut mettre en place des procédures simplifiées de demande par internet. Favoriser également les partenariats public/privé dans le domaine du numérique et de la numérisation de la création artistique et du patrimoine.

  • Aide à l’emploi des acteurs du monde culturel

Nous proposons la réalisation d’un cadastre de l’emploi culturel, afin de favoriser l’emploi artistique au sein des institutions culturelles subventionnées.

Nous proposons la création d’un guichet d’informations pour artistes et entrepreneurs culturels au sein de la FWB, il serait bon de créer des structures d’accompagnement qui puissent exercer de manière neutre des missions d’information et de conseil auprès des artistes et des entrepreneurs culturels.

Nous proposons de faciliter l’accès à la protection de l’intermittence : déterminer un nombre raisonnable de prestations annuelles obligatoires pour l’accès au statut d’intermittent. En concertation avec les partenaires sociaux et professionnels. De même que de faciliter l’accès aux allocations de chômage en trouvant des règles de calculs adaptées.

Favoriser l’accessibilité au monde de la Culture pour les jeunes :

Nous souhaitons la création d’un Pass-Culture, via l’élargissement de l’actuel «museumPASSmusées» à l’ensemble du secteur culturel en commençant par les arts du spectacle. Nous souhaitons créer un Pass- Culture à destination spécifique de chaque jeune âgé de 18 ans. En prenant exemple sur des expériences similaires menées notamment en France. Notamment en développant des applications pour smartphone afin d’en faciliter l’accès pour les jeunes.

Nous souhaitons assurer, via des subventions, la gratuité des musées pour les étudiants durant les périodes creuses de l’année académique, dite des « jours blancs », de manière à permettre aux professeurs ou aux autres personnes concernées d’emmener des élèves visiter ces derniers. Nous souhaitons soutenir la place de la Culture au cœur des établissements d’enseignement supérieur (activités artistiques, cours à option, etc.) de même que de mettre en œuvre des incitants pour le développement de programmes culturels ambitieux et structurés au sein de notre enseignement supérieur.

Les Jeunes MR sont pour un cours de citoyenneté politique dans le secondaire.

En Belgique, beaucoup de personnes ne semblent pas connaître les différentes institutions politiques et leurs fonctionnements. Cela se voit dans la vie de tous les jours quand les citoyens s’interrogent, par exemple, sur le rôle d’un conseiller communal, la différence entre le conseil et le collège communal, qui décide de quoi… Il est cependant primordial pour tout un chacun de comprendre comment leur commune, province, région, communauté, état fonctionnent afin de permettre de s’y intéresser et de s’y engager. Et ceci en tout temps et pas seulement 2 mois avant une élection parce qu’il « faut » aller voter.

En parallèle, depuis septembre 2017, les élèves ont la possibilité de suivre un cours de philosophie et citoyenneté à raison d’une période par semaine. Comme repris dans la carte blanche du 23 novembre dernier de Nathan Eynatten, ce cours a pour objectifs : « 1° promouvoir le « vivre ensemble » ; 2° permettre aux élèves de connaître leurs droits et leurs devoirs de citoyens ; 3° développer une approche éthique et philosophique sur des sujets de la vie quotidienne ». Promouvoir le « vivre ensemble » est, selon nous, indissociable d’un engagement citoyen éclairé dans les institutions. Ce cours est donc censé apporter les

connaissances nécessaires à chacun afin de comprendre les différentes institutions et donc, de leur permettre de s’engager.

Actuellement, les programmes pour les 1er, 2e et 3e degrés de l’enseignement secondaire mentionnent de manière répétitive un chapitre lié à l’insertion et la participation au processus démocratique. Les différentes notions et concepts vus dans ces chapitres sont les suivants :

Ensuite, durant l’heure commune du troisième degré, les notions politiques suivantes sont abordées dans une compétence nommée : “L’État, pourquoi ? Jusqu’où ?”

Enfin, durant l’heure optionnel du troisième degré, les notions suivantes sont abordées dans la compétence nommée : “L’État, pouvoir(s) et contre-pouvoirs”

Nous voyons donc clairement avec cette dernière notion (qui est celle qui nous intéresse dans ce cas) que le fonctionnement institutionnel belge est relégué au second plan de ce cours.

Selon nous, il faut accorder une place plus importante à cette dernière notion (“Acteurs institutionnalisés et non institutionnalisés en Belgique et au niveau international”, que nous proposons de détailler ci-dessous), notamment en l’incluant dans l’heure de cours commune à tous, mais aussi en l’étalant sur les trois degrés.

Par exemple, voici ce qui pourrait être proposé :

En informant les jeunes sur le fonctionnement de la politique belge à tous les niveaux, nous en faisons des citoyens-acteurs de demain, plus proactifs et plus sensibles à la cause politique. En effet, le rejet politique ambiant peut-être expliqué (pas uniquement, mais au moins en partie) par l’incompréhension du système politique belge.

Les Jeunes MR demandent qu’un réel cours de citoyenneté politique soit développé afin d’expliquer le système politique belge aux jeunes, avec travaux pratiques afin de rendre cela concret (par exemple : aller visiter une administration communale, faire le compte-rendu d’un conseil communal, interviewer un acteur politique local…).

Mais aussi que ce cours fasse partie de l’heure obligatoire et non optionnelle, qu’il y soit développé et expliqué l’importance de l’implication des gens en politique et du vote et qu’un programme détaillé soit adapté selon le niveau d’apprentissage (1er, 2e ou 3e degré, voir exemple ci-dessus) afin de brosser tout le système pendant les 6 années d’étude.

Les Jeunes MR veulent des heures d’informatique pour les étudiants dans le secondaire.

En Belgique francophone, des cours d’informatique ne sont toujours pas donnés dans le secondaire, par conséquent les étudiants doivent attendre les études supérieures pour se spécialiser dans ce domaine s’ils le souhaitent.

Des manques de plus en plus criants de connaissances dans l’informatique que ce soit dans l’initiation au codage ou la maîtrise des outils Microsoft Office (Word, Powerpoint…) sont à constater.

Des écoles techniques ou professionnelles proposant ce type de formations existent, mais plus rarement dans le général ce qui ne permet pas à tous les élèves de profiter des mêmes bases.

Apprendre aux jeunes adultes les bases du codage n’est pas simplement un plus.

Il s’agit d’une ouverture d’esprit permettant de comprendre la manière dont se construit le monde d’internet et de ce qui le caractérise. De plus, cela permettrait aux étudiants de déjà pouvoir commencer à se familiariser et envisager des études dans ce domaine pour la suite ;

Il faut permettre à la jeunesse de connaitre les enjeux qui se cachent derrière les réseaux sociaux (gestion des données, les dangers de ces derniers…) et continuer de parler du harcèlement qui a lieu entre autres sur les réseaux sociaux et qui touche 4 enfants/adolescents sur 10 (en France).

Nous devons pouvoir offrir aux étudiants ayant choisi de s’orienter vers l’informatique dans leurs études supérieures, une préparation et la connaissance de certaines notions vues au préalable.

Les Jeunes MR souhaitent :

Une heure par semaine d’un cours appelé sciences numériques et technologie.

Nous proposons de rajouter une heure de plus par semaine qui serait combinée, d’une semaine de travaux pratiques sur ordinateur, et une autre en cours manuscrit avec de la théorie.

Les codages comprenant des mathématiques, il serait envisageable qu’en cas d’absence de profs d’informatique, un ou des professeurs de math ayant suivi une formation au préalable puissent assurer le cours.

En dernière année, une évaluation sanctionnée par un certificat de type PIX (certificat français ayant pour but de montrer que l’élève a acquis les bases requises) pourra être proposée aux élèves afin qu’ils puissent se prévaloir d’une réelle valeur ajoutée sur le marché du travail

Les Jeunes MR proposent d’insérer une notion de neuropsy dans la formation initiale des enseignants.

Dans une école d’enseignement traditionnel, une grande partie des élèves est confrontée à des problèmes liés à la lecture, au calcul, à l’orthographe, etc.

Ces difficultés relèvent souvent de soucis « dys » : dyslexie, dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie etc. Les professeurs, lors de leur formation initiale ne sont pas formés à juste titre aux « dys », ce qui rend compliqué, au quotidien, l’application des aménagements raisonnables nécessaires pour contourner les « dys ».

Il est possible de réaliser une formation d’un an supplémentaire pour être spécialisé en orthopédagogie.

Un diagnostic pour poser un constat de « dys » est excessivement cher et peut nécessiter l’implication de nombreux spécialistes (par exemple pour la dyspraxie, pas moins de 6 docteurs sont nécessaires pour arrêter le diagnostic).

La FWB a décidé d’augmenter la formation initiale des enseignants en vue de se conformer à la réalité du terrain.

Les professeurs se sentent très souvent démunis face à la situation. Les jeunes enseignants, souvent plus volontaires dans l’application des aménagements raisonnables, sont souvent confrontés à des collègues qui refusent d’appliquer de tels aménagements, car ils nécessitent de nombreuses modifications dans l’organisation des cours.

L’enseignement dit « traditionnel » va, avec le pacte pour un enseignement d’excellence, accueillir des enfants qui nécessitent plus d’attention, qui auparavant étaient suivis dans l’enseignement spécialisé. Ce changement impliquera également de nouvelles contraintes aux professeurs, non formés pour ce genre de situation. Les futurs enseignants ne disposent pas tous d’une formation éclairée sur les différents troubles d’apprentissages qui existent. Il leur est possible de suivre des formations par la suite, mais celles-ci sont souvent très générales. Ils doivent donc apprendre « sur le tas ».

Les Jeunes MR souhaitent que, dans la réforme de la formation initiale des enseignants, une approche de neuropsychologie soit insérée dans le cursus des futurs enseignants. Dans cette formation, nous souhaitons que chacun des troubles d’apprentissages soit étudié de sorte à éclairer le corps professoral sur les aménagements disponibles pour les élèves à besoins spécifiques. Cette formation devrait intervenir lors de la deuxième moitié de la formation initiale, de sorte à la rapprocher le plus possible de l’entrée en fonction des jeunes enseignants.

Les Jeunes MR proposent une refonte des examens d’entrée en médecine et des numéros INAMI

En 2014, les numéros INAMI posaient déjà problème. On avait déjà entamé la réserve jusqu’en 2018. En 2021, Valérie Glatigny déclare : « Notre quota restera bloqué à 505, notre ‘dette’ de numéros à rendre sera toujours de 1 531 ».

Les étudiants sont dans la crainte de se retrouver sans numéro à la sortie de leur étude, le système des examens d’entrée n’est plus adapté et pose plusieurs pro- blèmes.

De plus, certaines communes se retrouvent délaissées dû à leur géolocalisation.

Il y a un état d’urgence alors que le problème est médiatisé depuis 2014.

Il n’est pas normal que les étudiants étudient avec une épée de Damoclès sur la tête. Actuellement cela touche principalement les médecins, nous ne sommes pas à l’abri qu’un jour les paramédicaux soient impactés également.

Les Jeunes MR proposent :

La refonte complète de l’attribution des numéros INAMI.

Nous voulons réaffirmer notre soutien auprès des étudiants en médecine et demandons une solution au système d’endettement actuel qui est sans fin.

Nous souhaitons également clarifier le retrait du numéro INAMI.

Il faut réformer complètement le système d’attribution et non chercher à améliorer un système ou la base est déjà problématique. Le système des examens d’entrée devrait être des sessions uniques et les numéros INAMI utilisés par les étudiants étrangers rentrant chez eux pour exercer leur profession ne devraient pas être comptabilisés

Les Jeunes MR veulent un plan d’action global pour mieux lutter contre le suicide

La crise sanitaire a eu de multiples répercussions sur la santé des Belges notamment sur leur santé mentale. En effet, les différentes périodes de confinement ont exacerbé le mal-être mental de certains groupes de la population (dont les jeunes) avec comme conséquence des services psychiatriques et pédopsychiatriques débordés.

Cette situation au sein des hôpitaux psychiatriques et services de santé mentale, révélée au grand public par la crise sanitaire, était déjà sous tension depuis plusieurs années (manque de places et de personnels dans certaines institutions) malgré les réformes politiques passées visant à réorganiser les soins de santé mentale en Belgique.

Dans notre pays, la problématique du suicide touche toutes les couches sociales de la société, peu importe le genre, l’âge et la couleur de peau. Nous sommes donc tous concernés par cette thématique qui touche d’autant plus fort certains groupes d’individus.

Parmi les publics fragilisés par cette pandémie, nous retrouvons les enfants et les jeunes qui, à des moments récurrents, ont vu leur vie sociale chamboulée par diverses règles sanitaires. En effet, ce sont surtout l’école, les lieux de sports intérieurs et extérieurs ainsi que les lieux d’activités qui ont leur ont été difficiles d’accès voire complètement fermés à plusieurs reprises. Pourtant, avoir une vie sociale est nécessaire pour leur assurer un développement psychologique positif et sécure.

Dans ce contexte sanitaire anxiogène, la question du suicide chez les jeunes est un sujet important dans notre société. Et elle l’est encore plus pour toutes celles et tous ceux qui avaient déjà une santé mentale fragile avant la pandémie et qui ne pouvaient trouver du soutien au sein de leur foyer et de leur réseau de proches. Avoir accès à de l’aide et des professionnels de la santé mentale était donc une question cruciale pour leur bien-être.
De plus, l’apparition de nouvelles technologies et des réseaux sociaux qui va avec eux ont entraîné une hausse du harcèlement sur les réseaux sociaux.
La crise du Covid19 et ses répercussions économiques négatives ont durement impacté le
portefeuille de certains professionnels. Parmi ceux-ci, les indépendants se sont retrouvés fragilisés à un tel point qu’ils représentent un nouveau groupe de personnes devant faire face à des pensées suicidaires et à être pris en charge par des professionnels de la santé mentale. Il n’existe pas de plan global de lutte contre le suicide. Chaque Région est libre et responsable d’en mettre un en place si les autorités politiques l’estiment nécessaire.

Les chiffres relatant du suicide en Belgique sont extrêmement préoccupants et témoignent d’une réalité complexe.
Selon l’ASBL “Un Pass dans l’Impasse”, en 2018,1.782 Belges (dont 1277 hommes et 505 femmes) se sont donné la mort. Il y a des variations en fonction de l’âge et du sexe. Pour 2018, un pic a été atteint (68,44 par 100.000 habitants) concernant les hommes de 85 ans et plus. Mais proportionnellement à la population, le taux est au plus haut chez les 45-54ans. Le taux est de 16,64 par 100.000 habitants chez les femmes et de 35,46 par 100.000 habitants chez les hommes. En 2019 : il y avait 18,3 décès à cause du suicide par 100.000 habitants.

Plus précisément en Wallonie, le taux de décès par suicide par 100.000 habitants (moyenne de 2014 -2018 ; 44,94 pour les hommes de 45-54 ans) est bien plus élevé qu’en Flandre (32,45 pour les hommes de45-54 ans) et à Bruxelles (24,10 pour les hommes de45-54 ans). De ce fait, cette disparité régionale ne doit pas être ignorée.

C’est donc près de 5 suicides par jour en Belgique et le suicide est la première cause de décès chez les 15-44 ans, surtout chez les 15-24 ans.

Et cela s’est aggravé avec la crise sanitaire. Pendant la crise du COVID-19, les pensées suicidaires et les tentatives de suicide ont augmenté dans la population. Un jeune sur 4 (âgé de 18-29 ans) a déclaré avoir sérieusement envisagé le suicide au cours des 12 derniers mois.

Comparée aux autres pays européens, la Belgique est à la traîne. En effet, en comparaison à la moyenne de 15 pays européens (15 décès par suicide pour 100.000 habitants), notre pays a le plus haut taux de suicide (23 décès par suicide pour 100.000 habitants), que ce soit pour les hommes (1,5 fois plus élevé) ou les femmes (1,8 fois plus élevé).

Les médias, de par leur rôle de diffusion d’informations à un large public, ont un rôle important à jouer dans le cadre de ce plan. En effet, selon des données empiriques, il apparaît que certaines caractéristiques du traitement médiatique des histoires de suicide augmentent le risque de suicide dans la population (ex : de manière dramatique, sensationnelle, ou romantique). Malheureusement, il n’existe aucun cadre législatif contraignant les rédactions médiatiques à tenir compte des recommandations existantes pour parler déontologiquement du suicide. Pourtant, bien communiquer sur le sujet contribue aussi à la prévention du suicide.

La récolte de données concernant les décès par suicide est encore fastidieuse et l’analyse
qui en résulte prend donc du temps. Pourtant, avoir accès à ces informations est crucial pour mieux comprendre l’évolution du suicide au sein de notre société.
Suite à ce constat, il faut donc agir.

Pour ce faire, les Jeunes MR souhaitent :

  • La mise en place d’un plan global de lutte contre le suicide financé par le budget nécessaire.
    Ce plan devrait tenir compte des réalités régionales du suicide dans chaque Région en Belgique francophone et réunir tous les acteurs concernés autour de la table ;
    • Ce plan de lutte devrait promouvoir la santé mentale auprès du public général ainsi
    qu’auprès des groupes plus fragilisés, dont les jeunes, les personnes LGBTQI + et les
    personnes âgées.
    • Cette promotion de la santé mentale devrait se réaliser au travers de campagnes
    ponctuelles largement diffusées dans les différents médias (presse écrite et audiovisuelle).
    • Ce plan de lutte devrait renseigner sur les lieux de soutien et d’accompagnement à
    la santé mentale, à la fois auprès du public général ainsi qu’auprès des groupes plus
    fragilisés dont les jeunes et les personnes âgées.
    • Une évaluation des besoins en termes de bien-être psychique au sein de chaque
    province afin d’assurer une couverture optimale par des services d’aide et de prise en
    charge de la santé mentale.
  • La mise en place d’un cadre législatif sensibilisant les rédactions de médias diffusant des informations
    relatives à la santé et au bien-être (que ce soit en presse écrite ou audiovisuelle)
    à former en leur sein une personne de référence sur les pratiques déontologiques pour parler du suicide ;
  • Un accès simplifié aux données statistiques permettant d’interpréter plus facilement l’évolution du suicide dans notre pays ;
  • La participation des Jeunes MR aux journées de promotion de la santé mentale et de la
    lutte contre le suicide.

Les Jeunes MR veulent la suppression de la discrimination imposée aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) pour le don de sang.

A l’heure actuelle, rien ne remplace le sang. En Belgique, il faut plus de 500.000 poches de sang par an pour faire face aux besoins.

Dans les années 80, il était interdit pour les HSH de donner du sang afin de limiter la propagation de la maladie VIH et réduire le risque de contamination par transfusion sanguine.

Depuis 2017, les HSH doivent attendre douze mois après toute relation sexuelle pour pouvoir donner leur sang[1]. Les non-HSH peuvent donner leur sang sans délai s’ils ou elles ont des rapports avec un partenaire régulier. En cas de nouveau(lle) partenaire, ils/elles doivent attendre quatre mois.

Prochainement, la CEDH va se prononcer sur la collecte de données sur l’orientation sexuelle ainsi que l’abstinence sexuelle imposée aux seuls HSH comme condition d’accès au don de sang[2].

En Belgique, entre 2003 et 2014, seulement 7 dons de sang ont révélé une infection récente au VIH, sur un total d’environ 7,8 millions dons[3].

Bien qu’il n’y ait eu aucun cas de transmission du VIH chez un receveur depuis au moins 15 ans, le risque qu’un tel évènement survienne est évalué à une contamination d’un receveur par 2.325.000 dons, c’est-à-dire une fois tous les 3,5 à 4 ans.

A l’heure actuelle, toutes les maladies transmissibles par le sang sont détectables quatre mois après une prise de risque[4]. La période d’exclusion de don qui est imposée à la grande majorité de la population belge est de 4 mois (voyage dans la partie subsaharienne de l’Afrique, nouveau partenaire, accouchement (6 mois), opération, endoscopie, piercing et tatouage).

La Belgique utilise les tests génomiques et chaque don est systématiquement analysé.

Une étude réalisée par Santé publique France démontre que sur la période 2015-2017, il a été estimé à un don VIH positif non détecté sur 5,2 millions de dons[5].

Nos voisins français, danois, autrichiens et néerlandais ont réduit de 12 à 4 mois la période d’abstinence imposée aux HSH sur base d’éléments objectifs, scientifiques et indépendants.

Le gouvernement britannique a annoncé qu’à partir de l’été 2021, le délai sera réduit à 3 mois[6]

Il faut supprimer entièrement la période d’abstinence pour les HSH et se concentrer sur les comportements à risques plutôt que sur des « groupes à risques », ces derniers étant stigmatisés.

En Europe, certains pays orientent leur politique de don de sang en imposant des délais aux personnes ayant des rapports sexuels à risque (Albanie, Bulgarie, Hongrie, Israël, Italie, Lettonie, Pologne, Portugal, Russie, Saint-Marin, Espagne) mais sans exclure a priori les HSH. Les Jeunes MR proposent la suppression de toute discrimination envers les HSH qui donnent leur sang par la suppression de la période d’abstinence de 12 mois actuellement imposée et demandent au Ministre fédéral de la Santé de faire approuver urgemment un Arrêté royal afin que les règles actuelles soient proportionnelles et conformes aux données scientifiques les plus récentes.

Les Jeunes MR souhaitent une modernisation de l’apprentissage des langues en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il ressort d’une étude Eurostat[1] que seulement 27,3 % des élèves belges de 1er cycle apprennent deux ou plusieurs langues étrangères.

Notre pays est largement dépassé par des pays comme le Luxembourg (100%), la Finlande (98,4%), le Portugal (86,8%), le Danemark (82,8%), la Suède (77,9%). Il est même inquiétant de voir que la Belgique est aussi dépassée, certes dans une moindre mesure, par des pays n’ayant qu’une langue officielle comme la France (56,7%) et l’Allemagne (34,5%).

Cette même étude (élèves du premier cycle du secondaire) nous indique qu’en 2015, 52,3 % des élèves francophones étudient le néerlandais alors que 99,0 % des élèves néerlandophones étudient le français.

Dans son eurobaromètre « les Européens et les langues » publié en 2005[2], la Commission européenne nous apprend que les 3 langues les plus parlées en dehors de la langue maternelle en Belgique sont l’anglais (52%), le français (44%) et l’allemand (25%).

Dans leur article, « La connaissance des langues en Belgique » publié en 2007[3], Victor Ginsburgh (ULB, UCLouvain) et Schlomo Weber (UCLouvain et Southern Methodist Unveristy, Texas) nous révèlent que 59 % des flamands connaissent le français alors que seulement 19% des Wallons connaissent le néerlandais.

Dans ce même article, on apprend que l’anglais est parlé par 52% de Flamands contre 17% de Wallons.

Au niveau CITE 2[4], plus de 99% des élèves de la FWB suivent un et un seul cours de langue, alors qu’en moyenne sur l’ensemble des états membres, 2% des élèves du niveau CITE 2 ne suivent pas de cours de langue, 37% en suivent un, mais 61% en suivent déjà deux[5]. En fonction de la filière d’enseignement, le nombre de périodes consacrés aux langues modernes diffère. En effet, dans l’enseignement général, un minimum de 6 périodes par semaine sont consacré aux langues modernes. Dans l’enseignement technique, ce minimum passe à 2 périodes en fonction du choix d’option. Dans l’enseignement professionnel, aucune norme généralisée n’existe pouvant mener à l’inexistence de cours de langue dans ce type d’enseignement[6].

52,7% des offres d’emploi Actiris en 2016 contenaient des exigences linguistiques. Parmi celles-ci, 56,8% exigent la connaissance du néerlandais et du français alors que seulement 14,4 % exigent la connaissance de l’anglais uniquement[7].

En mars 2002, le Conseil européen de Barcelone a fixé comme objectif pour tous les citoyens européens l’apprentissage d’au moins deux langues étrangères dès le plus jeune âge.

La connaissance d’une ou plusieurs langues en plus de sa langue maternelle est un atout non-négligeable sur le marché du travail.

L’étude d’Actiris sur les offres d’emploi nous montre d’ailleurs que la connaissance d’une langue étrangère (comprenez « autre que sa langue maternelle ») devient de plus en plus une condition à l’employabilité.

L’apprentissage des langues ne permet pas seulement de communiquer avec autrui, il permet aussi d’ouvrir les horizons vers d’autres cultures. Apprendre une langue, c’est se donner la possibilité de comprendre une culture et de s’ouvrir vers les autres communautés de notre pays.

L’apprentissage d’une langue étrangère, c’est aussi s’ouvrir le champ des possibles à l’époque d’une société mondialisée.

La connaissance de langues étrangères permet aux individus une liberté de choix de vie, qu’il soit personnel ou professionnel, bien plus large. C’est un véritable moyen d’émancipation de l’individu.

La Belgique est la capitale de l’Europe et l’impact du multilinguisme sur la cohésion sociale est positif. Le potentiel multilinguisme de notre pays, issus de la multiculturalité déjà présente, pourra être réalisé au travers d’une réforme en profondeur de l’apprentissage des langues ;

L’Education formelle ne doit plus être le seul lieu d’apprentissage des langues. Il est temps de valoriser l’éducation non formelle dans le cadre de l’apprentissage des langues. Le terreau fertile que représente le tissu associatif francophone existe déjà. Le réel objectif est de permettre à ce dernier d’atteindre son plein potentiel dans le développement de stratégies d’apprentissage mixte mêlant éducation formelle et non-formelle.

Les Jeunes MR souhaitent l’apprentissage des langues dès la maternelle et a minima dès la 1ère primaire est un moyen de tirer vers le haut le niveau de langue de notre pays. Les chiffres en matière d’apprentissage précoce des langues dans des pays comme la Suède, la Finlande ou même le Luxembourg en sont la preuve. Ceci doit passer par une réforme des référentiels (maternel et primaire) et une réforme des socles de compétences (secondaire). A l’instar du Pacte pour un enseignement d’excellence, ces derniers devront être revus graduellement en commençant par le maternel.

L’obligation scolaire étant actuellement fixée à l’âge de cinq ans et afin de permettre un apprentissage des langues dès le plus jeune âge, les Jeunes MR appellent à ce que ce dernier puisse commencer dès la troisième maternelle. Cela permettra en outre à chaque enfant d’avoir accès à un apprentissage des langues de qualité sans pour autant creuser le déficit en termes de niveau de langue.

De plus, les disparités en termes d’apprentissage des langues en fonction du type d’enseignement (général, technique, professionnel) pourraient être atténuées au travers d’un apprentissage précoce des langues.

L’apprentissage des langues au fil de l’enseignement obligatoire devra tenir compte des différentes avancées en termes de pédagogie, mais également des recherches propres à l’apprentissage des langues.

  • En maternelle, les parents seront amenés à choisir une première langue étrangère qui devra impérativement être une des langues officielles de notre pays. En Fédération Wallonie-Bruxelles les parents auront donc le choix entre le néerlandais ou l’allemand comme première langue. L’apprentissage de cette dernière se basera sur un objectif d’éveil à la langue au travers de divers moyens (jeux, histoires, chansons, apprentissage passif, …). Les méthodes d’enseignement holophrastique (se dit des langues dont la principale caractéristique est que toute une phrase s’exprime en un seul)[8] ou de la méthode TPR[9] (Total Physical Response – apprentissage basé sur l’écoute, l’observation et l’imitation) ont fait leurs preuves dans d’autres pays européens et devraient être une source d’inspiration en la matière. Additionnellement, l’inclusion d’acteurs de l’éducation non formelle dans le temps scolaire pourrait être un atout afin de permettre un apprentissage passif des langues.
  • En primaire, l’apprentissage de la langue étrangère choisie en maternelle serait poursuivi. Un test de niveau serait mis en place en 1ère primaire afin de concrétiser la mise en place de cours de langues par niveau d’apprentissage.
  • En secondaire, l’apprentissage des langues sera intensifié en fonction des cycles. En début de premier cycle, il sera demandé à l’élève et à ses parents de choisir une deuxième langue étrangère. Le choix se fera entre la deuxième étrangère officielle (comprenez « langue officielle hors langue maternelle et qui n’a pas été choisie en maternelle) et l’anglais.
  • A l’entrée dans le deuxième cycle, le choix en termes de langue pourra être de choisir l’anglais pour les élèves qui n’ont pas encore commencé à l’apprendre. Pour les autres une 3ème langue étrangère pourra être proposée à la discrétion de l’école et en fonction des possibilités.
  • Pour le troisième et dernier cycle du secondaire, Il sera possible d’envisager l’apprentissage d’une 4ème langue étrangère pour les élèves en section « langues fortes ».

Dans le cadre d’un parcours d’apprentissage au fil de l’enseignement obligatoire, Les Jeunes MR sont convaincus de la nécessité de moderniser les méthodes d’enseignement (Enseignement holophrastique, méthode TPR,…). Un travail devra être mené en la matière pour permettre aux professeurs plus de flexibilité dans l’organisation de leurs cours dans une optique de modernisation de l’apprentissage des langues.

Afin d’améliorer l’apprentissage des langues, des accords de coopération doivent être conclus entre les communautés afin de faciliter la mobilité des professeurs. Dans ce cadre, une attention particulière devra être portée aux freins à cette mobilité comme l’écart salarial, la distance du lieu de travail etc.

Des programmes européens comme Erasmus+ ou le corps européen de solidarité ont acquis une certaine notoriété au travers des possibilités de mobilité internationale qu’ils permettent. Cependant, la mobilité intra nationale de jeunes est trop peu souvent mise en avant. Les Jeunes MR appellent à une valorisation de la mobilité entre communautés linguistiques permettant une meilleure connaissance des langues officielles tout en permettant aux jeunes de différentes communautés de se rencontrer et de collaborer dans le cadre de projets associatifs.

Étant convaincus que l’apprentissage des langues se fait aussi par l’immersion, les Jeunes MR appellent à la mise en place d’une plateforme intercommunautaire visant à faciliter les échanges linguistiques dans le cadre scolaire et extrascolaire. Cette plateforme pourrait également aider les jeunes désireux de trouver un job étudiant dans une autre communauté afin de parfaire leur apprentissage.

Sources :

http://languageknowledge.eu/fr/countries/belgium
https://ec.europa.eu/commfrontoffice/publicopinion/archives/ebs/ebs_237.fr.pdf
https://www.researchgate.net/publication/24110029_La_connaissance_des_langues_en_Belgique
https://www.actiris.brussels/media/cmvjlkqx/exigences-et-connaissances-linguistiques-_-octobre-2017-h-C0B7B599.pdf
http://www.dri.cfwb.be/index.php?eID=tx_nawsecuredl&u=0&g=0&hash=72f8d5b47339434358de4694ca7ef97b42045d65&-file=fileadmin/sites/dri/upload/dri_super_editor/dri_editor/documents/Education/L_apprentissage_des_langues.pdf


[4] Classification internationale type de l’éducation (CITE). CITE 2 correspond au premier cycle de l’enseignement secondaire.

[5] Mise en perspective européenne de la situation en Fédération Wallonie-Bruxelles sur l’apprentissage des langues, p. 10, ULg et FWB

[6] Mise en perspective européenne de la situation en Fédération Wallonie-Bruxelles sur l’apprentissage des langues, p. 9, ULg et FWB

[8] Holophrase : phrase qui, ne se décomposant pas, se rapporte à une situation prise dans son ensemble. (https://www.cnrtl.fr/definition/holophrase//1) . Le Cambridge Dictionary le définit comme un mot qui exprime une idée complexe, utilisés principalement par les jeunes enfants lorsqu’ils apprennent à parler. (https://dictionary. cambridge.org/fr/dictionnaire/anglais/holophrase)

[9] Total Physical Response, est une méthode mise au point par James Asher à la fin des années 1960 en Californie. Le principe de cette méthode est l’apprentissage en écoutant, en observant et en faisant (en imitant). La technique du TPR permet d’associer le langage et le mouvement physique. L’instructeur donne des ‘commandes’ en langue cible tout en faisant ce qu’il dit. L’apprenant réagit en exécutant ces commandes. Cet apprentissage par imitation permet aux apprenants d’associer le sens d’une action avec des mots / avec une phrase. Un tel apprentissage passif ne fait évidemment pas appel à un cours explicite des règles de grammaire. Tout se déroule sous forme de jeu, de la façon la plus naturelle possible. (https://lefrancaisillustre.com/tpr-pour-un-apprentissage-natu-rel-deslangues/#:~:text=Le%20TPR%2C%20ou%20Total%20Physical)

Les Jeunes MR souhaitent la promotion de la tolérance et de la non-discrimination lors des débats apprentis-citoyens.

En 2021, la tolérance et la non-discrimination doivent être le socle du comportement de chacun envers autrui. Ainsi, chaque être humain doit être libre d’aimer et d’être la personne qu’il souhaite. Chaque être humain doit être libre dans ses choix professionnels et éducatifs sans aucune discrimination quant à son sexe ou son orientation sexuelle.

Que cela soit au niveau européen par l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ou au niveau belge par l’article 11 de la Constitution, le principe de non-discrimination est défendu. Outre ce principe général, des lois plus spécifiques sont établies visant à défendre les droits des personnes LGBTQ+, que cela soit relatif au mariage, à l’adoption ou au respect de l’auto-détermination. Chaque année, l’International Lesbian and Gay Assocation publie un classement des pays quant à l’état des droits des personnes LGBTQ+.

En 2020, la Belgique est le second pays qui selon ces critères, est le plus égalitaire d’Europe quant à ces droits. Cela étant, des lacunes législatives restent présentes. Au-delà de la partie législative, la perception et le respect des droits de la communauté LGBTQ+ doivent encore être améliorés au sein de notre société.

En effet, malgré certaines avancées législatives favorables au respect des droits des personnes LGBTQ+, la réalité nous rappelle parfois que du chemin reste à faire avant que toute discrimination soit abolie. Le triste et révoltant assassinat de David P. à Beveren en mars

2021 reflète la situation de cette communauté dont les droits sont parfois loin d’être respectés. Pour que des événements tragiques de ce type n’arrivent plus, les jeunes libéraux doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour interpeller et conscientiser les jeunes quant à la tolérance et la non-discrimination, notamment envers la communauté LGBTQ+. Conscients que la tolérance doit être inculquée au plus tôt dans le parcours de vie des citoyens, sensibiliser et ouvrir les esprits d’un public jeune et toujours aux études semble le plus cohérent. Concrètement, cette motion vise à instaurer une mise en lumière systématique de la notion de tolérance, notamment vis-à-vis de la communauté LGBTQ+, lors des débats apprentis-citoyens auxquels les Jeunes MR participent. En amont, le sujet serait à aborder en sous-commission citoyenneté, avec l’ensemble des autres jeunesses de partis. La création d’un groupe de travail serait à minima envisagée et pourquoi pas une sous-commission permanente à ce sujet. Cela permettrait aux Jeunes MR de défendre cette notion de tolérance qui nous est chère en en discutant de manière encadrée avec les autres jeunesses politiques. Ensuite, cela pourrait aboutir à une systématisation de la question de tolérance lors de l’organisation de chaque débat en école.