Mix énergétique de demain ? nucléaire et renouvelable !

L’énergie nucléaire représentait en 2019 près de 56% du mix énergétique belge et elle est la source d’énergie la plus propre en terme d’émissions de CO² après l’éolien en 2019.

La Belgique s’est engagée à réduire ses émissions de CO² de 40% d’ici 2030 et a, par ailleurs, prévu de mettre à l’arrêt ses centrales nucléaires dès 2025. La Belgique investit dans des centrales au gaz et prévoit d’augmenter ses importations d’électricité.

Le stockage des déchets nucléaires est possible dans de bonnes conditions sur le long terme.

La durée de vie moyenne des centrales nucléaires dans le monde atteint souvent plus de 40 ans.

Le total des emplois liés au nucléaire s’élève à plus de 20.000 personnes, dont 50% dans le secteur de l’énergie nucléaire.

Les besoins en électricité sont croissants et de manière plus importante que la croissance économique elle-même.

La sûreté du nucléaire atteint de très hauts niveaux en Belgique et des accidents nucléaires graves tels qu’ils sont survenus dans d’autres pays ne seraient pas possibles en Belgique.

Plus de 50 audits sont menés chaque année dans nos centrales nucléaires.

Les autres sources de production d’électricité n’offrent pas un rendement équivalent ni une stabilité suffisante.

70% des Belges sont pour le maintien du nucléaire au-delà de 2025 afin d’atteindre des objectifs climatiques. 63% sont pour la construction de nouvelles centrales nucléaires, 88% sont contre la construction de centrales au gaz en remplacement du nucléaire et de 70% à 80% des Belges savent que la sortie du nucléaire met en danger notre capacité d’approvisionnement et augmentera les prix de l’électricité.

Il importe avant tout de garantir une stabilité d’approvisionnement à des prix abordables pour tous les Belges.

La dépendance aux importations d’énergie est un facteur d’instabilité et d’opacité. Cette dépendance ferait passer le risque global de blackout à plus de 10% en 2025.

En cas d’abandon du nucléaire en 2025, les prix de l’électricité augmenteraient dramatiquement pour presque doubler sur une période de 20 ans.

La Belgique ne peut se soustraire à ses obligations européennes et internationales en terme d’émissions carbonées. Les centrales au gaz rejettent en moyenne 40 fois plus de CO2 que les centrales nucléaires. L’éolien rejette autant de CO² que les centrales nucléaires et le solaire rejette quant à lui 2 fois plus de CO² que le nucléaire.

Le prix du gaz ferait plus que doubler sur une période de 15 ans.

Les émissions de CO², dans le secteur de l’énergie tripleront en 2050 en cas de fermeture des centrales nucléaires.

La quasi-totalité des scénarios du GIEC pour atteindre les objectifs climatiques de 2030 et 2050 se basent sur l’énergie nucléaire. La fermeture des centrales en 2025 engendrerait une catastrophe sociale et économique due à une perte d’emplois massive.

Les centrales nucléaires de nouvelle génération offrent un niveau de sécurité et un rendement supérieur à nos centrales actuelles. La prolongation de la durée de vie de nos centrales ne serait pas une difficulté sur le plan technique.

La durée de vie d’une centrale, selon les normes internationales, est de 60 ans et non 40.

Les Jeunes MR souhaitent que la Belgique prolonge la durée de vie de ses centrales nucléaires au-delà de 2025, jusqu’à ce que nous soyons en mesure de garantir la stabilité de la production d’électricité, de son approvisionnement par d’autres moyens et de garantir des prix stables et abordables.

Nous souhaitons également que la Belgique mette tout en œuvre pour atteindre ses engagements climatiques, en ce compris dans le secteur de la production d’énergie, que la Belgique continue d’investir dans la recherche et le développement en matière de nucléaire, tous secteurs confondus.

La Belgique doit autoriser et planifier la construction de centrales nucléaires de dernière génération, qui lui conféreront les garanties et avantages stratégiques clés pour l’avenir, et lui permettront de démanteler ses anciennes centrales.

La Belgique doit également poursuivre ses investissements dans les différents types d’énergies renouvelables.

En matière de production d’énergie, le réalisme et une logique à long terme prennent le dessus sur une forme d’extrémisme éco-idéologique basée sur l’utopie et des craintes irrationnelles.

Les Jeunes MR sont pour la mise en place d’un système de consigne ou de prime de retour pour les canettes et les bouteilles en plastique

Chaque année, la Région wallonne débourse près de 85 millions d’euros pour ramasser les détritus et les dépôts sauvages.

Pour diminuer le coût de ce nettoyage et améliorer notre cadre de vie, la consignation des canettes en aluminium et des bouteilles en plastique est une solution régulièrement évoquée.

Cette mesure a fait ses preuves dans plusieurs pays européens. En Belgique, la déclaration de politique régionale, indique vouloir instaurer une mise en œuvre progressive, à l’échelle nationale, d’un système de consigne ou de prime de retour pour les canettes et les bouteilles plastiques en PET.

Pour le moment, rien ne se concrétise, cette intention est toujours bloquée à l’état de test.

Lors des opérations propreté menées par les Jeunes MR, il n’a pas été rare de comptabiliser plusieurs dizaines de canettes dans une seule rue. Instaurer une consigne sur les canettes et les bouteilles en plastiques permettrait très certainement de diminuer ce type de comportement incivique ainsi que la pollution écologique et visuelle que cela génère.

Comme pour les consignes sur certaines bouteilles en verre, le consommateur payerait plus cher sa canette et sa bouteille consignée mais il serait remboursé, lors de chaque retour en magasin. Ensuite les contenants consignés seraient envoyés en centre de recyclage, où s’effectuerait un processus dans la chaîne de traitement des déchets. Ce modèle, s’inspirerait du modèle Allemand en la matière.

Les Jeunes MR souhaitent instaurer des nouvelles règles en matière de bonne gouvernance

La politique belge a été touchée par plusieurs scandales (samu-social, Publifin-Nethys…) dont les secousses n’ont pas fini de se faire sentir. Ce ne sont pas les premières affaires à agiter la politique belge et les mesures de bonne gouvernance succèdent souvent au scandale au lieu de les empêcher.

Les Jeunes MR avaient déjà proposé des mesures en faveur d’une meilleure gouvernance en 2013. Les actions d’une minorité de brebis galeuses jettent l’opprobre sur tous les mandataires politiques.

La légitimité du monde politique repose sur la confiance que lui accordent les citoyens. Compte tenu des scandales, il semble nécessaire de prendre des mesures précises et drastiques afin que certains mandataires ne confondent plus servir et se servir.

Dans un climat de défiance généralisée vis-à-vis de la politique, plus que jamais les mandataires doivent faire preuve d’exemplarité.

Pour les Jeunes MR, il est nécessaire de limiter le nombre de membres de l’organe d’administration de chaque intercommunale, chaque para-provinciale, chaque institution publique régionale ou communautaire à 15, sauf exception motivée et approuvée par le Parlement wallon, avec un maximum de 20 administrateurs en tout état de cause.

Afin que toutes les communes soient impliquées, le pouvoir des plus petites d’entre-elles doit être renforcé dans les Assemblées Générales, en privilégiant une rotation des mandats au sein des Conseils d’administration.

Par exemple, des rationalisations doivent être réalisées dans le secteur du logement social. En Wallonie, ce secteur est géré par 1.104 administrateurs pour 64 sociétés qui gèrent 100. 790 logements. En France, dans la région de Reims, une seule société s’occupe de la gestion d’environ 40.000 logements.

 Nous proposons de fusionner les 7 gestionnaires de réseaux de distribution (GRD) pour n’en former qu’un seul et unique pour l’ensemble de la Wallonie, une mesure qui permettrait notamment d’harmoniser les tarifs de distribution sur l’ensemble du territoire.

Nous voulons également supprimer les bureaux ou comités exécutifs dans les intercommunales entre le Comité de direction et le Conseil d’administration de l’Intercommunale.

Les intercommunales doivent revenir à leurs buts premiers, à savoir, l’accomplissement de missions de service public d’intérêt local. L’intérêt pour une intercommunale liégeoise de posséder un groupe de presse, dont certains journaux sont publiés dans le Sud de la France, nous échappe. Chaque intercommunale doit se limiter à son « core-business », que ce soit la distribution du gaz, de l’électricité ou encore du transport de personnes.

Cette proposition a également pour but de rendre impossible pour une société comme Nethys d’éponger les éventuelles pertes d’une société privée avec les bénéfices d’une société d’intérêt public.

Le nombre d’intercommunales par secteur d’activité doit être limité. Rationaliser le nombre de structures publiques et para-publiques au départ d’un audit indépendant permettra d’identifier celles ayant peu d’intérêt ou pouvant être fusionnées.

Les Jeunes MR proposent également la fixation du montant des jetons de présence selon un barème. La rémunération dépendrait du poste occupé (administrateur, poste exécutif, etc..), du nombre de communes concernées par l’intercommunale et du secteur d’activité. Ces trois critères nous semblent déterminants pour évaluer la charge de travail. Les barèmes pourraient alors être définis par le Parlement wallon et par le Parlement bruxellois.

Enfin, nous souhaitons une mise en place effective de Commissions de déontologie et d’éthique. Mais aussi une Commission bilingue au Parlement bruxellois, une Commission au Parlement wallon et une Commission commune pour les mandats émanant du Parlement de la Fédération Wallonie- Bruxelles. L’objectif de ces commissions serait de contrôler et de faire respecter les règles en matière de transparence, de bonne transmission d’informations, de conflits d’intérêts, de cumuls…

Les Jeunes MR souhaitent refédéraliser la compétence Sport en Belgique et soutiennent le projet de création d’un Centre national pour le sport de haut niveau.

C’est à la fin du XXe siècle que les premières fédérations sportives se sont organisées afin de structurer la pratique du sport mais également l’organisation de compétitions entre les différents clubs affiliés à ces dernières. Ces fédérations se sont vues subsidiées à partir de 1948 par l’État belge à la condition, pour le moins cocasse au vu du contexte actuel, que ces dernières soient nationales.

Le sport, comme beaucoup d’autres matières, a suivi un développement similaire à celui de l’État belge. D’abord très centré et national, pour ensuite subir les forces régionalistes centrifuges et voir les pôles de décisions se déplacer vers les communautés. En effet, lors de la première réforme de l’État, le sport fut considéré comme une matière relevant du domaine culturel et a été, à ce titre, communautarisé. Cependant, ce n’est qu’à partir de 1978 que les fédérations autrefois nationales ont eu la possibilité de se diviser en fédérations communautaires. Cette scission était optionnelle mais les fédérations qui choisissaient de rester nationales renonçaient aux subsides de leur communauté respective.

Certaines fédérations ont mis plusieurs dizaines d’années à se scinder. Dernier exemple en date, avec l’Association Royale Belge de Hockey (ARBH) qui n’a sauté le pas qu’en 2014.

Cette communautarisation n’a pas été complète et cette scission ne fait pas des Communautés les dépositaires de toutes les compétences sur les politiques sportives. En effet, d’autre niveaux de pouvoirs entreprennent des politiques en lien avec la pratique sportive : le Fédéral, les Régions, les Provinces mais aussi les Communes.

Le Fédéral continue, par exemple, à encadrer et assurer la sécurité des matchs de football professionnels dit « risqués », la gestion des infrastructures sportives est confiée à la Région wallonne, les communes,via l’intermédiaire d’un échevin qui possède des compétences en matière de sport, exercent des compétences propres à leur territoire et à leurs infrastructures.

S’ajoute à cela le fait que les Fédérations communautaires remplissent des missions habituellement dévolues à des Fédérations nationales dans d’autres pays. Mais ce n’est pas tout, la plupart des Fédérations communautaires ont dû créer des entités nationales. En effet, les Fédérations internationales ne reconnaissent qu’une seule Fédération par pays. Ces Fédérations nationales sont bien souvent composées de représentants des Fédérations communautaires et s’occupent de l’organisation des compétitions nationales et de la coordination des équipes nationales à l’échelon mondial. Elles sont financées par les Communautés. La Belgique n’est décidemment jamais à un surréalisme prêt.

Aux Jeunes MR, nous avons déjà évoqué par le passé l’imbroglio que peut parfois engendrer notre lasagne institutionnelle au détriment de la bonne gouvernance et de l’efficacité. Ce constat est valable dans des matières diverses comme l’Énergie, le Climat ou encore le commerce extérieur. Ce bilan semble également d’application pour le sport dont les compétences sont complétement éclatées à différents niveaux de pouvoir.

Les Jeunes MR souhaitent que l’organisation des différents cursus permette plus de libertés quant au passage d’une filière à l’autre, voire d’un type d’enseignement à un autre, en cours de formation, notamment entre le BAC et le MASTER.

Outre le fait que le secteur souffre d’un manque de financement, il est également important de se pencher sur la gouvernance de nos institutions comme le suggère également l’ARES. En effet, l’organisme estime que quantité d’économies d’échelles pourraient être réalisées à partir d’un modèle plus intégré, qui pourrait découler notamment de la fusion de plusieurs établissements. De plus, un plus haut niveau d’intégration augmenterait considérablement la capacité de négociation du secteur aussi bien auprès du pouvoir politique que des acteurs privés.

Et pourquoi pas aller un cran plus loin, en rationalisant une partie de l’offre de formations, en proposant, par exemple, des filières d’excellence propres à chaque établissement. Enfin, dans un monde de plus en plus globalisé y compris du point de vue académique, il apparait primordial que les voix et les efforts ne soient plus dispersés si l’on souhaite avoir une chance d’exister. Il est peut-être l’heure de faire fi des conflits historiques et des oppositions philosophiques, de dépasser la pilarisation historique des institutions belges et de démontrer un certain degré de pragmatisme afin de peser sur la scène internationale.

À cela s’ajoute le fait que certaines filières de notre enseignement supérieur ne sont plus en adéquation avec le marché du travail, alors qu’elles sont prises d’assaut par les étudiants bien que les débouchés soient peu nombreux.

Une des missions de l’enseignement supérieur à l’avenir doit être de former à la polyvalence. Aujourd’hui, on ne construit plus une carrière sur quelques années d’études et les carrières ne ressemblent plus à des trajectoires rectilignes. Le but de cette proposition est d’offrir la liberté à des jeunes de se réorienter au cours de leurs études et de donner du sens aux choix qu’ils posent.

Les Jeunes MR souhaitent que toutes les formations dispensées par l’Enseignement en alternance possèdent une reconnaissance identique au niveau belge.

Le fossé entre formation et marché de l’emploi est encore trop grand. Malgré un taux de chômage en baisse mais encore élevé en 2019 en Belgique d’environ 15%, le taux de vacance reste trop élevé (3 ,5%). Il existe une différence trop importante entre les compétences acquises au cours de sa formation et les besoins du marché de l’emploi.

La formation en alternance, qui combine des périodes de formations à l’école avec des stages en entreprises, est sans doute une des meilleures réponses à ce problème. Ce sont les besoins des entreprises qui régulent au plus près la formation des travailleurs. Il est dès lors urgent de pouvoir encadrer de telles formations afin de faire preuve d’ambitions. Aujourd’hui, le paysage de la formation en alternance est complétement éclaté en Communauté française (CEFA, IFAPME, efp) aves des organismes différents qui mènent chacun leurs barques mais qui seraient sans doute plus efficace si leurs actions étaient coordonnées. De plus, une reconnaissance identique de l’ensemble des formations en alternance dispensées devrait pouvoir jouir d’une reconnaissance identique. Une telle reconnaissance permettrait aux apprenants de pouvoir valoriser leurs formations dans n’importe quelle entreprise.

Les Jeunes MR souhaitent que la formation en alternance soit valorisée et reconnue comme une filière à part entière de l’enseignement, et pas comme un choix de dernier recours.

Pour un jeune aujourd’hui, le chemin le plus sûr vers un emploi reste l’obtention d’un diplôme.  Le fossé entre formation et marché de l’emploi est encore trop grand. Malgré un taux de chômage en baisse mais encore élevé en 2019 en Belgique d’environ 15%, le taux de vacance reste trop élevé à 3 ,5%. Il existe une différence trop importante entre les compétences acquises au cours de sa formation et les besoins du marché de l’emploi.

Comme le souligne le Forem dans son étude sur « les jeunes wallons et le marché de l’emploi », le taux de chômage a tendance à diminuer lorsqu’à l’inverse, le taux de qualifications augmente. De plus, les offres d’emplois pour des métiers peu qualifiés ont tendance également à diminuer et ne représentent plus que 10% des offres totales d’emplois.

Cependant, contrairement aux idées reçues, un haut niveau de qualification (comme être titulaire d’un master) n’est pas l’itinéraire le plus rapide. En effet, ce sont les titulaires de bacs et les jeunes ayant suivi un apprentissage qui semblent être les mieux placés en la matière. Un constat qui semble indiquer que des filières d’ordinaire plus proches des entreprises (par l’intermédiaire des stages ou d’études en alternance) et du marché du travail en général, sont le parcours le plus court pour décrocher un job et qui plus est, de manière durable.

La formation en alternance, qui combine des périodes de formations à l’école avec des stages en entreprises, est sans doute une des meilleures réponses à ce problème. Ce sont les besoins des entreprises qui régulent au plus près la formation des travailleurs

Pendant de trop nombreuses années, les filières techniques et professionnelles ont été délaissées. Une certaine forme d’obstination idéologique, en particulier de la gauche, a conduit à cette situation. En effet, on a considéré pendant trop longtemps que tous les élèves étaient finalement destinés à la même chose, à savoir les études supérieures. Elles ont été mises sur un piédestal, érigées comme seul horizon respectable. Un moule dans lequel chaque élève était sommé de rentrer. Il est de temps de changer de regard et de (re)considérer les filières manuelles tant elles sont nécessaires et porteuses d’avenir. Nous l’avons répété, ouvrir le champ des possibles c’est d’abord que les choix et les spécifiés de chacun puissent être pris en considération.

Il existe quantité de parcours différents de celui de la filière générale. Cette dernière a pendant trop longtemps été considérée comme l’unique chemin vers l’épanouissement et la prospérité, quitte à confiner les filières techniques et professionnelles à des canaux de seconde zone et de relégation pour ceux qui n’auraient pas réussi dans le général. L’éventail des formations est pourtant très large. La revalorisation des filières techniques et qualifiantes passera d’abord par une meilleure information sur la diversité des parcours et des formations existantes.

Les Jeunes MR demandent que les Universités et Hautes Écoles belges développent des pôles d’excellence (Masters) afin de se spécialiser dans leurs domaines de compétences privilégiés.

Le taux d’échec en première année de l’enseignement supérieur est conséquent. À contrario, le taux d’échec en 6e secondaire est faible et d’environ 6%. Comment expliquer ce fossé et ce taux d’échec sur une année seulement. Les compétences validées en 6e secondaire sont-elles adéquates et reflètent-elles les réalités de l’enseignement supérieur ?

Selon l’ARES, les performances éducatives sont trop stables face aux attentes sociétales et socio-économiques. En effet, le taux d’échec en 1ère année de l’enseignement supérieur a tendance à augmenter depuis ces 10 dernières années et est estimé à 65%. Contrairement à la moyenne européenne, la Belgique n’a pas augmenté le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur. Ce chiffre reste stable et n’augmente pas depuis ces dix dernières années.

Qui plus est, quantité de métiers encourent le risque d’une automatisation. Les logiciels de demain remplaceront de nombreuses tâches, bien souvent routinières, aussi bien physiques que cognitives. L’humanité est cependant loin d’être obsolète, comme nous l’avions déjà illustré dans le Mémorandum de notre Congrès Numérique, via l’exemple des « Advanced Chess » ou « Cyborg Chess », nouvelle forme de tournois d’échecs. Les ordinateurs sont considérés comme imbattables par un humain depuis vingt ans maintenant lorsqu’ils évoluent les uns contre les autres, mais qu’en serait-il d’un humain aidé par une machine ? C’est exactement le but de ces « chess freestyle tournament » qui voient s’affronter des humains tous aidés dans leurs parties par un ordinateur. Une forme de tournoi suggérée par Gary Kasparov lui-même. Les résultats sont frappants. Non seulement des humains accompagnés d’une machine ont battu la plupart des ordinateurs, mais lorsqu’on fait concourir des humains entre eux, chacun aidé par une machine, ce ne sont pas les grands maîtres accompagnés d’un ordinateur portable qui remportent la partie mais bien des joueurs lambda accompagnés d’ordinateurs puissants et qui disposent de compétences en informatique. Cet exemple illustre à merveille l’importance de posséder de telles qualités dans le monde numérisé d’aujourd’hui et cela face à n’importe quel challenge. La révolution numérique et les progrès de l’IA exigent une montée en compétence de l’ensemble de la population.

Ensuite, cela fait maintenant une vingtaine d’années que l’enseignement supérieur connait un sous financement, voir même un « définancement » structurel. La population étudiante augmente sans cesse, mais le budget de l’enseignement en enveloppe fermée n’augmente pas. L’ARES suggère que ce financement soit augmenté de 50 millions d’euros.

Outre le fait que le secteur souffre d’un manque de financement, il est également important de se pencher sur la gouvernance de nos institutions comme le suggère également l’ARES. En effet, l’organisme estime que quantité d’économies d’échelles pourraient être réalisées à partir d’un modèle plus intégré, qui pourrait découler notamment de la fusion de plusieurs établissements. De plus, un plus haut niveau d’intégration augmenterait considérablement la capacité de négociation du secteur aussi bien auprès du pouvoir politique que des acteurs privés.

Et pourquoi ne pas aller un cran plus loin, en rationalisant une partie de l’offre de formations. En proposant, par exemple, des filières d’excellence propres à chaque établissement. Enfin, dans un monde de plus en plus globalisé y compris du point de vue académique, il apparait primordial que les voix et les efforts ne soient plus dispersés si l’on souhaite avoir une chance d’exister. Il est peut-être l’heure de faire fi des conflits historiques et des oppositions philosophiques, de dépasser la pilarisation des institutions belges et de démontrer un certain degré de pragmatisme afin de peser sur la scène internationale.

Les Jeunes MR proposent que les établissements d’enseignement supérieur repensent leur stratégie globale à court, à moyen et à long terme, pour sortir de la logique financière dans laquelle ils sont enfermés actuellement. Cette réflexion devra mener à une meilleure organisation de l’enseignement supérieur, via, par exemple, la fusion ou mise en réseau de plusieurs établissements (Hautes Écoles, Universités et Établissements de Promotion sociale).

Le taux d’échec en première année de l’enseignement supérieur est conséquent. À contrario, le taux d’échec en 6e secondaire est faible et d’environ 6%. Comment expliquer ce fossé et ce taux d’échec sur une année seulement. Les compétences validées en 6e secondaire sont-elles adéquates et reflètent-elles les réalités de l’enseignement supérieur ?

Selon l’ARES, les performances éducatives sont trop stables face aux attentes sociétales et socio-économiques. En effet, le taux d’échec en 1ère année de l’enseignement supérieur a tendance à augmenter depuis ces 10 dernières années et est estimé à 65%. Contrairement à la moyenne européenne, la Belgique n’a pas augmenté le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur. Ce chiffre reste stable et n’augmente pas depuis ces dix dernières années.

Qui plus est, quantité de métiers encourent le risque d’une automatisation. Les logiciels de demain remplaceront de nombreuses tâches, bien souvent routinières, aussi bien physiques que cognitives. L’humanité est cependant loin d’être obsolète, comme nous l’avions déjà illustré dans le Mémorandum de notre Congrès Numérique, via l’exemple des « Advanced Chess » ou « Cyborg Chess », nouvelle forme de tournois d’échecs. Les ordinateurs sont considérés comme imbattables par un humain depuis vingt ans maintenant lorsqu’ils évoluent les uns contre les autres, mais qu’en serait-il d’un humain aidé par une machine ? C’est exactement le but de ces « chess freestyle tournament » qui voient s’affronter des humains tous aidés dans leurs parties par un ordinateur. Une forme de tournoi suggérée par Gary Kasparov lui-même. Les résultats sont frappants. Non seulement des humains accompagnés d’une machine ont battu la plupart des ordinateurs, mais lorsqu’on fait concourir des humains entre eux, chacun aidé par une machine, ce ne sont pas les grands maîtres accompagnés d’un ordinateur portable qui remportent la partie mais bien des joueurs lambda accompagnés d’ordinateurs puissants et qui disposent de compétences en informatique. Cet exemple illustre à merveille l’importance de posséder de telles qualités dans le monde numérisé d’aujourd’hui et cela face à n’importe quel challenge. La révolution numérique et les progrès de l’IA exigent une montée en compétence de l’ensemble de la population.

Ensuite, cela fait maintenant une vingtaine d’années que l’enseignement supérieur connait un sous financement, voir même un « définancement » structurel. La population étudiante augmente sans cesse, mais le budget de l’enseignement en enveloppe fermée n’augmente pas. L’ARES suggère que ce financement soit augmenté de 50 millions d’euros.

Outre le fait que le secteur souffre d’un manque de financement, il est également important de se pencher sur la gouvernance de nos institutions comme le suggère également l’ARES. En effet, l’organisme estime que quantité d’économies d’échelles pourraient être réalisées à partir d’un modèle plus intégré, qui pourrait découler notamment de la fusion de plusieurs établissements. De plus, un plus haut niveau d’intégration augmenterait considérablement la capacité de négociation du secteur aussi bien auprès du pouvoir politique que des acteurs privés.

Les Jeunes MR insistent pour une meilleure information envers les entreprises concernant les possibilités de s’inclure dans le cursus scolaire et sur la possibilité de créer des formations adaptées à leurs besoins en collaboration avec l’enseignement en alternance.

Pour un jeune aujourd’hui, le chemin le plus sûr vers un emploi reste l’obtention d’un diplôme. Comme le souligne le Forem dans son étude sur « les jeunes wallons et le marché de l’emploi », le taux de chômage a tendance à diminuer lorsqu’à l’inverse, le taux de qualifications augmente. De plus, les offres d’emplois pour des métiers peu qualifiés ont tendance également à diminuer et ne représentent plus que 10% des offres totales d’emplois.

Cependant, contrairement aux idées reçues, un haut niveau de qualification (comme être titulaire d’un master) n’est pas l’itinéraire le plus rapide. En effet, ce sont les titulaires de bacs et les jeunes ayant suivi un apprentissage qui semblent être les mieux placés en la matière. Un constat qui semble indiquer que des filières d’ordinaire plus proches des entreprises (par l’intermédiaire des stages ou d’études en alternance) et du marché du travail en général, sont le parcours le plus court pour décrocher un job et qui plus est, de manière durable.

Il existe quantité de parcours différents de celui de la filière générale. Cette dernière a pendant trop longtemps été considérée comme l’unique chemin vers l’épanouissement et la prospérité, quitte à confiner les filières techniques et professionnelles à des canaux de seconde zone et de relégation pour ceux qui n’auraient pas réussi dans le général. L’éventail des formations est pourtant très large. La revalorisation des filières techniques et qualifiantes passera d’abord par une meilleure information sur la diversité des parcours et des formations existantes.