Les Jeunes MR sont favorables à des mesures fiscales qui incitent à l’innovation, à la recherche et au développement dans le secteur durable.

Réussir la transformation de notre système vers un monde plus écologique et plus durable représente un des plus gros défis de notre temps. Pour relever cet immense challenge, au-delà de la volonté politique, il nous faudra développer des nouvelles innovations. Les domaines propices à l’innovation sont nombreux mais concernent principalement l’énergie. Un exemple parmi tant d’autres est celui de notre incapacité aujourd’hui à stocker de grandes quantités d’énergie. Ce manque est particulièrement problématique lorsqu’on sait que beaucoup d’énergies « vertes » ne peuvent produire que par intermittence (énergie éolienne et solaire par exemple). Une telle avancée ne peut se faire sans recherches scientifiques et qui dit recherches scientifiques implique besoin de financement.

Aux Jeunes MR, nous voulons diminuer au maximum la pression fiscale qui reposerait sur le financement de la recherche dans le domaine durable.

Les Jeunes MR veulent aller plus loin dans les possibilités d’abattement en Région wallonne en terme de logement.

La Région wallonne est aujourd’hui à la traine en matière de facilités et d’accès au logement pour les jeunes ménages qui souhaiteraient investir dans un bien immobilier.

Actuellement, en Flandre les droits d’enregistrements (une taxe que chaque acheteur d’un bien immobilier doit payer à la Région dans laquelle il achète son bien) sont de 7%, contre 12,5% à Bruxelles et en Wallonie. À Bruxelles, les primo-acquéreurs bénéficient d’un abattement fiscal qui s’élève à 175.000 euros, ce qui signifie que les droits d’enregistrements ne sont calculés que sur le prix qui dépasse le montant de l’abattement.  Cela représente une économie de près de 22.000 euros.

Cet abattement n’est que de 20.000 euros en Wallonie et cela représente une économie de 2500 euros.

Aux Jeunes MR, nous voulons que le Gouvernement wallon aille plus loin et offre des facilités similaires pour les jeunes qui souhaiteraient devenir propriétaires en s’alignant sur les mesures déjà prises dans les autres Régions du pays.

Les Jeunes MR sont en faveur d’une simplification du système fiscal belge.

L’impôt n’est pas un paramètre figé dans le marbre, son interprétation et son niveau d’acceptation ont varié au cours de l’histoire de l’humanité. Les penseurs libéraux, depuis la révolution française, ont développé une vision propre et bien différente de la vision acceptée aujourd’hui majoritairement en Belgique mais aussi en Europe.

La Belgique est un pays où les taux de taxation sur le travail et les entreprises sont très élevés. Quelques indicateurs ne peuvent pas rendre compte de la complexité du système fiscal belge. Mais il suffit de jeter un simple coup d’œil à sa fiche de salaire ou à celui de l’impôt d’une société pour se faire une idée. Les paramètres qui peuvent venir gonfler, ou au contraire, diminuer un taux d’imposition sont trop nombreux.

Aux Jeunes MR, nous pensons qu’il est nécessaire de poursuivre la réforme de notre système fiscal entamée sous le Gouvernement Michel.

Le système fiscal belge est d’une complexité sans pareille. La principale conséquence de cette complexité est qu’il devient alors profondément injuste. Parce que les contribuables capables d’y naviguer par leur connaissance, ou par la mobilisation de moyens qu’ils mettront pour accéder à cette connaissance, auront quasiment toujours un avantage sur des contribuables lambda.

De plus, quantité d’économies d’échelles pourraient découler de cette simplification et permettraient une utilisation optimale des ressources allouées au fonctionnement du système fiscal belge.

Il est primordial de rationaliser et de simplifier notre système fiscal hérité en grande partie du siècle dernier, dans un souci d’équité face à l’impôt et de justice mais également dans une optique d’optimisation et de bonne gouvernance.

Les Jeunes MR veulent imposer des cadres « bien-être au travail » et inclure le « bien-être au travail » dans la prévention.

Le bien-être au travail est devenu un souci quasi générationnel aujourd’hui. Mais bien au-delà d’une préoccupation que certains qualifient parfois de confort, elle influence de manière positive le travail, en particulier sur la productivité et pour la dire plus crument, sur la rentabilité de l’entreprise. La définition du bien-être au travail, qui date de 1996, recouvre aujourd’hui des aspects trop limités et trop en décalage avec les réalités du XXIe siècle.

Il est temps de repenser un nouveau cadre qui inclurait des revendications d’aujourd’hui et auxquelles notre génération accorde de l’importance : l’équilibre vie privée/vie professionnelle, le droit à la déconnexion, le télétravail ou encore des horaires repensés. Les possibilités offertes par le numérique sont nombreuses. De plus, à l’heure où les entreprises luttent parfois pour se démarquer d’un point de vue salarial, des conditions de bien-être supérieures peuvent clairement aider à sortir du lot.

Les Jeunes MR sont pour l’orientation des chômeurs vers les métiers en pénurie.

En matière d’emploi, la Belgique souffre encore de disparités régionales importantes, quelques chiffres sont frappants.

À la fin de l’année 2017, selon l’ONEM, le taux de chômage plafonnait à 15,9% à Bruxelles, à 5,9% en Flandre et à 12,2% en Wallonie. La Flandre reste la locomotive du pays en matière d’emploi. Cela se traduit par des constats assez frappants. En Belgique, aujourd’hui, lorsque Bruxelles crée un emploi, la Wallonie en crée deux et la Flandre pas moins de six ! Le taux d’emploi suit également cette tendance avec pour la Flandre, Bruxelles et la Wallonie, des taux respectivement de 73%, 60,8% et 63,2% en juin 2018.

Ensuite, on peut remarquer également que les jeunes sont parmi les premières victimes du chômage, même si ce taux est toujours à nuancer puisqu’il ne met pas en évidence le fait qu’une partie non-négligeable des 15-24 ans sont encore aux études à cet âge-là. Néanmoins, en Belgique le taux de chômage des jeunes se situe autour de 19,3%. Les jeunes sont surreprésentés en nombre par rapport aux autres classes d’âges de la population.

Dans ce cas aussi, les disparités régionales restent fortes, en réalité c’est peut-être à ce niveau qu’elles se marquent le plus. Le taux de chômage des 15-24 ans en 2017, se situe à 33,2% à Bruxelles, à 12,8% en Flandre et à 29% en Wallonie.

Enfin, chaque médaille possède son revers. En effet, si le nombre d’emplois augmente considérablement, le nombre d’emplois vacants a presque doublé en Belgique en trois ans. Notre pays possède actuellement le taux d’emplois vacants le plus haut de la zone euro.

Ces chiffres insatisfaisants sont néanmoins à nuancer dans le temps. Le chômage des jeunes est à la baisse depuis plusieurs années, poussé vers le bas par la conjoncture économique favorable mais aussi par d’autres facteurs comme une arrivée plus tardive sur le marché de l’emploi sans oublier les mesures législatives qui ont eu des conséquences positives. Il faut bien entendu continuer dans ce sens.

Les listes de métiers en pénurie ont d’ores et déjà été établies en Flandre et en Wallonie. Si le nombre de métiers vacants ne permet pas d’absorber l’ensemble des chômeurs aujourd’hui, les combler permettrait de réduire le chômage global de manière significative. D’autant que nombre de ces métiers ne demandent pas des qualifications élevées. De plus, un nombre important de ces emplois vacants se trouve en Flandre, presque au plein emploi à l’heure actuelle. Il est primordial d’augmenter la mobilité de nos travailleurs afin de combler ce manque par des formations en langue notamment.

Les Jeunes MR insistent sur le besoin de créer un climat favorable aux investissements privés en évitant toute nouvelle contrainte en la matière.

Avec l’évolution du numérique, les États-Unis, suivis rapidement par l’Europe et le reste du monde, ont assisté à l’émergence d’un nouveau modèle d’entreprise lié principalement aux récentes avancées technologiques : les startup compagnies, que l’on abrège communément en « startup ». Lorsqu’on parle des startups en Europe, on se réfère principalement à la définition de la Commission européenne. Dans les faits, la majorité des startups :

  • Sont de toutes jeunes entreprises qui viennent à peine d’être créées ;
  • Sont toujours en phase de développement ;
  • Recherchent un marché sur lequel s’implanter ;
  • Se montrent très innovantes, au point de révolutionner le secteur dans lequel elles opèrent ;
  • Possèdent un capital financier très faible – voire inexistant – et misent sur leur « capital-savoir » ;
  • Ont un énorme potentiel de croissance ;
  • Sont éphémères ; soit elles évolueront en PME, soit elles feront faillite.

L’émergence de ces nouvelles formes d’entreprises est principalement due à l’arrivée du numérique, même si toutes les startups n’utilisent pas spécifiquement la technologie de pointe. Par le passé, toute création d’entreprise passait inévitablement par un apport massif en capital. Dans une grande majorité des cas, seuls les propriétaires ayant d’importants moyens de production avaient l’opportunité de monter une entreprise capable de s’imposer sur des marchés très fermés et peu concurrentiels. Toutefois, avec le numérique, l’importance du capital dans la démarche entrepreneuriale a considérablement diminué, laissant une plus grande place à l’innovation, à la créativité, c’est-à-dire au « capital-savoir ». Petit à petit, l’agriculture et l’industrie se sont contractés au profit d’un secteur de services prospérant dont le principal atout, comme expliqué précédemment, n’est plus les quantités de ressources matérielles (matières premières, par exemple) mais la qualité des ressources immatérielles (la connaissance et le savoir-faire).

À l’heure actuelle, force est de constater que peu d’Européens osent se lancer dans l’aventure des startups. Les startups souffrent encore chez certains d’une mauvaise réputation due à la crise des années 2000. C’est avant tout un problème de mentalité. Dans les pays européens, à l’inverse du monde anglo-saxon, la peur de l’échec reste un profond inhibiteur pour les jeunes entrepreneurs. En 2012, si nous regardons les statistiques belges, seulement 11% des Belges ont l’intention de monter leur propre boite et 30% envisagent de devenir indépendant. Cette réalité se reflète d’abord au sein du cercle familial. En reprenant le témoignage de jeunes entrepreneurs, on note qu’un bon nombre d’entre eux se sont vus confrontés aux craintes de leur entourage lorsqu’ils lui ont annoncé leur volonté de se lancer en tant qu’entrepreneur.

Le risque financier reste l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat. Pour un jeune qui sort des études et commence dans la vie active, le lancement de sa startup représente bien souvent en pari fou auquel il préférera la stabilité d’un travail d’employé.

Les Jeunes MR visent une importante simplification administrative pour les entreprises, en investissant dans l’informatisation des services publics, sans pour autant faire abstraction totale du format papier.

Grâce aux importantes avancées dans le domaine des technologies de l’information, il est possible aujourd’hui de glisser vers une administration simplifiée, efficace, disponible et peu coûteuse qui bénéficiera autant aux entrepreneurs qu’aux pouvoirs publics.

Les Jeunes MR soulignent, malgré tout, que la transition numérique devra se faire de façon progressive. Il n’est dès lors pas question de bannir le format papier du jour au lendemain afin d’éviter qu’une réforme trop importante provoque une situation d’instabilité dont l’effet serait contre-productif dans l’incitation à l’entrepreneuriat.

Les Jeunes MR veulent abroger les droits de succession sur la résidence principale du défunt pour les héritiers et légataires en ligne directe.

Au décès d’un conjoint ou d’un parent, les droits de succession se calculent par tranches sur la part nette de succession recueillie par chaque héritier ou légataire et varient en fonction du lien de parenté existant entre l’héritier ou le légataire et la personne décédée. Plus la part de succession recueillie est élevée et plus le lien de parenté est lointain avec le défunt, plus les droits de succession sont élevés. Or, les Belges ne sont pas égaux face aux droits de succession entre époux ou cohabitants. En effet, les taux de la taxation varient en fonction de la Région et peuvent atteindre 30% en ligne directe pour la Région wallonne ainsi que la Région bruxelloise et 80% en ligne indirecte.

Dès lors, les droits de succession sont très souvent considérés comme une taxation injuste et mal perçue par le survivant, d’autant plus s’il s’agit de la résidence principale. D’une part, il doit subir la perte de son compagnon de vie, et d’autre part, il doit subir une taxation de sa propre résidence, dans laquelle ils ont vécu ensemble depuis plusieurs années. En outre, le fait de devoir payer des droits de succession pour conserver sa propre résidence paraît totalement inique. Il s’agit d’une double taxation étant donné que le couple a déjà payé ces droits lors de l’achat de leur résidence et que les revenus ayant financé cette habitation ont déjà été imposés. Au sentiment d’injustice s’ajoute l’augmentation constante ces dernières années des prix d’un logement moyen, couplée à la non indexation des barèmes requis depuis près de 30 ans, impliquant un alourdissement des droits à payer. Les jeunes, qui ont le malheur de perdre leur parent alors qu’ils commencent à peine leur vie, sont encore plus touchés par cet impôt qui taxe la mort. En effet, hériter de la maison dans laquelle on a grandi nécessite de mobiliser des fonds qui peuvent parfois atteindre des sommes astronomiques. Malgré de nombreuses attaches sentimentales, ces jeunes doivent souvent revendre le bien, placés bien malgré eux devant une situation de fait accompli.

Les Jeunes MR insistent sur la nécessité d’investir dans le développement des différentes énergies renouvelables, comme les réseaux de chaleur urbains.

Le protocole de Kyoto, signé en 1997, et ratifié par 183 pays, stipule que les pays industrialisés devront d’ici à 2050 diviser par quatre ou cinq les émissions de gaz à effet de serre. Cet objectif stigmatise l’urgence dans laquelle se trouve notre planète et traduit qu’il convient de mobiliser toutes les forces dont nous disposons pour atteindre ces objectifs. L’efficacité énergétique se place au cœur de ces démarches et s’inscrit dans une politique en faveur des économies d’énergie.

La cogénération, basée sur la récupération de la chaleur résiduelle issue de la production d’électricité, est l’une des solutions qui permettent de répondre à ces défis… La chaleur étant issue de la production électrique, le principe de la cogénération est d’utiliser cette chaleur « perdue » comme source thermique pour, par exemple, assurer le chauffage des bâtiments ou fournir la chaleur nécessaire à des procédés industriels.

Bien que la cogénération contribue petit à petit à la production électrique totale, son utilisation reste faible comparée à d’autres techniques. Néanmoins, ce développement suppose qu’une série d’opportunités soient rencontrées : proximité de grands consommateurs, zone d’habitats ou industrielle envisagée, présence d’un producteur de chaleur, bâtiments distants gérés par une même entité, bonne combinaison des besoins thermiques, …

Les Jeunes MR se prononcent en faveur de l’instauration d’un Registre central des subsides et objectiver les critères d’attribution des subsides aux ASBL.

Les associations sans but lucratif constituent une composante majeure de l’économie sociale et du secteur associatif en particulier. Remplissant des missions d’intérêt général, leurs activités touchent à bon nombre de domaines : santé, protection de l’environnement, loisirs, culture, défense des droits, mouvements de jeunes, etc. De la sorte, plus de 150.000 associations sont actives en Belgique.

Pour couvrir leurs coûts, les ASBL recourent généralement à une mixité de ressources telles que les recettes provenant de l’activité elle-même, les subventions et les dons/cotisations. L’importance des subventions dans le financement des ASBL souligne le rôle déterminant des pouvoirs publics dans la vie associative.

Pour cette raison, il est important d’avoir une visibilité claire et transparente quant à l’argent public que reçoit ce type d’organisation, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Pour remédier à cela, nous proposons d’instaurer un Registre central des subsides aux ASBL – dans lequel seront enregistrés tous les subsides accordés par l’ensemble des institutions sur la base des numéros d’entreprise des organismes subsidiés. Il est nécessaire d’objectiver les critères d’attribution des subsides pour permettre une politique culturelle plus efficace et obliger la transparence dans la tenue des comptes et l’organisation des activités : aligner les critères sur les missions des pouvoirs subsidiants, motiver les décisions de subsidiation, créer un Comité de recours indépendant et évaluer annuellement l’utilisation des subsides.