Les Jeunes MR aimeraient améliorer sensiblement l’encadrement des jeunes enseignants au travers, notamment, d’un système de mentors expérimentés.

Ceux-ci pourraient être des enseignants en fin de carrière, ayant accumulé une expérience pertinente. Cette possibilité de devenir un  «mentor » pourrait représenter une alternative aux pensions prématurées des enseignants, aux abandons de carrière, à la multiplication des détachements pédagogiques ou aux réorientations de carrière.

Comme l’ont montré de récentes enquêtes (UCL notamment), 35% des enseignants quittent le métier dans les 5 premières années de leur carrière, et plus de la moitié de ces sorties ont lieu la première année.

On constate souvent qu’au terme de leur formation, les enseignants débutants ne se sentent pas suffisamment armés pour faire face à leur classe et gérer leur emploi du temps, et ce, même s’ils ont fait l’expérience d’une formation pratique sur le terrain durant leurs années d’études.

Pour lutter contre ce phénomène, une quinzaine de pays (ainsi que la Communauté flamande de Belgique) ont déjà instauré un système de soutien spécifique. Dans certains cas, on nomme des « mentors » expérimentés pour aider les jeunes profs ; dans d’autres, les jeunes enseignants sont invités à se regrouper dans leur établissement de formation afin d’échanger les bonnes pratiques, exprimer leurs observations, leur ressenti etc. Cet encadrement pourrait être instauré aussi bien dans l’enseignement général, que dans le technique et le professionnel, mais aussi dans l’enseignement spécialisé.

La Fédération Wallonie-Bruxelles  est cependant à la traine puisqu’elle ne propose pas de possibilités d’accompagnement systématiques pour les enseignants en début de carrière. Or, ces mécanismes permettent d’apporter le soutien nécessaire aux jeunes profs qui se lancent et d’améliorer la transition entre la formation et le terrain. Les jeunes enseignants ont de ce fait l’occasion de compléter leurs acquis professionnels durant cette période difficile de début de carrière.

Les Jeunes MR suggèrent de baser la désignation du Président de la Commission sur les résultats des élections européennes en fonction des candidats présentés par les partis européens.

Selon l’ancien système institué par le Traité de Maastricht de 1992, le candidat à la présidence de la Commission est désigné d’un commun accord par les membres du Conseil européen (chefs d’État et de Gouvernement). Le Parlement européen doit ensuite approuver cette nomination.

Aujourd’hui, grâce au Traité de Lisbonne, le mode de désignation du Président de la Commission est partiellement modifié et renforce le poids du Parlement européen dans le processus. Le Conseil  proposera au Parlement européen un candidat, en tenant compte des résultats des élections au Parlement européen. Cela impliquerait que le Président de l’exécutif devrait désormais être de la même couleur politique que le parti arrivé en tête des élections européennes. Le candidat devra ensuite être élu par le Parlement à la majorité des membres qui le composent.

Le Parlement européen ne pourra toutefois pas encore prendre l’initiative de proposer aux chefs d’État et de Gouvernement un candidat à la Présidence de la Commission ; son rôle se limite à un droit de veto qu’il peut exercer sur le candidat proposé par le Conseil européen.

Dans ce cas, le Conseil européen est tenu de proposer un nouveau candidat dans le délai d’un mois. Dans la pratique cependant, on peut penser que les groupes parlementaires pourront influencer le choix du candidat proposé.

Les Jeunes MR souhaitent aller plus loin en donnant au Parlement le droit de proposer des candidats au Conseil. Toujours dans une optique de démocratisation de l’Union européenne, la désignation du Président de la Commission devrait s’effectuer en se basant sur les résultats des élections européennes en fonction des candidats présentés par les partis européens. Les différents partis européens proposeraient un candidat pour le poste et, selon les résultats obtenus par les partis, le poste de Président irait au candidat du groupe politique qui finirait en tête des élections parlementaires.

Au moment du vote, les électeurs choisiront donc, non seulement un parti, mais aussi son représentant pour ce poste central des institutions européennes. Une personnification de la fonction qui pourrait susciter un regain d’intérêt parmi les électeurs à l’heure où la menace des extrêmes planes comme jamais sur le scrutin. Une façon supplémentaire de démocratiser l’Union aux yeux des citoyens.

Les Jeunes MR appellent à la mise en place d’un cours commun d’histoire de la construction européenne et ce, dès le plus jeune âge.

La construction d’une identité européenne passe inévitablement par l’éducation des jeunes. En effet, plus cette notion d’identité européenne sera inculquée dès le plus jeune âge, plus elle deviendra une réalité. L’Union européenne devrait être abordée sous différents angles tout au long des études. En commençant, par exemple, par une première approche pédagogique en début de primaire et en se dirigeant vers des débats de fond en dernière année de secondaire. La construction d’une identité est affaire d’éducation. L’éducation passe par l’école. L’harmonisation de ce qu’on apprend à l’école est donc un pas évident à faire vers la construction d’une identité européenne.

Les Jeunes MR aimeraient instaurer, pour les PME dont le chiffre d’affaires n’excède pas le 1 million d’euro HTVA, la possibilité d’inscrire la TVA due dans le trimestre d’échéance de la facture et non plus à la date d’émission.

Actuellement, ces PME rentrent des déclarations trimestrielles. Ces déclarations doivent être introduites pour chaque trimestre civil, au plus tard le 20e jour du mois qui suit le trimestre civil auquel elle se rapporte. Le paiement du solde de la TVA doit s’effectuer dans les mêmes délais. Or,  de plus en plus de clients paient leurs factures à 90 voire à 120 jours, ce qui peut sérieusement mettre les PME concernées en difficultés : elles devront payer la TVA avant même d’avoir reçu la somme qui leur est due. Dès lors, il serait justifié que ces PME puissent inscrire la TVA due dans le trimestre d’échéance de la facture et non plus à la date d’émission.

Les Jeunes MR pensent que le système judiciaire doit encourager des peines alternatives telles que les bracelets électroniques et les peines d’intérêt général.

En effet, si l’incarcération en prison fermée semble être le meilleur moyen de sanctionner une personne reconnue coupable d’un délit ou d’un crime grave, c’est aussi le lieu idéal pour développer un réseau criminel ou pour tirer vers le bas des personnes ayant commis des délits moindres, mais se trouvant en contact avec de véritables criminels. Il est donc dans l’intérêt de la société de privilégier des peines alternatives, telles que le bracelet électronique ou les travaux d’intérêt général, quand cela est possible. Ces peines doivent faire l’objet d’un encadrement strict.

Les Jeunes MR considèrent qu’il est primordial d’insister sur l’encadrement des prisonniers. Ceux-ci doivent pouvoir se former et préparer dès le premier jour passé en prison, une réinsertion.

Ceux-ci doivent pouvoir se former et préparer dès le premier jour passé en prison, une réinsertion. Il faut lutter activement contre les récidives. Cela passe par une conscientisation des détenus de la gravité et des conséquences de leurs actes, mais aussi et surtout par le fait de leur donner une chance suffisante de pouvoir se réinsérer professionnellement et socialement dans la société une fois leur peine effectuée, par le biais de formations adéquates.

Les Jeunes MR militent pour une réelle politique migratoire commune, décidée au niveau européen, en faveur d’une répartition géographique équitable et soutenable pour chaque État membre.

Revoir, dans cet objectif, les règles de Dublin II qui prévoient les dispositions en matière d’accueil légal des immigrés (dans quel pays introduire les demandes d’asile, conditions d’octroi, etc.), est primordial

Les Jeunes MR soutiennent une politique d’immigration élaborée au niveau européen et non plus au niveau des États membres. Nous souhaiterions que cette thématique devienne une politique commune. Cependant, il est important que les choix soient équitables et soutenables afin que chaque acteur se retrouve dans cette politique et y adhère.

Dans cette optique, il sera nécessaire de revoir les règles de Dublin II. En quelques mots, Dublin II est destiné à identifier dans les plus brefs délais possibles l’État membre responsable de l’examen d’une demande d’asile et à prévenir l’abus des procédures d’asile. Le règlement pose pour principe qu’un seul État membre est responsable de l’examen d’une demande d’asile. L’objectif est d’éviter que les demandeurs d’asile soient renvoyés d’un pays à l’autre mais également d’éviter l’abus du système par la présentation de plusieurs demandes d’asile par une seule personne. Des critères objectifs et hiérarchisés sont donc définis afin de permettre de déterminer, pour chaque demande d’asile, l’État membre responsable. En cas de politique migratoire commune, il serait donc nécessaire de revoir intégralement le principe de Dublin II, puisque les flux et le traitement des dossiers ne seraient plus gérés au niveau national mais bien au niveau européen.

De plus, il sera nécessaire de conserver des politiques d’intégration nationales voire infranationales afin qu’elles restent proches du citoyen selon le principe de subsidiarité. De manière globale, l’objectif étant d’établir à terme une politique européenne des migrations légales.

Les Jeunes MR appellent à faciliter l’octroi de la Carte bleue européenne pour les travailleurs étrangers hautement qualifiés, comme le voudrait la Directive Carte bleue.

Le projet de Carte bleue pour l’Union européenne a été lancé par La Commission européenne le 23 octobre 2007, et adopté en 2009 (Directive européenne). Il s’agit d’un permis de travail délivré aux résidents d’un pays non-membre de l’EU qui leur permet, suivant certaines conditions, de venir travailler plus facilement sur le territoire entier de l’Union.

La Carte bleue se base sur le système de l’immigration choisie, qui a pour but de rendre l’immigration à long terme plus rentable pour les pays européens. Elle est destinée uniquement aux travailleurs qualifiés. Un des objectifs de cette directive est de concurrencer la Carte verte américaine pour inciter les travailleurs qualifiés à opter pour l’Europe plutôt que pour l’Amérique. Le bleu fait référence à la couleur du drapeau européen.

Depuis 2013, la Commission recueillera chaque année des statistiques dans les États membres en ce qui concerne le nombre de ressortissants de pays tiers dont la Carte bleue européenne a été délivrée, retirée ou refusée, leur nationalité et leur profession, ainsi que les membres de leur famille. Depuis 2014, la Commission fait un rapport sur l’application de la Directive au Conseil et au Parlement européen tous les trois ans et propose toutes modifications utiles.

Il est primordial pour les Jeunes MR que cette Directive trouve sa place et soit appliquée partout au niveau européen. L’octroi de cette Carte bleue doit être facilité en réduisant le nombre de démarches administratives à effectuer et la durée de traitement des dossiers. Il s’agit d’une main d’œuvre qualifiée dont l’Union ne peut se passer. Elle doit être valorisée.

Les Jeunes MR appellent à supprimer la surtaxation sur les 15 premiers % d’heures supplémentaires.

L’objectif n’est pas dans l’absolu d’encourager les heures supplémentaires, mais de permettre à des travailleurs d’effectuer des heures supplémentaires dans de bonnes conditions, dans des secteurs qui sont soumis à une augmentation périodique de la charge de travail.

Le sujet de la taxation des heures supplémentaires reste un sujet brûlant en matière de politique fiscale. Selon les syndicats, le PS et le CDH, cela découragerait de nouvelles embauches. Mais dans l’état actuel des choses, les sociétés n’engagent pas forcément plus lorsqu’elles font face à un pic de production. Par contre, elles éprouvent des difficultés à convaincre leurs employés d’assumer ces suppléments parce que, dans la plupart des cas, l’avantage pécuniaire que représente du travail en plus n’est pas suffisamment attractif.

Les Jeunes MR appellent à réduire le nombre de Commissaires aux deux tiers afin de réduire le poids de l’intérêt national au sein de la Commission européenne.

Actuellement, chaque pays a le droit de disposer d’une place de Commissaire au sein de la Commission européenne. De ce fait, chaque pays membre est représenté au sein de la Commission. Cependant, les Commissaires sont en principe indépendants de leur État d’origine, c’est-à-dire que dans le cadre de leur fonction, ils sont sensés agir dans l’intérêt général de tous les citoyens de l’Union. Une réduction du nombre de Commissaires ne devrait donc théoriquement pas être problématique puisque, même si un pays n’est pas représenté par un Commissaire, les autres Commissaires œuvreront pour l’Union et non pour leurs États d’origine. Cependant, il semble que dans la pratique, ces derniers se font souvent l’écho des positions de leur capitale lors de l’élaboration des propositions législatives.

Le Traité de Lisbonne prévoyait qu’à partir du 1er novembre 2014, le nombre de membres serait limité aux deux tiers du nombre d’États membres, soit 18, sauf si le Conseil européen, statuant à l’unanimité, décidait de changer ce nombre. Ce cas de figure s’est bel et bien présenté. En effet, avec un premier referendum négatif visant la ratification du Traité de Lisbonne, l’Irlande a joué un rôle central dans ce changement de cap, poussant le Conseil européen à reculer sur ce sujet. Il a promis que l’on reviendrait au système d’un Commissaire par État membre, à la condition que l’Irlande ratifie le Traité, ratification qui a bien eu lieu.

Dans un premier temps, la Belgique et les Pays-Bas se sont opposés à la règle d’un Commissaire par État, mais ils ont finalement abandonné leur opposition. La décision de maintenir le système actuel sera réévaluée à la fin de la prochaine Commission (2019).

La nouvelle Commission européenne ne déroge pas à la règle avec 27 commissaires. Beaucoup se sont plaints de la taille actuelle du Collège des Commissaires, qui provoque des difficultés en ce qui concerne le travail à effectuer au quotidien. En effet, 27 portefeuilles différents ont été créés pour une institution qui n’était censée, à la base, n’en avoir que 13. Cela signifie qu’un nombre important de nouveaux portefeuilles ont dû être ajouté au fil des années pour permettre aux nouveaux États membres de disposer d’un Commissaire. Devenu trop nombreux, le Collège a considérablement alourdi le travail de la Commission au point de la rendre difficile.

Voilà pourquoi les Jeunes MR plaident pour la réduction au deux tiersdes Commissaires européens. Cette proposition s’inscrit dans une optique d’efficacité, de rationalisation et de démocratisation de la Commission européenne.