Les Jeunes MR sont pour un cours de citoyenneté politique dans le secondaire.

En Belgique, beaucoup de personnes ne semblent pas connaître les différentes institutions politiques et leurs fonctionnements. Cela se voit dans la vie de tous les jours quand les citoyens s’interrogent, par exemple, sur le rôle d’un conseiller communal, la différence entre le conseil et le collège communal, qui décide de quoi… Il est cependant primordial pour tout un chacun de comprendre comment leur commune, province, région, communauté, état fonctionnent afin de permettre de s’y intéresser et de s’y engager. Et ceci en tout temps et pas seulement 2 mois avant une élection parce qu’il « faut » aller voter.

En parallèle, depuis septembre 2017, les élèves ont la possibilité de suivre un cours de philosophie et citoyenneté à raison d’une période par semaine. Comme repris dans la carte blanche du 23 novembre dernier de Nathan Eynatten, ce cours a pour objectifs : « 1° promouvoir le « vivre ensemble » ; 2° permettre aux élèves de connaître leurs droits et leurs devoirs de citoyens ; 3° développer une approche éthique et philosophique sur des sujets de la vie quotidienne ». Promouvoir le « vivre ensemble » est, selon nous, indissociable d’un engagement citoyen éclairé dans les institutions. Ce cours est donc censé apporter les

connaissances nécessaires à chacun afin de comprendre les différentes institutions et donc, de leur permettre de s’engager.

Actuellement, les programmes pour les 1er, 2e et 3e degrés de l’enseignement secondaire mentionnent de manière répétitive un chapitre lié à l’insertion et la participation au processus démocratique. Les différentes notions et concepts vus dans ces chapitres sont les suivants :

Ensuite, durant l’heure commune du troisième degré, les notions politiques suivantes sont abordées dans une compétence nommée : “L’État, pourquoi ? Jusqu’où ?”

Enfin, durant l’heure optionnel du troisième degré, les notions suivantes sont abordées dans la compétence nommée : “L’État, pouvoir(s) et contre-pouvoirs”

Nous voyons donc clairement avec cette dernière notion (qui est celle qui nous intéresse dans ce cas) que le fonctionnement institutionnel belge est relégué au second plan de ce cours.

Selon nous, il faut accorder une place plus importante à cette dernière notion (“Acteurs institutionnalisés et non institutionnalisés en Belgique et au niveau international”, que nous proposons de détailler ci-dessous), notamment en l’incluant dans l’heure de cours commune à tous, mais aussi en l’étalant sur les trois degrés.

Par exemple, voici ce qui pourrait être proposé :

En informant les jeunes sur le fonctionnement de la politique belge à tous les niveaux, nous en faisons des citoyens-acteurs de demain, plus proactifs et plus sensibles à la cause politique. En effet, le rejet politique ambiant peut-être expliqué (pas uniquement, mais au moins en partie) par l’incompréhension du système politique belge.

Les Jeunes MR demandent qu’un réel cours de citoyenneté politique soit développé afin d’expliquer le système politique belge aux jeunes, avec travaux pratiques afin de rendre cela concret (par exemple : aller visiter une administration communale, faire le compte-rendu d’un conseil communal, interviewer un acteur politique local…).

Mais aussi que ce cours fasse partie de l’heure obligatoire et non optionnelle, qu’il y soit développé et expliqué l’importance de l’implication des gens en politique et du vote et qu’un programme détaillé soit adapté selon le niveau d’apprentissage (1er, 2e ou 3e degré, voir exemple ci-dessus) afin de brosser tout le système pendant les 6 années d’étude.

Les Jeunes MR veulent des heures d’informatique pour les étudiants dans le secondaire.

En Belgique francophone, des cours d’informatique ne sont toujours pas donnés dans le secondaire, par conséquent les étudiants doivent attendre les études supérieures pour se spécialiser dans ce domaine s’ils le souhaitent.

Des manques de plus en plus criants de connaissances dans l’informatique que ce soit dans l’initiation au codage ou la maîtrise des outils Microsoft Office (Word, Powerpoint…) sont à constater.

Des écoles techniques ou professionnelles proposant ce type de formations existent, mais plus rarement dans le général ce qui ne permet pas à tous les élèves de profiter des mêmes bases.

Apprendre aux jeunes adultes les bases du codage n’est pas simplement un plus.

Il s’agit d’une ouverture d’esprit permettant de comprendre la manière dont se construit le monde d’internet et de ce qui le caractérise. De plus, cela permettrait aux étudiants de déjà pouvoir commencer à se familiariser et envisager des études dans ce domaine pour la suite ;

Il faut permettre à la jeunesse de connaitre les enjeux qui se cachent derrière les réseaux sociaux (gestion des données, les dangers de ces derniers…) et continuer de parler du harcèlement qui a lieu entre autres sur les réseaux sociaux et qui touche 4 enfants/adolescents sur 10 (en France).

Nous devons pouvoir offrir aux étudiants ayant choisi de s’orienter vers l’informatique dans leurs études supérieures, une préparation et la connaissance de certaines notions vues au préalable.

Les Jeunes MR souhaitent :

Une heure par semaine d’un cours appelé sciences numériques et technologie.

Nous proposons de rajouter une heure de plus par semaine qui serait combinée, d’une semaine de travaux pratiques sur ordinateur, et une autre en cours manuscrit avec de la théorie.

Les codages comprenant des mathématiques, il serait envisageable qu’en cas d’absence de profs d’informatique, un ou des professeurs de math ayant suivi une formation au préalable puissent assurer le cours.

En dernière année, une évaluation sanctionnée par un certificat de type PIX (certificat français ayant pour but de montrer que l’élève a acquis les bases requises) pourra être proposée aux élèves afin qu’ils puissent se prévaloir d’une réelle valeur ajoutée sur le marché du travail

Les Jeunes MR proposent d’insérer une notion de neuropsy dans la formation initiale des enseignants.

Dans une école d’enseignement traditionnel, une grande partie des élèves est confrontée à des problèmes liés à la lecture, au calcul, à l’orthographe, etc.

Ces difficultés relèvent souvent de soucis « dys » : dyslexie, dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie etc. Les professeurs, lors de leur formation initiale ne sont pas formés à juste titre aux « dys », ce qui rend compliqué, au quotidien, l’application des aménagements raisonnables nécessaires pour contourner les « dys ».

Il est possible de réaliser une formation d’un an supplémentaire pour être spécialisé en orthopédagogie.

Un diagnostic pour poser un constat de « dys » est excessivement cher et peut nécessiter l’implication de nombreux spécialistes (par exemple pour la dyspraxie, pas moins de 6 docteurs sont nécessaires pour arrêter le diagnostic).

La FWB a décidé d’augmenter la formation initiale des enseignants en vue de se conformer à la réalité du terrain.

Les professeurs se sentent très souvent démunis face à la situation. Les jeunes enseignants, souvent plus volontaires dans l’application des aménagements raisonnables, sont souvent confrontés à des collègues qui refusent d’appliquer de tels aménagements, car ils nécessitent de nombreuses modifications dans l’organisation des cours.

L’enseignement dit « traditionnel » va, avec le pacte pour un enseignement d’excellence, accueillir des enfants qui nécessitent plus d’attention, qui auparavant étaient suivis dans l’enseignement spécialisé. Ce changement impliquera également de nouvelles contraintes aux professeurs, non formés pour ce genre de situation. Les futurs enseignants ne disposent pas tous d’une formation éclairée sur les différents troubles d’apprentissages qui existent. Il leur est possible de suivre des formations par la suite, mais celles-ci sont souvent très générales. Ils doivent donc apprendre « sur le tas ».

Les Jeunes MR souhaitent que, dans la réforme de la formation initiale des enseignants, une approche de neuropsychologie soit insérée dans le cursus des futurs enseignants. Dans cette formation, nous souhaitons que chacun des troubles d’apprentissages soit étudié de sorte à éclairer le corps professoral sur les aménagements disponibles pour les élèves à besoins spécifiques. Cette formation devrait intervenir lors de la deuxième moitié de la formation initiale, de sorte à la rapprocher le plus possible de l’entrée en fonction des jeunes enseignants.

Les Jeunes MR proposent une refonte des examens d’entrée en médecine et des numéros INAMI

En 2014, les numéros INAMI posaient déjà problème. On avait déjà entamé la réserve jusqu’en 2018. En 2021, Valérie Glatigny déclare : « Notre quota restera bloqué à 505, notre ‘dette’ de numéros à rendre sera toujours de 1 531 ».

Les étudiants sont dans la crainte de se retrouver sans numéro à la sortie de leur étude, le système des examens d’entrée n’est plus adapté et pose plusieurs pro- blèmes.

De plus, certaines communes se retrouvent délaissées dû à leur géolocalisation.

Il y a un état d’urgence alors que le problème est médiatisé depuis 2014.

Il n’est pas normal que les étudiants étudient avec une épée de Damoclès sur la tête. Actuellement cela touche principalement les médecins, nous ne sommes pas à l’abri qu’un jour les paramédicaux soient impactés également.

Les Jeunes MR proposent :

La refonte complète de l’attribution des numéros INAMI.

Nous voulons réaffirmer notre soutien auprès des étudiants en médecine et demandons une solution au système d’endettement actuel qui est sans fin.

Nous souhaitons également clarifier le retrait du numéro INAMI.

Il faut réformer complètement le système d’attribution et non chercher à améliorer un système ou la base est déjà problématique. Le système des examens d’entrée devrait être des sessions uniques et les numéros INAMI utilisés par les étudiants étrangers rentrant chez eux pour exercer leur profession ne devraient pas être comptabilisés

Les Jeunes MR veulent lutter contre le harcèlement scolaire et améliorer l’encadrement des victimes

Le harcèlement scolaire connait une augmentation significative ces dernières an- nées. À l’école (tout niveau confondu), au club de sport ou sur les réseaux sociaux, le harcèlement des jeunes est une problématique qui inquiète notre société.

Selon une grande étude internationale , le harcèlement scolaire touche près de 28 % des jeunes occidentaux de 11 à 15 ans chaque année. 13 % comme victimes, 11 % comme auteurs et 4 % comme auteurs et victimes. Dans cette étude, la Belgique francophone semble particulièrement touchée par le phénomène. Nous sommes dans le trio de tête des pays les plus touchés.

Une étude a été réalisée en Belgique par une équipe dirigée par Benoit Galand . Ils ont repéré que près de 29% des élèves de sixième primaire peuvent être considérés comme victime de harcèlement. Un chiffre qui baisse en secondaire. L’étude montre aussi que le nombre de harceleurs est plus important chez les garçons et chez les élèves qui ont doublé.

En Belgique francophone, les actions concrètes restent dispersées et limitées. C’est souvent de la prévention sans envisager l’intervention pour mettre fin à ce fléau. La prévention est nécessaire, c’est une évidence. Mais elle prendra des années à se dé- ployer et ne pourra éviter toutes les situations de harcèlement.

En matière de prise en charge des victimes, la situation est pire encore puisque per- sonne ou presque n’est spécialisé dans la prise en charge et l’accompagnement des victimes du harcèlement. Lorsque l’on sait les conséquences que le phénomène peut avoir sur les enfants et adolescents, ce constat est alarmant.

Des enfants, des parents, des frères, des sœurs sont seuls face aux conséquences du harcèlement : décrochage scolaire, troubles anxieux, automutilation, dépression, hospitalisation, passage à l’acte suicidaire, etc. Jeunes et parents doivent entamer de longues et pénibles démarches pour trouver une aide adéquate et beaucoup renoncent en chemin.

Notre proposition permettra :

  • De créer des lieux facilement identifiables ;
  • De diminuer les cas de harcèlement ;
  • D’accompagner les victimes ;
  • De faire comprendre aux bourreaux ce que le harcèlement peut provoquer ;
  • D’éviter des malheurs.

Les Jeunes MR souhaitent :

Créer des centres d’intervention en Wallonie et à Bruxelles.

Ces lieux seraient composés d’une équipe pluridisciplinaire spécialisée dans la prise en charge des jeunes victimes de harcèlement ainsi que leur entourage.

L’équipe pluridisciplinaire selon la répartition suivante :

  • 1 ETP Coordination
  • 2 ETP Bachelier Educ A1
  • 0.5 ETP Agent administratif
  • 1.5 ETP Psychologues
  • 1 Juriste (indépendant)

En ce qui concerne, les besoins financiers (estimation), cela représente :

  • 320.000€ de personnel
  • 40.000€ pour les locaux
  • 40.000€ pour les frais divers

Pour améliorer :

  • L’accompagnement des institutions face à ce fléau ;
  • L’intervention pour qu’elle soit plus rapidement et l’expertise nécessaire pour faire cesser des situations de harcèlement ;
  • Le soutien des victimes et des familles.

Les Jeunes MR souhaitent une modernisation de l’apprentissage des langues en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il ressort d’une étude Eurostat[1] que seulement 27,3 % des élèves belges de 1er cycle apprennent deux ou plusieurs langues étrangères.

Notre pays est largement dépassé par des pays comme le Luxembourg (100%), la Finlande (98,4%), le Portugal (86,8%), le Danemark (82,8%), la Suède (77,9%). Il est même inquiétant de voir que la Belgique est aussi dépassée, certes dans une moindre mesure, par des pays n’ayant qu’une langue officielle comme la France (56,7%) et l’Allemagne (34,5%).

Cette même étude (élèves du premier cycle du secondaire) nous indique qu’en 2015, 52,3 % des élèves francophones étudient le néerlandais alors que 99,0 % des élèves néerlandophones étudient le français.

Dans son eurobaromètre « les Européens et les langues » publié en 2005[2], la Commission européenne nous apprend que les 3 langues les plus parlées en dehors de la langue maternelle en Belgique sont l’anglais (52%), le français (44%) et l’allemand (25%).

Dans leur article, « La connaissance des langues en Belgique » publié en 2007[3], Victor Ginsburgh (ULB, UCLouvain) et Schlomo Weber (UCLouvain et Southern Methodist Unveristy, Texas) nous révèlent que 59 % des flamands connaissent le français alors que seulement 19% des Wallons connaissent le néerlandais.

Dans ce même article, on apprend que l’anglais est parlé par 52% de Flamands contre 17% de Wallons.

Au niveau CITE 2[4], plus de 99% des élèves de la FWB suivent un et un seul cours de langue, alors qu’en moyenne sur l’ensemble des états membres, 2% des élèves du niveau CITE 2 ne suivent pas de cours de langue, 37% en suivent un, mais 61% en suivent déjà deux[5]. En fonction de la filière d’enseignement, le nombre de périodes consacrés aux langues modernes diffère. En effet, dans l’enseignement général, un minimum de 6 périodes par semaine sont consacré aux langues modernes. Dans l’enseignement technique, ce minimum passe à 2 périodes en fonction du choix d’option. Dans l’enseignement professionnel, aucune norme généralisée n’existe pouvant mener à l’inexistence de cours de langue dans ce type d’enseignement[6].

52,7% des offres d’emploi Actiris en 2016 contenaient des exigences linguistiques. Parmi celles-ci, 56,8% exigent la connaissance du néerlandais et du français alors que seulement 14,4 % exigent la connaissance de l’anglais uniquement[7].

En mars 2002, le Conseil européen de Barcelone a fixé comme objectif pour tous les citoyens européens l’apprentissage d’au moins deux langues étrangères dès le plus jeune âge.

La connaissance d’une ou plusieurs langues en plus de sa langue maternelle est un atout non-négligeable sur le marché du travail.

L’étude d’Actiris sur les offres d’emploi nous montre d’ailleurs que la connaissance d’une langue étrangère (comprenez « autre que sa langue maternelle ») devient de plus en plus une condition à l’employabilité.

L’apprentissage des langues ne permet pas seulement de communiquer avec autrui, il permet aussi d’ouvrir les horizons vers d’autres cultures. Apprendre une langue, c’est se donner la possibilité de comprendre une culture et de s’ouvrir vers les autres communautés de notre pays.

L’apprentissage d’une langue étrangère, c’est aussi s’ouvrir le champ des possibles à l’époque d’une société mondialisée.

La connaissance de langues étrangères permet aux individus une liberté de choix de vie, qu’il soit personnel ou professionnel, bien plus large. C’est un véritable moyen d’émancipation de l’individu.

La Belgique est la capitale de l’Europe et l’impact du multilinguisme sur la cohésion sociale est positif. Le potentiel multilinguisme de notre pays, issus de la multiculturalité déjà présente, pourra être réalisé au travers d’une réforme en profondeur de l’apprentissage des langues ;

L’Education formelle ne doit plus être le seul lieu d’apprentissage des langues. Il est temps de valoriser l’éducation non formelle dans le cadre de l’apprentissage des langues. Le terreau fertile que représente le tissu associatif francophone existe déjà. Le réel objectif est de permettre à ce dernier d’atteindre son plein potentiel dans le développement de stratégies d’apprentissage mixte mêlant éducation formelle et non-formelle.

Les Jeunes MR souhaitent l’apprentissage des langues dès la maternelle et a minima dès la 1ère primaire est un moyen de tirer vers le haut le niveau de langue de notre pays. Les chiffres en matière d’apprentissage précoce des langues dans des pays comme la Suède, la Finlande ou même le Luxembourg en sont la preuve. Ceci doit passer par une réforme des référentiels (maternel et primaire) et une réforme des socles de compétences (secondaire). A l’instar du Pacte pour un enseignement d’excellence, ces derniers devront être revus graduellement en commençant par le maternel.

L’obligation scolaire étant actuellement fixée à l’âge de cinq ans et afin de permettre un apprentissage des langues dès le plus jeune âge, les Jeunes MR appellent à ce que ce dernier puisse commencer dès la troisième maternelle. Cela permettra en outre à chaque enfant d’avoir accès à un apprentissage des langues de qualité sans pour autant creuser le déficit en termes de niveau de langue.

De plus, les disparités en termes d’apprentissage des langues en fonction du type d’enseignement (général, technique, professionnel) pourraient être atténuées au travers d’un apprentissage précoce des langues.

L’apprentissage des langues au fil de l’enseignement obligatoire devra tenir compte des différentes avancées en termes de pédagogie, mais également des recherches propres à l’apprentissage des langues.

  • En maternelle, les parents seront amenés à choisir une première langue étrangère qui devra impérativement être une des langues officielles de notre pays. En Fédération Wallonie-Bruxelles les parents auront donc le choix entre le néerlandais ou l’allemand comme première langue. L’apprentissage de cette dernière se basera sur un objectif d’éveil à la langue au travers de divers moyens (jeux, histoires, chansons, apprentissage passif, …). Les méthodes d’enseignement holophrastique (se dit des langues dont la principale caractéristique est que toute une phrase s’exprime en un seul)[8] ou de la méthode TPR[9] (Total Physical Response – apprentissage basé sur l’écoute, l’observation et l’imitation) ont fait leurs preuves dans d’autres pays européens et devraient être une source d’inspiration en la matière. Additionnellement, l’inclusion d’acteurs de l’éducation non formelle dans le temps scolaire pourrait être un atout afin de permettre un apprentissage passif des langues.
  • En primaire, l’apprentissage de la langue étrangère choisie en maternelle serait poursuivi. Un test de niveau serait mis en place en 1ère primaire afin de concrétiser la mise en place de cours de langues par niveau d’apprentissage.
  • En secondaire, l’apprentissage des langues sera intensifié en fonction des cycles. En début de premier cycle, il sera demandé à l’élève et à ses parents de choisir une deuxième langue étrangère. Le choix se fera entre la deuxième étrangère officielle (comprenez « langue officielle hors langue maternelle et qui n’a pas été choisie en maternelle) et l’anglais.
  • A l’entrée dans le deuxième cycle, le choix en termes de langue pourra être de choisir l’anglais pour les élèves qui n’ont pas encore commencé à l’apprendre. Pour les autres une 3ème langue étrangère pourra être proposée à la discrétion de l’école et en fonction des possibilités.
  • Pour le troisième et dernier cycle du secondaire, Il sera possible d’envisager l’apprentissage d’une 4ème langue étrangère pour les élèves en section « langues fortes ».

Dans le cadre d’un parcours d’apprentissage au fil de l’enseignement obligatoire, Les Jeunes MR sont convaincus de la nécessité de moderniser les méthodes d’enseignement (Enseignement holophrastique, méthode TPR,…). Un travail devra être mené en la matière pour permettre aux professeurs plus de flexibilité dans l’organisation de leurs cours dans une optique de modernisation de l’apprentissage des langues.

Afin d’améliorer l’apprentissage des langues, des accords de coopération doivent être conclus entre les communautés afin de faciliter la mobilité des professeurs. Dans ce cadre, une attention particulière devra être portée aux freins à cette mobilité comme l’écart salarial, la distance du lieu de travail etc.

Des programmes européens comme Erasmus+ ou le corps européen de solidarité ont acquis une certaine notoriété au travers des possibilités de mobilité internationale qu’ils permettent. Cependant, la mobilité intra nationale de jeunes est trop peu souvent mise en avant. Les Jeunes MR appellent à une valorisation de la mobilité entre communautés linguistiques permettant une meilleure connaissance des langues officielles tout en permettant aux jeunes de différentes communautés de se rencontrer et de collaborer dans le cadre de projets associatifs.

Étant convaincus que l’apprentissage des langues se fait aussi par l’immersion, les Jeunes MR appellent à la mise en place d’une plateforme intercommunautaire visant à faciliter les échanges linguistiques dans le cadre scolaire et extrascolaire. Cette plateforme pourrait également aider les jeunes désireux de trouver un job étudiant dans une autre communauté afin de parfaire leur apprentissage.

Sources :

http://languageknowledge.eu/fr/countries/belgium
https://ec.europa.eu/commfrontoffice/publicopinion/archives/ebs/ebs_237.fr.pdf
https://www.researchgate.net/publication/24110029_La_connaissance_des_langues_en_Belgique
https://www.actiris.brussels/media/cmvjlkqx/exigences-et-connaissances-linguistiques-_-octobre-2017-h-C0B7B599.pdf
http://www.dri.cfwb.be/index.php?eID=tx_nawsecuredl&u=0&g=0&hash=72f8d5b47339434358de4694ca7ef97b42045d65&-file=fileadmin/sites/dri/upload/dri_super_editor/dri_editor/documents/Education/L_apprentissage_des_langues.pdf


[4] Classification internationale type de l’éducation (CITE). CITE 2 correspond au premier cycle de l’enseignement secondaire.

[5] Mise en perspective européenne de la situation en Fédération Wallonie-Bruxelles sur l’apprentissage des langues, p. 10, ULg et FWB

[6] Mise en perspective européenne de la situation en Fédération Wallonie-Bruxelles sur l’apprentissage des langues, p. 9, ULg et FWB

[8] Holophrase : phrase qui, ne se décomposant pas, se rapporte à une situation prise dans son ensemble. (https://www.cnrtl.fr/definition/holophrase//1) . Le Cambridge Dictionary le définit comme un mot qui exprime une idée complexe, utilisés principalement par les jeunes enfants lorsqu’ils apprennent à parler. (https://dictionary. cambridge.org/fr/dictionnaire/anglais/holophrase)

[9] Total Physical Response, est une méthode mise au point par James Asher à la fin des années 1960 en Californie. Le principe de cette méthode est l’apprentissage en écoutant, en observant et en faisant (en imitant). La technique du TPR permet d’associer le langage et le mouvement physique. L’instructeur donne des ‘commandes’ en langue cible tout en faisant ce qu’il dit. L’apprenant réagit en exécutant ces commandes. Cet apprentissage par imitation permet aux apprenants d’associer le sens d’une action avec des mots / avec une phrase. Un tel apprentissage passif ne fait évidemment pas appel à un cours explicite des règles de grammaire. Tout se déroule sous forme de jeu, de la façon la plus naturelle possible. (https://lefrancaisillustre.com/tpr-pour-un-apprentissage-natu-rel-deslangues/#:~:text=Le%20TPR%2C%20ou%20Total%20Physical)

Non, c’est non !

À ce jour le nombre de victimes d’agressions sexuelles ne cesse d’augmenter en Belgique. En effet, plus de 100 viols sont commis par jour, ce chiffre reste une estimation car il existe le “chiffre noir” incluant les victimes n’ayant pas porté plainte.

– 48% des victimes ont moins de 19 ans.
– 1 personne sur 4 pense que la victime “l’a cherché” car sa tenue vestimentaire ou son comportement n’était pas approprié.
– 1 plainte sur 2 est classées sans suite.
– La majorité des victimes ont peur de porter plainte car elles ont peur d’être jugées et que leur dénonciation ne soit pas prise en considération.
– Le manque de formation dans les secteurs policier et judiciaire reste trop élevé.

L’impunité reste énorme et inconcevable. Il y a 1 814 condamnations sur 20 735 plaintes déposées. Les accusés ne sont pas punis à la juste valeur de leurs actes.

Nul n’a le droit sur la liberté d’autrui. Le premier droit de l’Homme c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété et la liberté de penser le tout en respectant chacun.

L’éducation est la base de la construction de la société de demain. Les mentalités doivent évoluer et non pas régresser, il est inacceptable de justifier le viol par la tenue vestimentaire de la victime.

Les Jeunes MR proposent un plus grand budget afin de former les policiers au mieux pour recevoir et comprendre les victimes.

Nous voulons également que les démarches administratives des victimes soient facilitées ; créer des centres où des policiers, des juristes médecins et psychologue soient en mesure de répondre à toutes les questions éventuelles de la victime et d’accompagner celle-ci au mieux dans ses démarches, sa reconstruction et son émancipation. Il est impératif de mettre fin à l’impunité d’actes d’une telle cruauté.

Les valeurs d’égalité et de liberté de chacun doivent être inculquées aux enfants dès le plus jeune âge, leur apprendre qu’une femme est au même pied d’égalité que l’homme et vice versa.  Aucun être humain n’a le droit sur un autre.

Nous voulons également qu’il y ait une amélioration de l’efficacité et de la qualité des poursuites afin de réduire le taux de classement sans suite et de lutter contre l’impunité.

Objectif : bilinguisme généralisé !

Partons de plusieurs constats :

Les deux communautés linguistiques s’éloignent progressivement.

L’accord de majorité du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale favorise la promotion du multilinguisme au-delà de la frontière de l’enseignement qu’il serait possible d’obtenir en FWB également.

La plupart des Bruxellois et des Wallons ont conscience de la plus-value du bilinguisme.

Le niveau de connaissance des langues telles que le néerlandais et l’anglais chez les Belges francophone est faible.

La plus-value non négligeable qu’apporte la connaissance de deux langues ou plus (en l’occurrence français et néerlandais) sur le marché de l’emploi.

Le bilinguisme généralisé entraînerait un rapprochement significatif des deux communautés linguistiques.

La Belgique est la capitale de l’Europe et l’impact du bilinguisme généralisé sur la cohésion sociale est positif.

L’enseignement ne peut pas être le seul vecteur de propagation du bilinguisme par lequel l’Etat intervient.

Les Jeunes MR proposent :

  • La mise en place d’une cartographie des initiatives déjà en place favorisant la promotion du bilinguisme pour permettre de les renforcer.
  • La mise sur pied d’un “Conseil du multilinguisme” qui pourra regrouper des universitaires, des experts mais également des écoles et bien d’autres partenaires. Il pourra également proposer des mesures pour l’anglais et sa promotion.
  • Le renforcement des concepts tels que l’enseignement d’immersion, CVO, STIMOB, Content and Language Integrated Learning (CLIL), Actiris.
  • De développer la formation bilingue d’enseignants et stimuler les échanges d’enseignants des deux communautés.
  • La création d’un site internet pour faciliter les accords entre les différents partenaires.
  • Prévoir un label “multilinguisme” pour les entreprises ou organisations qui soutiennent activement la connaissance linguistique de leur personnel.
  • D’inciter les réseaux de loisirs et culturels à s’ouvrir davantage aux jeunes issus d’autres groupes linguistiques.
  • D’inciter à l’accord de coopération entre le gouvernement fédéral et les communautés en ce qui concerne l’enseignement.
  • De stimuler les entreprises à investir dans la connaissance linguistique de leur personnel.
  • De mettre en place un suivi qui rendra visible l’impact du bilinguisme généralisé sur la vie économique du pays.

Les jeunes MR proposent un renforcement de l’apprentissage des langues dans l’enseignement secondaire francophone

L’offre d’apprentissage du néerlandais dans les écoles secondaires francophones n’est pas adaptée à la réalité communautaire et sociale de notre pays. Les autorités politiques de plusieurs partis flamands soulignent le fait que l’importance du bilinguisme n’est pas considérée de la même manière au Nord et au Sud du pays.

Suite au Brexit, l’Europe doit se donner les moyens de développer d’autres pôles d’apprentissage des langues, et particulièrement de l’anglais (Exemple des échanges Erasmus).

La Belgique a besoin de développer sa mobilité linguistique d’un point de vue culturel, scolaire, économique et doit pouvoir promouvoir l’utilisation et l’apprentissage des langues nationales au sein de l’enseignement de toutes les communautés.

Il est maintenant nécessaire pour de très nombreux emplois de maîtriser les langues nationales.

Nous souhaitons rendre la formation en néerlandais (via un cours de langue) obligatoire dès la première secondaire dans l’enseignement francophone. Dans l’optique de favoriser le bilinguisme (français/néerlandais), les Jeunes MR souhaitent également rendre obligatoire l’apprentissage du néerlandais dès l’école primaire. L’apprentissage d’une langue est beaucoup plus optimal s’il démarre dès le plus jeune âge. Mais aussi créer une offre d’écoles d’immersion complète dans les langues nationales et en anglais dans le réseau d’enseignement francophone, proposer que les cours de langues soient dispensés par des natifs néerlandophones ou germanophones dans l’enseignement francophone et inversement. Rendre l’enseignement des langues plus accessible pour les étudiants en difficulté via la mise en place de classes de soutien ou de renforcement et rendre l’offre d’écoles d’immersion complémentaire à l’offre d’écoles de formation qualifiante ou professionnalisante.

Les Jeunes MR souhaitent que l’organisation des différents cursus permette plus de libertés quant au passage d’une filière à l’autre, voire d’un type d’enseignement à un autre, en cours de formation, notamment entre le BAC et le MASTER.

Outre le fait que le secteur souffre d’un manque de financement, il est également important de se pencher sur la gouvernance de nos institutions comme le suggère également l’ARES. En effet, l’organisme estime que quantité d’économies d’échelles pourraient être réalisées à partir d’un modèle plus intégré, qui pourrait découler notamment de la fusion de plusieurs établissements. De plus, un plus haut niveau d’intégration augmenterait considérablement la capacité de négociation du secteur aussi bien auprès du pouvoir politique que des acteurs privés.

Et pourquoi pas aller un cran plus loin, en rationalisant une partie de l’offre de formations, en proposant, par exemple, des filières d’excellence propres à chaque établissement. Enfin, dans un monde de plus en plus globalisé y compris du point de vue académique, il apparait primordial que les voix et les efforts ne soient plus dispersés si l’on souhaite avoir une chance d’exister. Il est peut-être l’heure de faire fi des conflits historiques et des oppositions philosophiques, de dépasser la pilarisation historique des institutions belges et de démontrer un certain degré de pragmatisme afin de peser sur la scène internationale.

À cela s’ajoute le fait que certaines filières de notre enseignement supérieur ne sont plus en adéquation avec le marché du travail, alors qu’elles sont prises d’assaut par les étudiants bien que les débouchés soient peu nombreux.

Une des missions de l’enseignement supérieur à l’avenir doit être de former à la polyvalence. Aujourd’hui, on ne construit plus une carrière sur quelques années d’études et les carrières ne ressemblent plus à des trajectoires rectilignes. Le but de cette proposition est d’offrir la liberté à des jeunes de se réorienter au cours de leurs études et de donner du sens aux choix qu’ils posent.