Mix énergétique de demain ? nucléaire et renouvelable !

L’énergie nucléaire représentait en 2019 près de 56% du mix énergétique belge et elle est la source d’énergie la plus propre en terme d’émissions de CO² après l’éolien en 2019.

La Belgique s’est engagée à réduire ses émissions de CO² de 40% d’ici 2030 et a, par ailleurs, prévu de mettre à l’arrêt ses centrales nucléaires dès 2025. La Belgique investit dans des centrales au gaz et prévoit d’augmenter ses importations d’électricité.

Le stockage des déchets nucléaires est possible dans de bonnes conditions sur le long terme.

La durée de vie moyenne des centrales nucléaires dans le monde atteint souvent plus de 40 ans.

Le total des emplois liés au nucléaire s’élève à plus de 20.000 personnes, dont 50% dans le secteur de l’énergie nucléaire.

Les besoins en électricité sont croissants et de manière plus importante que la croissance économique elle-même.

La sûreté du nucléaire atteint de très hauts niveaux en Belgique et des accidents nucléaires graves tels qu’ils sont survenus dans d’autres pays ne seraient pas possibles en Belgique.

Plus de 50 audits sont menés chaque année dans nos centrales nucléaires.

Les autres sources de production d’électricité n’offrent pas un rendement équivalent ni une stabilité suffisante.

70% des Belges sont pour le maintien du nucléaire au-delà de 2025 afin d’atteindre des objectifs climatiques. 63% sont pour la construction de nouvelles centrales nucléaires, 88% sont contre la construction de centrales au gaz en remplacement du nucléaire et de 70% à 80% des Belges savent que la sortie du nucléaire met en danger notre capacité d’approvisionnement et augmentera les prix de l’électricité.

Il importe avant tout de garantir une stabilité d’approvisionnement à des prix abordables pour tous les Belges.

La dépendance aux importations d’énergie est un facteur d’instabilité et d’opacité. Cette dépendance ferait passer le risque global de blackout à plus de 10% en 2025.

En cas d’abandon du nucléaire en 2025, les prix de l’électricité augmenteraient dramatiquement pour presque doubler sur une période de 20 ans.

La Belgique ne peut se soustraire à ses obligations européennes et internationales en terme d’émissions carbonées. Les centrales au gaz rejettent en moyenne 40 fois plus de CO2 que les centrales nucléaires. L’éolien rejette autant de CO² que les centrales nucléaires et le solaire rejette quant à lui 2 fois plus de CO² que le nucléaire.

Le prix du gaz ferait plus que doubler sur une période de 15 ans.

Les émissions de CO², dans le secteur de l’énergie tripleront en 2050 en cas de fermeture des centrales nucléaires.

La quasi-totalité des scénarios du GIEC pour atteindre les objectifs climatiques de 2030 et 2050 se basent sur l’énergie nucléaire. La fermeture des centrales en 2025 engendrerait une catastrophe sociale et économique due à une perte d’emplois massive.

Les centrales nucléaires de nouvelle génération offrent un niveau de sécurité et un rendement supérieur à nos centrales actuelles. La prolongation de la durée de vie de nos centrales ne serait pas une difficulté sur le plan technique.

La durée de vie d’une centrale, selon les normes internationales, est de 60 ans et non 40.

Les Jeunes MR souhaitent que la Belgique prolonge la durée de vie de ses centrales nucléaires au-delà de 2025, jusqu’à ce que nous soyons en mesure de garantir la stabilité de la production d’électricité, de son approvisionnement par d’autres moyens et de garantir des prix stables et abordables.

Nous souhaitons également que la Belgique mette tout en œuvre pour atteindre ses engagements climatiques, en ce compris dans le secteur de la production d’énergie, que la Belgique continue d’investir dans la recherche et le développement en matière de nucléaire, tous secteurs confondus.

La Belgique doit autoriser et planifier la construction de centrales nucléaires de dernière génération, qui lui conféreront les garanties et avantages stratégiques clés pour l’avenir, et lui permettront de démanteler ses anciennes centrales.

La Belgique doit également poursuivre ses investissements dans les différents types d’énergies renouvelables.

En matière de production d’énergie, le réalisme et une logique à long terme prennent le dessus sur une forme d’extrémisme éco-idéologique basée sur l’utopie et des craintes irrationnelles.

Les Jeunes MR sont pour la mise en place d’un système de consigne ou de prime de retour pour les canettes et les bouteilles en plastique

Chaque année, la Région wallonne débourse près de 85 millions d’euros pour ramasser les détritus et les dépôts sauvages.

Pour diminuer le coût de ce nettoyage et améliorer notre cadre de vie, la consignation des canettes en aluminium et des bouteilles en plastique est une solution régulièrement évoquée.

Cette mesure a fait ses preuves dans plusieurs pays européens. En Belgique, la déclaration de politique régionale, indique vouloir instaurer une mise en œuvre progressive, à l’échelle nationale, d’un système de consigne ou de prime de retour pour les canettes et les bouteilles plastiques en PET.

Pour le moment, rien ne se concrétise, cette intention est toujours bloquée à l’état de test.

Lors des opérations propreté menées par les Jeunes MR, il n’a pas été rare de comptabiliser plusieurs dizaines de canettes dans une seule rue. Instaurer une consigne sur les canettes et les bouteilles en plastiques permettrait très certainement de diminuer ce type de comportement incivique ainsi que la pollution écologique et visuelle que cela génère.

Comme pour les consignes sur certaines bouteilles en verre, le consommateur payerait plus cher sa canette et sa bouteille consignée mais il serait remboursé, lors de chaque retour en magasin. Ensuite les contenants consignés seraient envoyés en centre de recyclage, où s’effectuerait un processus dans la chaîne de traitement des déchets. Ce modèle, s’inspirerait du modèle Allemand en la matière.

Les Jeunes MR sont pour le développement du conseil communal de la jeunesse locale

Le désenchantement participatif, associatif et politique des jeunes peut s’avérer un fléau pour l’avenir de notre démocratie.

Et ce, malgré un niveau d’éducation qui tend toujours à la hausse puisque notre société développe une propension à la technicité. Malgré aussi une circulation accrue des informations et une accessibilité jamais vue auparavant, on ne fait pas le constat d’une augmentation significative de la participation.

La société et en particulier les jeunes sont noyés dans un flot d’information conséquent, continu et non coordonné qui mine leur participation.

Notre démocratie est de plus en plus encline à la participation citoyenne et les moins de 25 ans représentent une partie de la population qui augmente et qui est non négligeable.

La jeunesse se sent souvent ostracisé de participation citoyenne et la politique a besoin de se reconnecter aux problématiques des jeunes.

Etant donné la résolution (2018/C 456/01) de l’Union Européenne et des représentant des gouvernements des Etats membres, réunis au sein du Conseil, sur un cadre pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse qui met un accent sur la participation des jeunes et la charte européenne révisée de la participation des jeunes à la vie locale et régionale,

Les jeunes MR souhaitent la mise en place d’un espace de parole et d’action au sein duquel les jeunes pourront être associés à la vie locale.

Nous voulons promouvoir la création de conseils de jeunesse locaux qui se font force de proposition et de consultation.

Afin d’optimiser cette formule de participation active et de permettre d’améliorer la vie locale sur base d’un autre regard souvent laissé pour compte, les volontaires devront : Etre élus par leurs pairs et jouir d’un budget de fonctionnement alloué annuellement par le conseil communal (A titre d’exemple cela se fait déjà dans la commune d’Uccle pour le conseil consultatif des jeunes sur l’initiative de l’échevine de la jeunesse).

Nous rejoignons la position de Jeunes&Libres et souhaitons que les conseils de jeune soient systématiquement installé dans les communes qui n’en n’ont pas encore à l’heure actuelle.

Nous souhaitons qu’un dialogue soit ouvert avec le carrefour régional et communautaire de citoyenneté et de démocratie CRECCIDE ASBL qui a pour mission d’accompagner les communes dans la mise en place de conseils de jeunes et qui travaille à mettre en œuvre tous les moyens susceptibles de diffuser et de rendre accessible à tous la compréhension des principes de fonctionnement démocratique.

Les Jeunes MR sont pour la formation des mandataires politiques communaux

Des mandataires communaux sont élus par le suffrage universel en ayant parfois une méconnaissance du système politique.

Actuellement, rien n’oblige un élu à se former ou à s’intéresser au mandat pour lequel il siège ce qui ne favorise pas la bonne gouvernance. La prise de décisions par certains mandataires sans avoir les connaissances suffisantes des matières récurrentes peut être problématique.

Il serait opportun que postérieurement aux élections communales, les mandataires doivent suivre une formation portant notamment sur les matières communales et sociales suivantes : mission et fonctionnement d’une commune et d’un CPAS, comptabilité communale (budgets, comptes, obligations légales…), notions de marché public, tutelles administratives, …

Cette formation pourrait être dispensée en plusieurs 1/2 journées par le Directeur Général de chaque commune. Cette formation pourrait également être accessible pour les suppléants qui le souhaitent.

Dans le domaine professionnel, il faut souvent satisfaire à un examen en prouvant ses connaissances dans une matière particulière afin d’être engagé. Pourquoi la politique est-elle exemptée de ce processus alors qu’elle impacte les citoyens et régit la gestion de la société à chaque niveau de pouvoir ?

La proposition se veut empreinte de bonne gouvernance et d’amélioration du fonctionnement des différents organes de gestion communaux grâce à une connaissance de base commune des matières principales communales et sociales par les mandataires.

 Les Jeunes MR souhaitent donc la création d’un module de formation par des experts (DG, DF, spécialistes en marchés publics, juristes…) reprenant notamment les matières communales centrales suivantes :

• Mission et fonctionnement d’une commune, d’un CPAS ;
• Comptabilité communale (budgets, comptes, obligations légales…) ;
• Notions de marchés publics ;
• Tutelles administratives ;
• …

Le module de formation commun serait dispensé par le Directeur général de chaque commune aux élus communaux de son entité (module obligatoire avec la présence comme seul critère d’octroi de la certification) et les Directeurs Généraux de chaque commune suivraient une formation spécifique pour dispenser ces formations.

Les Jeunes MR souhaitent instaurer des nouvelles règles en matière de bonne gouvernance

La politique belge a été touchée par plusieurs scandales (samu-social, Publifin-Nethys…) dont les secousses n’ont pas fini de se faire sentir. Ce ne sont pas les premières affaires à agiter la politique belge et les mesures de bonne gouvernance succèdent souvent au scandale au lieu de les empêcher.

Les Jeunes MR avaient déjà proposé des mesures en faveur d’une meilleure gouvernance en 2013. Les actions d’une minorité de brebis galeuses jettent l’opprobre sur tous les mandataires politiques.

La légitimité du monde politique repose sur la confiance que lui accordent les citoyens. Compte tenu des scandales, il semble nécessaire de prendre des mesures précises et drastiques afin que certains mandataires ne confondent plus servir et se servir.

Dans un climat de défiance généralisée vis-à-vis de la politique, plus que jamais les mandataires doivent faire preuve d’exemplarité.

Pour les Jeunes MR, il est nécessaire de limiter le nombre de membres de l’organe d’administration de chaque intercommunale, chaque para-provinciale, chaque institution publique régionale ou communautaire à 15, sauf exception motivée et approuvée par le Parlement wallon, avec un maximum de 20 administrateurs en tout état de cause.

Afin que toutes les communes soient impliquées, le pouvoir des plus petites d’entre-elles doit être renforcé dans les Assemblées Générales, en privilégiant une rotation des mandats au sein des Conseils d’administration.

Par exemple, des rationalisations doivent être réalisées dans le secteur du logement social. En Wallonie, ce secteur est géré par 1.104 administrateurs pour 64 sociétés qui gèrent 100. 790 logements. En France, dans la région de Reims, une seule société s’occupe de la gestion d’environ 40.000 logements.

 Nous proposons de fusionner les 7 gestionnaires de réseaux de distribution (GRD) pour n’en former qu’un seul et unique pour l’ensemble de la Wallonie, une mesure qui permettrait notamment d’harmoniser les tarifs de distribution sur l’ensemble du territoire.

Nous voulons également supprimer les bureaux ou comités exécutifs dans les intercommunales entre le Comité de direction et le Conseil d’administration de l’Intercommunale.

Les intercommunales doivent revenir à leurs buts premiers, à savoir, l’accomplissement de missions de service public d’intérêt local. L’intérêt pour une intercommunale liégeoise de posséder un groupe de presse, dont certains journaux sont publiés dans le Sud de la France, nous échappe. Chaque intercommunale doit se limiter à son « core-business », que ce soit la distribution du gaz, de l’électricité ou encore du transport de personnes.

Cette proposition a également pour but de rendre impossible pour une société comme Nethys d’éponger les éventuelles pertes d’une société privée avec les bénéfices d’une société d’intérêt public.

Le nombre d’intercommunales par secteur d’activité doit être limité. Rationaliser le nombre de structures publiques et para-publiques au départ d’un audit indépendant permettra d’identifier celles ayant peu d’intérêt ou pouvant être fusionnées.

Les Jeunes MR proposent également la fixation du montant des jetons de présence selon un barème. La rémunération dépendrait du poste occupé (administrateur, poste exécutif, etc..), du nombre de communes concernées par l’intercommunale et du secteur d’activité. Ces trois critères nous semblent déterminants pour évaluer la charge de travail. Les barèmes pourraient alors être définis par le Parlement wallon et par le Parlement bruxellois.

Enfin, nous souhaitons une mise en place effective de Commissions de déontologie et d’éthique. Mais aussi une Commission bilingue au Parlement bruxellois, une Commission au Parlement wallon et une Commission commune pour les mandats émanant du Parlement de la Fédération Wallonie- Bruxelles. L’objectif de ces commissions serait de contrôler et de faire respecter les règles en matière de transparence, de bonne transmission d’informations, de conflits d’intérêts, de cumuls…

Les Jeunes MR sont pour la retransmission des conseils communaux

La politique locale doit être à la portée de tous. Aujourd’hui, il n’est pas toujours possible pour le citoyen de se déplacer au conseil communal qu’il s’agisse de son train de vie (un conseil communal peut durer 4h) ou parce qu’il en est empêché (personne à mobilité réduite, pas de traduction en langues des signes, etc.).

La digitalisation est dans l’ère du temps. Il nous faut nous adapter et mettre à disposition tous les outils qui permettent d’améliorer la démocratie d’une part et la transparence des décisions politiques d’autre part.

La retransmission du conseil communal est un exercice démocratique. Elle permet de renforcer l’accès du citoyen à l’information communale et également de faciliter l’accès du citoyen au débat de la vie communale.

Nos membres ont des idées et nous nous devons de les exploiter pleinement. Nous sommes les témoins de la révolution numérique et c’est le devoir du politique d’être transparent vis-à-vis de ses citoyens.

Les citoyens sont souvent peu présents au conseil communal pour diverses raisons dont les difficultés de temps et de déplacement. L’ouverture des débats au plus grand nombre via une retransmission des conseils communaux, offre une opportunité de redynamiser la participation à la vie citoyenne communale.

Plusieurs communes ont déjà mis en place des processus de ce type à travers tout le pays (streaming, réseaux sociaux, etc.).

Finalement, L’article 32 de la constitution coordonnée du 17 février 1994 énonce que « chacun a le droit de consulter chaque document administratif et de s’en faire remettre une copie sauf dans les cas et conditions fixées par la loi, le décret ou la règle visée à l’article 134 ».

Ce sont pour toutes ces raisons que les jeunes MR souhaitent que les conseils communaux soient automatiquement retransmis et ce afin d’atteindre un maximum de concitoyens. La retransmission de ces conseils communaux doit pouvoir être accessible a posteriori (en différé). Il ne s’agit donc pas seulement d’une simple retransmission en direct, le citoyen doit pouvoir y avoir accès à tout moment.

La retransmission de ces conseils communaux devra également prévoir le sous-titrage (dans le cas du Bruxelles, il faudra tenir compte de l’obligation de bilinguisme de l’administration FR/NDL).

Les Jeunes MR souhaitent refédéraliser la compétence Sport en Belgique et soutiennent le projet de création d’un Centre national pour le sport de haut niveau.

C’est à la fin du XXe siècle que les premières fédérations sportives se sont organisées afin de structurer la pratique du sport mais également l’organisation de compétitions entre les différents clubs affiliés à ces dernières. Ces fédérations se sont vues subsidiées à partir de 1948 par l’État belge à la condition, pour le moins cocasse au vu du contexte actuel, que ces dernières soient nationales.

Le sport, comme beaucoup d’autres matières, a suivi un développement similaire à celui de l’État belge. D’abord très centré et national, pour ensuite subir les forces régionalistes centrifuges et voir les pôles de décisions se déplacer vers les communautés. En effet, lors de la première réforme de l’État, le sport fut considéré comme une matière relevant du domaine culturel et a été, à ce titre, communautarisé. Cependant, ce n’est qu’à partir de 1978 que les fédérations autrefois nationales ont eu la possibilité de se diviser en fédérations communautaires. Cette scission était optionnelle mais les fédérations qui choisissaient de rester nationales renonçaient aux subsides de leur communauté respective.

Certaines fédérations ont mis plusieurs dizaines d’années à se scinder. Dernier exemple en date, avec l’Association Royale Belge de Hockey (ARBH) qui n’a sauté le pas qu’en 2014.

Cette communautarisation n’a pas été complète et cette scission ne fait pas des Communautés les dépositaires de toutes les compétences sur les politiques sportives. En effet, d’autre niveaux de pouvoirs entreprennent des politiques en lien avec la pratique sportive : le Fédéral, les Régions, les Provinces mais aussi les Communes.

Le Fédéral continue, par exemple, à encadrer et assurer la sécurité des matchs de football professionnels dit « risqués », la gestion des infrastructures sportives est confiée à la Région wallonne, les communes,via l’intermédiaire d’un échevin qui possède des compétences en matière de sport, exercent des compétences propres à leur territoire et à leurs infrastructures.

S’ajoute à cela le fait que les Fédérations communautaires remplissent des missions habituellement dévolues à des Fédérations nationales dans d’autres pays. Mais ce n’est pas tout, la plupart des Fédérations communautaires ont dû créer des entités nationales. En effet, les Fédérations internationales ne reconnaissent qu’une seule Fédération par pays. Ces Fédérations nationales sont bien souvent composées de représentants des Fédérations communautaires et s’occupent de l’organisation des compétitions nationales et de la coordination des équipes nationales à l’échelon mondial. Elles sont financées par les Communautés. La Belgique n’est décidemment jamais à un surréalisme prêt.

Aux Jeunes MR, nous avons déjà évoqué par le passé l’imbroglio que peut parfois engendrer notre lasagne institutionnelle au détriment de la bonne gouvernance et de l’efficacité. Ce constat est valable dans des matières diverses comme l’Énergie, le Climat ou encore le commerce extérieur. Ce bilan semble également d’application pour le sport dont les compétences sont complétement éclatées à différents niveaux de pouvoir.

Les Jeunes MR proposent d’élargir le système des titres-services aux garderies, crèches et également au babysitting.

Le taux d’emploi est encore insuffisant en Belgique (69%) comparé au reste de l’Europe et de l’objectif fixé dans le cadre de la stratégie Europe 2020, à savoir 73.2%. Certains « pièges à l’emploi » peuvent en partie expliquer ce taux encore trop bas. En Belgique, les crèches, les garderies et le baby-sitting représentent un coût élevé pour un ménage.

En effet, la différence entre la rémunération d’un travail et le coût engendré par les frais de garde d’un ou de plusieurs enfants, est parfois infime voire négative. Dès lors, les Jeunes MR proposent d’ouvrir le système des titres-services aux garderies, crèches et également au babysitting afin de diminuer l’impact de ce « piège à l’emploi » qui touche par ailleurs une majorité de femmes.

Les Jeunes MR se positionnent pour une Loi Climat, qui donne une vision et des objectifs clairs à court, moyen et long terme.

La volonté politique ne peut se résumer à des mots et doit se traduire en actes. On ne peut prétendre défendre un projet climatique ambitieux sans que celui-ci soit détaillé et balisé à chaque étape de sa mise en place. Aux Jeunes MR, nous souhaitons qu’un tel plan soit mis sur pied pour passer du discours à l’action.

Les Jeunes MR souhaitent étendre la notion de la responsabilité, en intégrant la notion de responsabilité individuelle, de responsabilité des entreprises et de celle de l’État, face aux enjeux climatiques.

L’écologie est aujourd’hui malheureusement devenue l’apanage des partis verts ou écolos et, en tout cas, de ceux qui s’en réclament.

Même si personne ne pourra jamais leur enlever qu’ils ont été les premiers à mettre sur le tapis l’urgence de traiter la question environnementale, quand aucun autre ne s’y intéressait vraiment (à titre d’exemple Écolo a été créé en 1980 en Belgique), cet état de fait ne peut pas perdurer. Le dogmatisme fait souvent force de loi dans ces partis et les voix pour une écologie, ou en tout cas des politiques environnementales différentes, sont rares voire inexistantes.

L’écologie ne peut se cantonner à une partie restreinte de l’échiquier politique. Cela nierait le droit à toute autre formation politique de s’emparer de cette problématique et cela signifierait qu’il n’existe qu’une seule voie de sortie à la crise climatique. Les solutions de ces partis devraient alors être écoutées et appliquées comme autant de paroles d’évangiles. Nous refusons de nous plier à ce dogme.

Si on analyse rapidement ces partis, l’écrasante majorité de ceux-ci se définissent comme des partis de gauche. Leur doctrine est souvent basée sur des solutions étatiques à apporter aux problèmes environnementaux, cantonnant l’individu à un rôle de spectateur. Et puis, bien souvent, l’individu est culpabilisé, d’avoir lui-même pollué et détruit son environnement par son comportement individuel. La critique exacerbée du libéralisme, et du capitalisme considéré comme son complice, ne sont souvent jamais loin. Pourtant, il y aurait matière à redire sur cette accusation sous forme d’anathème.

La solution aux maux de la Terre est donc finalement toute trouvée, puisque l’individu n’est pas capable de prendre en considération les enjeux environnementaux dans son comportement, pas plus que les entreprises, alors il convient de leur rogner certaines de leurs libertés. L’État jouera le rôle de garde-fou, seul décideur de ce qui est bon pour les individus, ou plutôt pour la population dans son ensemble.

Les libéraux ont ça en commun, comme le résumait Foucault : « les libéraux ont le soupçon que l’on gouverne trop ». Et l’histoire semble donner finalement tort à ceux qui considèrent que ce sont le libéralisme et les individus qui sont responsables de l’état actuel de notre planète.

Parce qu’à y regarder de plus près, cette affirmation est en partie trompeuse. En effet, dans l’exploitation et l’extraction des ressources naturelles, ce sont des États qui en ont fait une fin en soi. Les États n’ont jamais hésité à faire usage de la force ou à déclencher des guerres pour asseoir leur domination territoriale et économique, ou tout simplement leur survie.

Les exemples ne manquent pas. La dernière guerre en Irak en est un parmi d’autres. L’État encore, sans l’aide duquel aucune grande entreprise qu’elle soit minière, pétrolière ou encore nucléaire, ne pourrait jamais avoir eu accès à de tels marchés étant donné les énormes barrières financières à l’entrée et les coûts d’exploitation sans compensation de subvention. Certains libertariens, comme Grant Micy, fervent partisan d’un libéralisme écologique, vont encore plus loin et affirment que, dans un monde parfaitement libre, les entreprises d’énergie devraient forcement se concentrer sur des systèmes de production alternatifs principalement parce que l’exploitation des énergies fossiles seraient trop couteuses.

Le but de ce raisonnement n’est pas de dédouaner les individus et les entreprises de leurs responsabilités face au changement climatique mais plutôt de considérer qu’ils ne sont pas les seuls à devoir changer leurs habitudes parfois héritées depuis des siècles. L’héritage marxiste des théoriciens de la plupart des partis écolos ne devrait pas éluder la responsabilité qu’ont eu les États face à l’Histoire.

Les individus et les sociétés ont aussi un rôle primordial à jouer afin de favoriser la transition écologique sans que l’État ne soit nécessairement impliqué.

Des individus par la somme de leurs décisions individuelles arrivent d’ores et déjà à influencer les choix commerciaux des entreprises.

Un exemple assez marquant de l’entreprise Ferrero et son produit phare le Nutella, englué à de nombreuses reprises dans des polémiques autour de l’utilisation d’huile de palme, responsable de la déforestation. L’entreprise s’est engagée à utiliser de l’huile de palme 100% durable d’ici 2020, une initiative saluée jusque dans les rangs de Greenpeace.

Une prise de conscience individuelle sur la question climatique, accompagnée d’un changement de comportement, peut trouver des origines multiples. De manière générale, elle se traduit souvent par un renoncement à quelques libertés aujourd’hui dans l’espoir d’en conserver d’autres dans le futur. Au fameux adage libéral qui affirme qu’on ne construit pas un paradis social sur un désert économique, on pourrait ajouter qu’on ne construira pas un paradis économique sur un désert tout court où les ressources essentielles à notre survie viendraient à manquer et deviendraient l’objet de toutes les convoitises.