Les Jeunes MR sont pour réformer notre système électoral régional et fédéral en supprimant le vote en case de tête et la présence de candidats supplé¬ants dans un souci de lisibilité et de transparence.

Lors des élections régionales et fédérales, les votes de case de tête constituent un pot commun qui va permettre aux différents candidats d’atteindre le chiffre d’éligibilité. Avec la possibilité de vote par case de tête, l’électeur marque son soutien à l’ordre des candidats tels qu’il est exprimé par la liste. Sur celle-ci figurent des candidats effectifs et des candidats suppléants. Les candidats suppléants sont là en réserve. Un fois élus, ils ne siègeront qu’en remplace­ment d’un membre effectif qui ne peut ou ne veut plus être présent.

Ce système favorise la discipline de parti. En effet, malgré les voix de préférence, l’ordre de la liste, établi par le parti et, dans certains cas seulement, approuvé par des militants, demeure extrêmement important : le pot commun servira d’abord à la tête de liste, puis au deuxième, et ainsi de suite jusqu’à atteindre le seuil d’éligibilité.

Ce report de voix profite quasi exclusivement aux quelques premiers de la liste et renforce une vision particratique de notre démocratie.

Dès lors, les probables candidats pourraient avoir plus à cœur à travailler pour les cadres du parti (dans le dessein d’avoir une « bonne place ») plutôt que de travailler sur le terrain, en faveur de la population.

Supprimer l’effet dévolutif de la case de tête serait un geste vers plus de démocratie. Le processus est davantage transparent, puisque l’électeur sait à qui ira sa voix.

Par ailleurs, le système de suppléance en vigueur amène les électeurs à voter pour des femmes et des hommes politiques élus qui n’accompliront pas quoi qu’il en soit le mandat pour lequel ils ont été « élus ».

Les Jeunes MR souhaitent la mise en place d’un plan BEL-NRGIE en faveur de la recherche et du développement dans les technologies de l’Énergie.

Le Plan BEL-NRGIE des Jeunes MR vise à une réorientation stratégique des subsides du renouvelable qui ne se justifient plus vers la recherche et le développement des technologies énergétiques. Aujourd’hui, nous remarquons que tout un ensemble de subsides au renouvelable ne sont plus en adéquation avec les besoins, voire la réalité, du terrain. Certaines politiques de régulation du marché et d’obligation d’achat se sont avérées catastrophiques pour l’État, les producteurs d’énergie verte, les fournisseurs et les consommateurs en bout de chaine. À défaut de préconiser un désengagement total – et radical – de l’État dans ce dossier, il nous semble important de prévoir un « ré » engagement plus pragmatique, capable de mieux orienter certains financements vers des secteurs innovants en la matière. L’objectif est double : d’un côté, on continue de soutenir la progression de l’énergie renouvelable en misant sur l’innovation, tout en évitant de créer des « bulles » spéculatives vertes ; d’un autre côté, on stimule l’émergence d’un savoir-faire belge en la matière qui pourrait se montrer économiquement très rentable, avec une technologie qui s’exporte – à défaut d’importer des panneaux photovoltaïques chinois – et une économie qui se diversifie. Attention, toutefois, à veiller à ce que ce soutien à la Recherche et Développement se fasse dans le respect des normes européennes et internationales.

Les Jeunes MR misent sur des projets « fermes-énergies » pour diversifier l’activité agricole.

Cela fait plusieurs années que la diversification de l’activité agricole est au centre des débats. La pratique n’est, dans les faits, pas toujours simple à réaliser pour les exploitants agricoles : de nombreuses dérogations sont nécessaires à l’agriculteur qui souhaite varier ses activités afin d’en retirer un complément de revenu. Pourtant, cette diversification doit être largement encouragée alors que le secteur est en souffrance. Il est nécessaire d’accompagner au mieux les agriculteurs qui s’inscrivent dans cette démarche, à commencer par la formation. À l’heure de la naissance de l’Énergie « uberisée », le soutien à l’émergence de projets « fermes-énergies » peut représenter une formidable opportunité pour les agriculteurs comme pour les consommateurs. Concrètement, les agriculteurs qui le souhaitent pourraient être encouragés à devenir, soit des producteurs d’énergie « verte », soit des propriétaires de terrain loués au privé pour l’installation de générateurs d’énergie. Cette évolution devra inévitablement passer par une « phase test » afin de s’assurer de deux conditions : tout d’abord, le phénomène ne doit pas engendrer une nouvelle « bulle » spéculative comme cela a été le cas pour l’affaire des panneaux photovoltaïques. Ensuite, ces nouvelles « fermes-énergie » doivent éviter à tout prix de déstabiliser le réseau. C’est pourquoi cette avancée s’accompagne inévitablement du progrès technologique. À terme, ces projets pourraient représenter un renforcement de notre sécurité d’approvisionnement ainsi que l’indépendance énergétique de notre pays.

Les Jeunes MR mettent l’accent sur la création de nœuds intermodaux performants.

À notre époque, le « Mix Mobilité » est incontournable. Il met fin au « tout-voiture », hérité des années 80, sans pour autant tomber dans la dérive du « zéro voiture ». Pour que le « Mix Mobilité » fonctionne, il doit reposer sur des nœuds intermodaux fiables. Ceux-ci sont les articulations du réseau de transport car ils permettent à chaque individu d’aller d’un point à un autre ; de la façon la plus optimale, indépendamment de la nature de son moyen de transport. Plus ces pôles intermodaux sont forts et cohérents, au mieux se porte la mobilité. C’est le principe de la « correspondance » réussie. Les Jeunes MR prônent un renforcement des nœuds intermodaux autour des grandes gares bruxelloises et wallonnes. Cela demande, bien entendu, une meilleure coordination entre les différents niveaux de pouvoir en charge de la mobilité. Mais l’objectif serait d’obtenir, au minimum, deux choix de moyens de transport à proximité de chaque gare, peu importe sa destination finale. Cela comprend des espaces de parking en suffisance, évidemment, mais pas seulement. Vélos collectifs, espace de covoiturage, transports en commun, réseau en free floating doivent faire partie intégrante de ces nœuds intermodaux. Ce n’est que par l’offre que l’on suscitera un changement de mentalité plus rapide et plus durable.

Les Jeunes MR préconisent une approche « Smart Mobility » pour mieux se déplacer.

Quand on parle d’une meilleure Mobilité, que ça soit dans les centres urbains ou dans les milieux ruraux, il est nécessaire de combiner des mesures actives sur le court-terme avec une vision plus globale, de moyen voire long terme. Sans cela, l’efficacité de ces politiques risquent d’être éphémère. La révolution numérique a donc un rôle primordial à jouer. Que ça soit au niveau des transports en commun ou même de la voiture individuelle, la digitalisation peut largement servir à fluidifier le trafic. La solution repose à la fois sur la géolocalisation, l’information en temps réel et l’automatisation. L’idée est d’utiliser son moyen de transport de façon optimale en prenant compte de l’ensemble des facteurs externes ; une adaptation immanquablement liée à des investissements technologiques et financiers.

La révolution numérique de la Mobilité demande un cadre législatif clair mais souple. C’est la condition sine qua non pour voir émerger des startups et de nouvelles technologies capables de répondre aux besoins variables des citoyens. Il faut miser principalement sur des concepts innovants, tels que les systèmes de voitures partagées en free floating (Cambio, DriveNow,…) ou  encore les applications permettant de diviser les frais d’un trajet en voiture, comme BlablaCar. Les transports en communs doivent aussi avoir les moyens d’embrasser la révolution numérique afin d’être plus performants et créer de l’emploi.

Bien sûr, nous ne pouvons pas nous permettre de restreindre cette vision de la Mobilité au transport de personnes. Le transport de marchandises, en tant que vecteur essentiel de notre économie, est aussi à considérer. Il ne faut pas oublier qu’il peut représenter jusqu’à 15% du transport routier intérieur d’un pays industrialisé. En Belgique, le transport de marchandises contribue globalement à notre économie à hauteur de 8% du PIB. Ce n’est pas très étonnant quand on sait que la Belgique est un carrefour en Europe, non seulement par son important réseau routier mais aussi par ses nombreux ports et canaux, ou encore son réseau ferroviaire. Dans ce domaine-là, la « Smart Mobility » peut s’avérer être une source de solutions aux grands problèmes de Mobilité qui ralentissent notre économie. Toutes les pistes doivent être explorées, sans tabou : de la livraison par drones à l’émergence de camions propres, sans chauffeur. Ces grands chantiers amèneront d’autres questionnements, en termes d’emploi par exemple. C’est pourquoi les Jeunes MR affirment qu’il faut lancer la réflexion au plus tôt la réflexion afin d’anticiper au maximum les dommages collatéraux issu d’un phénomène déjà en marche depuis plusieurs années et que les conservatismes s’entêtent à combattre plutôt qu’à saisir comme une opportunité.

Les Jeunes MR veulent définir un nouveau mix énergétique.

Lorsqu’on regarde de plus près le mix énergétique belge en 2014, deux grands constats s’imposent à nous. Tout d’abord, l’énergie nucléaire représente une part gigantesque de ce mix, à hauteur de 51,4%. Ensuite, la deuxième place du podium est occupée par les énergies fossiles – majoritairement, le pétrole et le gaz – à hauteur de 33,4%. Or, le nucléaire est voué à disparaitre dans les prochaines années, sa sortie est programmée pour 2025, alors que l’utilisation des énergies fossiles doit être impérativement limité pour respecter notre trajectoire de diminution des GES. En d’autres termes, c’est la faible part actuelle de notre mix – en très grande partie, le renouvelable – qui devra supporter l’entièreté de la demande énergétique de notre royaume. Forts de ce constat, il semble inévitable de redéfinir le mix énergétique que nous voulons pour la Belgique.

Pour les Jeunes MR, plusieurs conditions doivent être rencontrées pour rendre ce mix viable. En premier lieu, le prochain mix énergétique doit être économiquement pragmatique. Le poids de cette transition énergétique ne doit pas entièrement reposer sur un seul acteur, que ce soit les ménages ou les entreprises. Ensuite, il doit aussi être décarbonisé.

Les Jeunes MR soutiennent une sortie progressive (mais intensive) des énergies fossiles, extrêmement polluantes. C’est notre seule exclusive. Enfin, ce mix énergétique doit prendre en considération les réalités des différentes technologies disponibles, des progrès possibles (et souhaités), comme des avantages et inconvénients de chaque source. Il en va de la meilleure anticipation possible des futurs défis énergétiques qui nous attendent.

Les Jeunes MR appellent à une refédéralisation de l’Énergie.

La régionalisation des compétences environnementales de notre pays s’est faite sur la base d’une vision communautaire de la Belgique institutionnelle et non pas dans le souci de plus de cohérence et d’efficacité de l’État. Sur le simple exemple de l’Énergie, nous assistons à une multiplication des organes décisionnels en plus des comités de concertation. Tout cela rend les processus de décision plus fastidieux et plus lents, dignes d’un parcours du combattant. Les politiques environnementales – au sens large – font donc l’objet de grands compromis.

Les responsables politiques cherchent la synthèse entre les différents programmes régionaux.

Or, si ceux-ci sont similaires, ils n’en sont pas pour autant compatibles. À l’heure actuelle, c’est le Gouvernement fédéral qui doit gérer la sortie du nucléaire telle qu’elle a été décidée dans la « Loi Deleuze ». En 2017, Charles Michel a affirmé que la Belgique maintenait son objectif pour la sortie du nucléaire en 2025.

Au vu de la forte dépendance belge vis-à-vis de l’atome, la place prédominante du nucléaire dans notre mix énergétique doit être remplacée par d’autres sources d’énergie, sans entrer en contradiction avec les engagements internationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Dès lors, il est évident de penser aux énergies renouvelables.

Toutefois, les sources nouvelles d’énergies à l’exception du nucléaire sont dans les mains des gouvernements régionaux. Le succès de la politique de l’un dépend donc du bon vouloir des autres. C’est pourquoi les Jeunes MR préconisent une refédéralisation des matières de l’Énergie et du Climat. Non seulement, cette réforme amènerait plus d’homogénéité dans les politiques menées par la Belgique en la matière mais elle permettrait également plus de transparence dans les régimes d’imposition liés à l’énergie, par exemple ; ce qui aurait des conséquences positives pour la facture des consommateurs et des entreprises. Elle mettrait fin au paradoxe qui voit la facture d’énergie augmenter alors que le prix de l’électricité de gros est en constante diminution. Cette refédéralisation donnerait aussi l’opportunité, dans un autre temps, de concevoir des grands plans de relance comme le plan BEL-NRGIE dont les contours ont été tracés pendant le Cycle Vert des Jeunes MR.

Les Jeunes MR appellent à une refédéralisation du Climat.

La régionalisation des compétences environnementales de notre pays s’est faite sur la base d’une vision communautaire de la Belgique institutionnelle et non pas dans le souci de plus de cohérence et d’efficacité de l’État. Sur le simple exemple de l’Énergie, nous assistons à une multiplication des organes décisionnels en plus des comités de concertation. Tout cela rend les processus de décision plus fastidieux et plus lents, dignes d’un parcours du combattant. Les politiques environnementales – au sens large – font donc l’objet de grands compromis.

Les responsables politiques cherchent la synthèse entre les différents programmes régionaux. Or, si ceux-ci sont similaires, ils n’en sont pas pour autant compatibles. À l’heure actuelle, c’est le Gouvernement fédéral qui doit gérer la sortie du nucléaire telle qu’elle a été décidée dans la « Loi Deleuze ». En 2017, Charles Michel a affirmé que la Belgique maintenait son objectif pour la sortie du nucléaire en 2025.

Au vu de la forte dépendance belge vis-à-vis de l’atome, la place prédominante du nucléaire dans notre mix énergétique doit être remplacée par d’autres sources d’énergie, sans entrer en contradiction avec les engagements internationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Dès lors, il est évident de penser aux énergies renouvelables. Toutefois, les sources nouvelles d’énergies à l’exception du nucléaire sont dans les mains des gouvernements régionaux. Le succès de la politique de l’un dépend donc du bon vouloir des autres.

C’est pourquoi les Jeunes MR préconisent une refédéralisation des matières de l’Énergie et du Climat. Non seulement, cette réforme amènerait plus d’homogénéité dans les politiques menées par la Belgique en la matière mais elle permettrait également plus de transparence dans les régimes d’imposition liés à l’énergie, par exemple ; ce qui aurait des conséquences positives pour la facture des consommateurs et des entreprises. Elle mettrait fin au paradoxe qui voit la facture d’énergie augmenter alors que le prix de l’électricité de gros est en constante diminution. Cette refédéralisation donnerait aussi l’opportunité, dans un autre temps, de concevoir des grands plans de relance comme le plan BEL-NRGIE dont les contours ont été tracés pendant le Cycle Vert des Jeunes MR.